Economie

Affaire BSGR-Rio Tinto : Le grand piège minier contre la Guinée.

La République de Guinée vit des moments difficiles et incompréhensibles, du fait qu’on considère le pays à juste titre comme un scandale minier, alors que l’exploitation de certaines de ses réserves ne profite en rien à ses populations. L’on se demande où vont toutes les recettes que ces exploitations engrangent ? Comme dans bien d’autres pays du continent, les mines ne parviennent pas à aider pour trouver la voie du salut,

malgré les faramineuses sommes d’argents investies dans divers projets miniers, il y a maintenant plus de cinquante années.

La crise dans les mines est entrain de déboucher sur un bras de fer entre la Guinée et certains des investisseurs étrangers, alors qu’on devrait plutôt vivre la croissance économique pour la lutte contre la pauvreté, par le réinvestissement des acquisitions financières provenant des mines.

C’est pour cerner les contours de ce bras de fer minier que se livrent le Président Alpha Condé et Benny Steinmetz, propriétaire de la BSGR, qui gère en attendant les deux blocs conflictuels, que revendique Rio Tinto, mais que l’Etat guinéen souhaite récupérer pour en donner à un autre partenaire, fut-il Rio Tinto lui-même, car tout laisse entrevoir cette récupération aux forceps. Une chirurgie sans anesthésie, dirait-on, pour imposer d’autorité, les nouveaux dirigeants sur le Simandou, comme si l’Etat n’était pas une continuité.

Il y a eu assez d’écrits sur le dossier du Simandou version Rio Tinto, alors que SBGR a peu écrit dans la presse pour se défendre, laissant probablement la parole au moment opportun et ce, à la disposition des hommes de droit. Parce que, à l’allure où vont les choses, tout indique que la Guinée se retrouvera face à un tribunal international pour élucider les dessous d’un contrat qui lie d’une part, la Guinée à Rio Tinto, et de l’autre avec BSGR. Mais que Rio Tinto revendique la paternité sur les quatre blocs mis en jeu, pendant que pour toute réalisation, il n’a pas assez de preuve de sa bonne foi, pour la mise en valeur des réserves que BSGR a déjà fait montre d’une avancée réelle sur deux sites minéraliers – Zogota et Simandou.

Qui a réellement droit sur l’ensemble des blocs du Simandou ? Qui y a autrement droit sur un ou deux des blocs ? Qui n’y a pas droit du tout ? Et en fin, qu’est ce qui pousse le Président Alpha Condé d’en faire son cheval de bataille, pour lutter contre la corruption.

On est amener à poser la question finale qui consisterait à demander qui, à la fin, est ici le corrompu et qui sont les corrupteurs.

A ce jeu, nous allons bien devoir retracer les lignes d’un dossier qui vabien déranger l’establishment, les Dynausaures et d’autres prédateurs de l’économie nationale guinéenne, qui surfent sur les deniers publics comme bon leur semble, il y a des décennies. Ce qui fait dire sans risque de se tromper, que la Guinée se trouve dans un piège minier. Elle a peu de chance de se tirer d’affaire. Evidemment sans l’assistance de certains techniciens, prêts à dire la vérité à qui de droit pour que le pays bouge en fin vers le succès qu’il mérite dans le domaine des mines.

Parce que, ceux qui se disent qu’il s sont les amis du Professeur Alpha Condé aujourd’hui, sont les mêmes qui souhaitent empêcher l’émergence d’une économie minière forte en Guinée, fondée sur la transparence et le partage équitable. Justement à propos des ‘’amis’’ du Professeur Alpha Condé, nous allons insister sur deux noms qui vont allumer les phares qui sont jusque là obstrués par des mains invisibles. Des esprits assez malins pour se tromper sur la cible Guinée, qui a osé braver les interdits dès son accession à la souveraineté nationale. Une souveraineté qui reste encore sous sanction de la part des maisons qui dictent leurs volontés à tout un continent, à travers des multinationales. Seules décideurs dans les contrats, à la bourse et sur les retombées. Mieux, ils contrôlent jusque sur les investissements que les africains doivent mettre en place. Ainsi tenus, les Etats sont obligés de rester sous leurs bottes si non, c’est l’instabilité politique qui s’impose, pour rendre tout investissement impossible tant qu’un accord n’est pas à leur portée.

Ces deux amis du président guinéen dans le cas de l’affaire Rio Tinto –BSGR sont Tony Blair et George Soros. Ils sont apparus comme des bienfaiteurs pour Alpha Condé, dès que la victoire de celui-ci a été proclamée suite à la présidentielle de 2010. Il y a une troisième personne, elle est morale et joue le plus grand rôle pour imposer les désidératas des bailleurs de fonds sur la Guinée et à ses Présidents.

Il s’agit de la SFI, filiale de la Banque Mondiale. On comprend le reste, quand on sait comment cette institution veille sur les intérêts des puissances du monde capitaliste dans les pays du tiers monde. La Banque mondiale est donc dans le débat, mais refuse d’apparaître directement, d’où notre incapacité de nous débarrasser des liens de nos ‘’bienfaiteurs’’, s’ils en étaient.

