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Grande Interview du Président de la GECI, Fodé Mohamed Soumah sur la crise politique en Guinée

En séjour de travail au Sénégal, le Président du parti «Génération Citoyenne », vient d’accorder une interview à votre site d’information GUINEE224. L’opposant guinéen, Fodé Mohamed Soumah, observateur avertit de la scène politique guinéenne, dépeint la crise que traverse le pays et s’exprime sur la gouvernance du Professeur Alpha Condé. Lisez!

GUINEE224: Bonjour Monsieur le président de la GECI. La crise politique perdure en Guinée. Les violences contre les délestages, les scènes de pillages, les actes de vandalisme sont devenus le quotidien des guinéens. Comment mettre fin à tous ces maux et rétablir l’ordre et la sécurité dans la cité ?

FMS: Je commencerais par dire qu’il est surprenant que les gens soient surpris par la tournure des choses. C’était prévisible.

La crise politique perdure car elle est entretenue par le pouvoir qui préfère maquiller son échec patent et cuisant en détournant le débat uniquement sur le terrain des querelles politiciennes et les élections.

Il suffit de se souvenir des promesses de campagne qui bénéficiaient de la présomption de compétence et des différents discours avant l’obtention du PPTE, l’annulation de la dette du Club de Paris, le 10ème FED…Pour ne pas s’étonner du retour de manivelle et de l’effet boomerang.

Où sont les investisseurs, les opportunités pour la jeunesse, les retombées de la manne financière, le changement et tutti quanti?

Le pouvoir reprend encore le même refrain pour déclarer que tout va marcher dès la tenue des élections législatives, alors que tout porte à croire le contraire.

Il n’y a jamais de casse ni des pertes pendant nos marches. Tout se fait en marge de nos manifestations, depuis la dispersion de la foule jusque dans les jours suivants.

L’ordre et la sécurité ne passent pas par la répression comme semble le préconiser le pouvoir, mais par le respect des lois et le dialogue entre les différents acteurs politiques.

Il ne faut pas les mettre au compte des balbutiements de notre jeune démocratie, mais porter l’analyse au niveau des acquis démocratiques difficilement obtenus à sauvegarder et à consolider, ainsi que la volonté d’asseoir un véritable Etat de droit.

L’initiative appartient au pouvoir qui doit comprendre qu’aucune opposition au monde n’accepterait l’inacceptable et que les populations savent de plus en plus où commencent leurs obligations et où finissent leurs droits.

Aujourd’hui, il y a un marasme social généralisé, accentué par la grogne de la jeunesse et le ras le bol des citoyens dans leur grande majorité.

Face à ce désaveu, le Président de la république devrait revenir sur son décret afin de permettre le début des négociations.

GUINEE224: Le RPG et ses partis alliés affutent les armes dans la perspective des législatives du 30 Juin. Du coté de l’opposition, la bataille électorale n’est pas encore déclenchée. Pourquoi ?

FMS: Tout simplement parce que nous ne nous sentons pas concernés par cette mascarade programmée. Vous remarquerez qu’aucun parti de l’opposition républicaine n’a présenté sa liste ni participé au processus du moment.

Il n’y a que le pouvoir actuel qui pense crédibiliser une élection à laquelle les partis représentant 80% de l’électorat ne participeraient pas.

Personne ne donnerait quitus à une assemblée nationale avec des députés coptés par le pouvoir, à commencer par la communauté internationale et les partenaires au développement que les autorités disent être de leur côté.

GUINEE224: Tout récemment, vous avez signé une alliance électorale avec la NGR. Quelles sont vos motivations ?

FMS: Je crois que vous ne suivez pas de très près l’actualité de la GéCi.

En fait, je suis très proche du Pt de la NGR Abé Sylla et j’entretiens d’excellentes relations avec Sidya Touré et Kassory Fofana que j’avais rencontrés en vue de constituer un ticket pour les Législatives. Cette démarche m’avait conduit jusqu’aux Etats-Unis.

Nous n’en sommes pas là car les élections fixées au 30 juin ne nous concernent pas.

Contrairement à ce qui a été dit, l’objet de ma dernière conférence était de faire la restitution de mon séjour de quelques mois à l’étranger et présenter la ligne politique de la GéCi pour une sortie de crise.

D’ailleurs, comment aurais-je pu annoncer cette alliance en l’absence du Président ou des cadres de la NGR à mes côtés? Non, c’était un échange avec la presse par rapport à nos propositions et j’espère que nous reviendrons là-dessus.

GUINEE224: Peu d’hommes politiques se soucient du quotidien des guinéens lassés par ces querelles politiciennes. Qu’est ce qu’il faut pour nous sortir de cette transition ?

FMS: Il n’est pas faux de dire que les Guinéens sont fatigués de nos querelles politiciennes comme vous le dites, mais vous conviendrez avec moi qu’ils nous soutiennent parce que nous voulons transformer leurs conditions de vie en bien-être généralisé.

Je vais adapter les propositions de la Géci à l’existant.

Nous sommes à deux ans de la Présidentielle de 2015 et il nous faut installer notre assemblée sur le tard pour un mandat de cinq ans.

Donc, pourquoi ne pas associer les deux élections afin d’équilibrer les échéances électorales futures et éviter tout ce qui pourrait nous mener vers le blocage des institutions ou une dissolution compliquée et incontournable par exemple?

Le CNT qui est la seule institution de la transition encore en place pourrait être remplacée par une Constituante dont la composition devrait porter sur la compétence et un nombre réduit de membres consensuels et expérimentés.

Charge à elle de contrôler l’action gouvernementale et d’amender l’actuelle constitution en balisant par exemple le champ des futures élections par des délais incompressibles comme 15 jours entre les 2 tours de la Présidentielle et 3 mois pour les Législatives suite à l’élection du Président de la République.

Elle pourrait la soumettre par référendum durant le 1er semestre 2014 et rester en place jusqu’à l’installation de l’assemblée Nationale et du Conseil constitutionnel.

De plus, nous savons tous que le fichier posera des problèmes même si nous avons un nouvel opérateur technique.

D’ailleurs, l’analyse de l’évolution de la population guinéenne qui décroit au fil du temps sur les différents fichiers va à l’encontre de la progression démocratique visible dans notre pays. Il y avait moins de population en 2005 qu’en 1992, et pareil en 2010. C’est une aberration qui m’interdit de m’étendre sur les extrapolations des chiffres annoncés par la CENI suite à l’enrôlement du moment.

Donc, pourquoi ne pas faire un recensement intégral de tous les Guinéens et commencer par les Communales et les Communautaires durant le 2ème semestre 2014?

Avec ce fichier de base qui serait révisé au fil du temps, on pourrait aller tranquillement vers des élections transparentes fixées en juin 2015 afin de ne pas déborder en 2016, puisque l’investiture du Président de la République a eu lieu en fin d’année 2010.

Durant cette période de mise en place de nos institutions et de consolidation de l’Etat, le Président de la République pourrait accompagner cette dynamique par un gouvernement d’ouverture intégrant les principales sensibilités politiques.

C’est à notre sens, des éléments de réflexion permettant d’apaiser la situation délétère du moment et fixer le cap afin que chaque Guinéen sache où va la Guinée, et que cette lisibilité soit un appel d’air aux investisseurs potentiels.

Regardez le cas de la Cote d’Ivoire qui était en guerre au moment de notre élection présidentielle. Elle a terminé sa guerre, installé son Président de la République, élu son assemblée nationale, organisé ses municipales et atteint une croissance de près de 10% en 2012, alors que le Président Ouattara avait fixé le terme à la fin de son mandat. C’est édifiant non?

GUINEE224: Quelle est la position de la Génération Citoyenne sur le processus d’enrôlement des électeurs en cours et le travail des CARLES ?