De gré ou de force, on est tenus d’accepter leur coopération, ou nous sommes coupés des vivres et subsides qui permettent la stabilité politique et sociale au pays. C’est d’ailleurs de ces conflits sociaux que n’est des confrontations, des grèves et autres conflits de types guerre civile, insurrection populaire, seulement pour imposer une classe à la solde des bailleurs de fonds. Non, appelons des maîtres chanteurs qui vendent la guerre à tous ceux qui osent affirmer leur souveraineté sur leur sol et le sous sol.

Tony Blaire est cet ancien Premier ministre britannique qui a été renvoyé du pouvoir par son incapacité notoire à gérer les destinées du gouvernement et du peuple britannique. Il n’a pas osé refuser de suivre George Bush fils, qui viola toutes les lois du monde moderne pour aller faire pendre un président en Irak, avec la bénédiction des complices assez haut placés. Mais en plus, la gestion économique de la Grande Bretagne laissait à désirer sous Tony Blair, au point qu’encore il n’ose pas intervenir dans bien des débats. Parlez de lui aux jeunes anglais, pour comprendre combien il est décrié, mais qui vient parader en Guinée pour dire qu’il vent de la bonne gouvernance aux africains. Quelle honte !

Quand à George Soros, qui se dit philanthrope, nous avons en mémoire ses déboires en qualité de spéculateur en bourse sr des valeurs fondées sur une course effrénée de plus value jamais réalisée dans l’histoire du capitalisme. Il fait trembler le gouvernement britannique sous Margarèthe Thaeter qui devait céder sa place à son compère de circonstance : Mr Tony Blair.

George Soros est cet homme qui au milieu des deux tours de la présidentielle de 2010, avait promu des ordinateurs aux élèves guinéens. Ces équipements jusqu’aujourd’hui ne sont pas encore arrivés au pays. Le bienfaiteur a juste voulu faire de la sensation. Il a réussi, mais il a cru trop vite à son étoile pour faire main basse sur les mines guinéennes. L’idée de la révision des contrats miniers l’a tenté, il en a fait sa proposition au président élu pour l’aider à vite faire des retombes financières, hélas ; il a vendu des rêves sans avoir pris le soin de voir plus en profondeur les suites d’une telle reforme. Alpha Condé lui a confié de refaire le code minier. Il a réalisé la plus grande mesquinerie, qui fit partir plusieurs sociétés de la Guinée. Il a cru bon de balayer le territoire pour après s’accaparer de l’essentiel. C’est un échec, car le cadre guinéen dont usite le nom pour dire que c’est lui qui dirige les réformes, ce cadre guinéen, à l’évidence ne sert qu’une couverture. Il a l’information, mais contribue à rendre plus flou dc » code, sans jamais osé en distribuer aux médias guinéens, ni à des ONG qui souhaitent en, savoir plus.

C’est là encore que s’entre ouvre de plus le labyrinthe, c’est à dire le piège minier posé par Soros et Compagnie au détriment de la Guinée. D’où ce montage contre BSGR, à travers des affirmations mensongères qui ne luttent aucunement pour le bien des Guinéens. Il faut être réaliste et courageux pour nous intéresser à cette affaire qui, sans le dire, contribue surtout à retarder l’exploitation des mines de fer en Guinée. Ils visent en plus à réguler notre vision selon leur bon vouloir sur le fer le pus riche au monde.

Rio Tinto sait combien il lui est profitable de ne pas laisser la Guinée mettre sur le marché ses mines du Simandou. Donc c’est Alpa Condé qui les sert de cheval pour batailler contre BSGR. Le gel de la politique de patrimoine ne fait que réussir si les autorités guinéennes ne se démarquent pas des spéculateurs attitrés, qui ont fini par imposer leur dikta aux populations guinéennes.

Nous avons donc eu le loisir de poser la question à certains habitués du monde des mines en Guinée. D’autres par leurs affirmations dans la presse, nous ont donné des arguments pour prouver que le pays était et est effectivement dans un piège minier, quand Alpha Condé prenait ses destinées. Mais le manque d’expérience et l’envie d’aller trop vite sur les réformes minières, ont conduit le Professeur Alpha Condé à des prises de décision qui aujourd’hui, risquent de coûter beaucoup plus cher à la Guinée.

C’est pourquoi ce débat mérite toutes les bonnes volontés. Toutes les intelligences des patriotes pour poser clairement le postulat qui consiste à démontrer que les mines en Guinée sont sous hypothèque, tant qu’on n’acceptera pas de revenir sur les principes sacro saints des négociations : la procédure d’octrois des permis de recherche, les permis de recherche, les conventions d’exploitation des ressources et le partage des revenus sont des chapitres à clarifier.

La qualité de l’Etat comme partenaire via une structure indépendante, qui joue sa représentativité pour le compte de l’Etat, en tant que personne morale délégataire de ses prérogatives près des partenaires, est d’un grand intérêt. Ceci, pour éviter que l’autorité de l’Etat ne se substitue dans les différentes opérations.

Aboubacar sidiki sampil.

 

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