FMS: Vous venez de toucher un autre point crucial. Une élection, ce n’est pas le jour du scrutin ou celui des résultats seulement. Mais tout un processus permettant de les accepter sans coup férir.

Nous constatons que la révision est un recensement en fait, et que l’opposition n’est pas représentée dans les CARLES. Cette situation n’existe nulle part ailleurs.

La GéCi est en dehors du processus actuel et ne veut pas apporter son onction aux conséquences multiples qui découleraient d’une élection mal faite. On dit souvent que qui ne se souvient du passé est condamné à le répéter. Evitons de tourner en rond et imaginons où en serait la Guinée si le processus de transition avait été respecté par tout le monde.

GUINEE224: Le facilitateur désigné par l’ONU poursuit des consultations pour lever les préalables afin que le dialogue puisse reprendre. Quelle chance accordez-vous à ce dialogue ?

FMS: Mais quelle chance pourrait-on donner à un dialogue dont la finalité serait déjà posée sur la table avant les négociations? Les différents débats qui devaient nous mener vers un chronogramme imposé à tous démarrent avec la convocations du corps électoral par le décret présidentiel! Comment voulez-vous réagir face à cette pyramide inversée? J’ose espérer que l’ONU amènera le Président de la République à retirer son décret et nous permettre de régler nos problèmes guinéo-guinéens autour de la table et non pas dans la rue.

GUINEE224: Votre approche sur la gestion des mines et des ressources énergétiques du pays par le gouvernement de Mohamed Said Fofana. Si vous étiez au pourvoir, qu’estce que vous proposerez comme modèle de gouvernance du secteur des mines en Guinée ?

FMS: A travers ma carrière professionnelle, j’ai appris que l’argent n’aimait pas le bruit. Donc la 1ère chose à faire dans le cas d’espèce était de s’asseoir, d’étudier et d’analyser les différents contrats, le plus souvent opaques.

Ensuite, et de façon responsable, s’aligner sur les standards internationaux pour des besoins de rééquilibrage.

Enfin, négocier au cas par cas avant de mettre en place un nouveau code minier qui ferait la part belle à l’investissement et non pas aux miettes à collecter en catimini ou le départ forcé de ceux qui étaient déjà là.

Quand on sait que les mines représentent des centaines de milliers d’emplois et le 1er pourvoyeur en devises, on ne doit pas avoir l’esprit « nationaliste ».

La bateau se vide et entraine une désespérance sociale sans précédent.

GUINEE224: L’opposition menace de remettre ses militants dans les rues. Elle compte organisé un meeting le 22 Mai dans la commune de kaloum. Le risque n’est -il pas élevé?

FMS: Si ça ne dépendait que moi, il n’y aurait pas de militants dans les rues ni de meeting car j’aurais anticipé sur les événements à travers un dialogue régulier et l’accès aux médias d’Etat par l’opposition.

Après avoir écrit et rencontré les institutions de la République, les représentants de la communauté africaine et internationale, les religieux… C’est contraint et forcé que nous multiplions les manifestations de rue qui ne font que s’amplifier avec le manque de résultats du gouvernement.

Je vous assure que s’il n’y avait pas une volonté manifeste d’empêcher nos marches, nous ne compterions aucune perte matérielle ou en vies humaines, tout comme les arrestations et les blessés.

Il n’y a aucun risque si on nous laisse tenir notre meeting et que nos partisans ne soient pas brimés sur le chemin du retour. Il n’y a pas de no man’s land ni de zone réservée à un parti ou une coalition.

Je vous demande d’aller réclamer copie de la lettre d’information du RPG à chacune de ses manifestations auprès des mairies de Conakry et vous m’en direz des nouvelles.

GUINEE224: L’opposition guinéenne compte beaucoup de morts dans ses rangs depuis le début des manifestations de rue de Conakry ? Quel est le bilan humain ? Allez-vous saisir une juridiction du pays ou internationale ?

FMS: Le bilan humain est à rajouter au passif de la gouvernance Alpha Condé à ce jour et s’élève à 29 morts, dont 2 gendarmes, des centaines de blessés, des dizaines de milliards perdus par les commerçants, des milliers d’arrestations, etc.

Nous avons encore des cadavres aux mains des autorités pour les besoins d’autopsie nous dit-on, quand on sait qu’ils ont été tués par balles.

J’ai même été surpris de constater que nous ne disposions d’un police scientifique capable de remonter au détenteur de l’arme suite à une analyse balistique.

Nous pourrions faire court en identifiant les unités présentes sur les lieux et le tableau de bord de l’armurerie qui indique le décompte des munitions distribuées à chacun.

il suffit de vérifier qui a utilisé son arme. C’est une 1ère approche en attendant l’expertise venue d’ailleurs, si elle devait voir le jour pour mettre un terme à la gâchette facile.

Par le passé, les autorités judiciaires avaient refusé de prendre des plaintes mais nous continuons à interpeller la justice car nous sommes des républicains.

GUINEE224: Depuis trois ans, les guinéens peinent à organiser les législatives. A qui la faute ?

FMS: L’absence d’organisation des élections incombe à toute la classe politique.

Nous savons tous qu’après avoir conquis le pouvoir suprême, tout parti présidentiel cherche à le conserver en pensant à sa réélection ou à le garder dans son camp.

Donc, toute action de l’opposition devrait partir de ce postulat. La GéCi a sonné le tocsin plus d’une fois, mais nous nous sommes focalisés sur la fraude prévisible. Donc, cette attitude réactive et non proactive, a permis au pouvoir d’avoir une longueur d’avance pour déplacer les problèmes tout en faisant croire que c’est l’opposition qui multipliait les réclamations.

Il est clair que le pouvoir regrette la non tenue des élections dans les délais impartis car l’opposition a eu le temps de s’organiser au point d’être rejoint par ceux qui ont permis l’élection du Président de la République.

Tout compte fait, le RPG n’a aucune chance d’être majoritaire dans la prochaine assemblée et il doit le savoir. A défaut, on le lui fait savoir.

GUINEE224: Quelle lecture portez-vous sur la gestion économique du pays et le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales depuis l’élection du Professeur Alpha Condé ?

FMS: L’Etat n’a pas vocation à créer des emplois, mais à mettre en place les conditions qui permettent l’épanouissement d’un secteur privé fort capable de créer des emplois.

Le secteur privé ne peut pas être boosté sans eau, sans électricité, sans un système judiciaire et une administration qui fonctionnent bien.

Il faut attirer les investisseurs par la création des zones franches industrielles avec des exonérations d’impôts en échange de véritables emplois.

Il est temps d’organiser une table ronde sur la problématique de ce secteur crucial par la préparation d’un nouveau projet de promotion et de renforcement des capacités institutionnelles et humaines.

La propagande médiatique de la RTG est passée de mode car les Guinéens disposent des médias privés. On veut nous faire croire qu’une simple théâtralisation d’une mendicité d’Etat pourrait développer la Guinée pendant que l’espérance du changement a du plomb dans l’aile.

Les symboles de l’ancien pouvoir sont encore prégnants qu’à la rupture annoncée. Rien n’a vraiment changé. Même pas les hommes, encore moins les pratiques. Tout est à l’identique.

Le pouvoir se contente de satisfaire l’appétit vorace de ses partisans et de les gaver jusqu’à l’indigestion. Mais il oublie que si l’appétit vient en mangeant, la soif, par contre, s’en va en buvant. Il l’a compris à ses dépens en essayant d’opposer les jeunes et s’appuie sur des nervis qui n’ont encore rien compris car c’est la jeunesse qui va récolter les fruits de ce combat démocratique.

La Guinée n’est-elle pas tombé de Charybde en Scylla face à ces allures de changement dans la continuité?

Le changement est une question de culture qui s’accommode à l’action et non pas des exclusivismes de mauvais aloi.

Les promesses que l’on écoutait/distillait comme des paroles d’Evangile sont devenues des miroirs aux alouettes.

Plus personne n’y croit. Même pas les partisans de l’arc-en-ciel qui ont été sabordés par les caciques du RPG qui entendent combattre les combattants de la dernière heure.

Aujourd’hui, plus que demain, les Guinéens attendent plutôt un discours de vérité que d’exhiber des boucs-émissaires dans l’opposition ou de s’appuyer sur des thuriféraires qui versent dans l’entropie.

La compétition terminée, les Guinéens s’attendaient aux meilleurs.

Ils attendent toujours et encore un véritable programme de création d’emplois jeunes et l’implication des Guinéens de la diaspora qui vont booster l’auto emploi.

La dernière note d’information de la Banque mondiale sur les migrations et le développement estime les fonds des diasporas à 406 milliards de dollars dans les pays en développement en 2012 et 685 milliards de dollars en 2015.

La mise en place d’un circuit formel arrangerait l’Etat et sécuriserait les transferts sachant que la plupart des familles guinéennes survivent grâce à cet apport venu de l’extérieur.

Mais au-delà, cette manne financière serait à transformer en capital économique.

Par ailleurs, nous avons une agriculture pluviale qu’il faudrait diversifier, moderniser, valoriser et rendre attrayante quand on sait que 86% des pauvres en Guinée vivent en milieu rural.

L’agriculture un moteur de croissance et de lutte contre la pauvreté qui devrait nous assurer la sécurité alimentaire et la création d’innombrables emplois.

C’est un véritable scandale de disposer de nombreux atouts comme des terres cultivables qui se chiffrent à 6,2 millions ha dont seulement 25% sont exploitées, alors que la Guinée vient de connaitre ses premières pluies 2013 avant tout le monde.

La GéCi prône un changement dans les comportements alimentaires, une véritable politique agro-industrielle pour apporter une plus-value à nos produits, ainsi que la création de zones et régions économiques en lieu et place des 4régions naturelles.

Que dire des libertés publiques et les droits de l’homme qui sont bafoués depuis longtemps dans notre pays si ce n’est sous le sceau de l’impunité? Nous assistons à des tueries de gamins maintenant.

C’est au Président de la République d’en mesurer la portée car il sera toujours le premier responsable aux yeux de tous.

Je souhaite que des enquêtes soient réellement ouvertes et menées sur le chemin de la vérité et de la justice afin d’en finir avec une banalisation éhontée qui ne dit pas son nom.

La Guinée ne mérite pas cette image. Les Guinéens aspirent à la paix, au travail, à la concorde et à l’émergence économique.

GUINEE224: On peut connaitre les motifs de votre séjour au Sénégal?

FMS: Je suis à Dakar depuis 48 heures dans le cadre privé. Je viens organiser le sacrifice de mes parents tous les ans à la même période. Je retourne à Conakry dans quatre jours.

GUINEE224: Votre mot de la fin s’il vous plait?

FMS: Je vais terminer par une pensée philosophique tirée de la science politique qui enseigne que Socrate a payé de sa vie l’influence de ses idées sur la scène sociale et politique d’Athènes et que Camus et Sartre mobilisaient les rues et on sait ce que ça a donné comme résultat.

Par le passé, toute paralysie nationale était entourée d’un mutisme populaire empreinte de fatalité.

Aujourd’hui, tout le monde donne de la voix, et il n’y a pas que les militants qui descendent dans la rue. C’est la citoyenneté qui est back et il nous faut mobiliser toutes les énergies sociales.

Enfin, je suis scandalisé par le silence assourdissant des autorités religieuses, institutionnelles et internationales.

Dans toute démocratie qui fonctionne et toute nation civilisée, on aurait assisté à des limogeages, des démissions, des enquêtes, des réparations…

J’ai vraiment mal à mon pays.

GUINEE224: Merci Président et bon courage

FMS: Je vous remercie également.


BAH Sekou pour GUINEE224

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