Politique

Evènements de Janvier-Février 2007 : Sept ans après, les victimes réclament justice

Le 22 janvier 2007, le forum des forces vives à l’époque appelait  à une grève générale sur toute l’étendue du territoire national pour protester contre le régime du  feu président, Général Lansana Conté. Fatigué de la  mal gouvernance, le peuple de Guinée, en majorité les jeunes, était sortis massivement pour répondre à  cet appel. Malheureusement, cette manifestation a connu une répression sanglante que la Guinée n’est pas prête à oublier.  Sept (7) ans après,  les victimes demandent justice.

C’est  pour donc commémorer  ce douloureux évènement et demander que justice soit faite dans cette affaire que l’Organisation Guinéenne des Droits de l’Homme et du citoyen (OGDH) et la Fédération Internationale des Ligues des Droits de l’Homme (FIDH) ont animé une conférence de presse ce mardi 21 janvier 2014 à Conakry.

Au nombre de 50 identifiés dans la capitale guinéenne, les victimes n’ont jamais  entendu parler de cette affaire. D’après le représentant de la FIDH en Guinée , Antonin RABECQ,, ce n’est que le 18 mai 2012 que la FIDH et les victimes ont porté plainte pour essayer d’enclencher une instruction et que 10 jours après, précisément le 29 mai, la justice guinéenne leur a répondu. Ce qui est une bonne chose d’après lui.

« Une enquête a été ouverte avec deux juges d’instruction qui sont motivés. Nous demandons aux autorités guinéennes de se tourner vers les événements douloureux du passé. Ceci,  afin de répondre aux droits des victimes, à la justice, à la vérité et à la réparation. En 2014, nous irons  à l’intérieur du pays pour rencontrer d’autres victimes… », précise Antonin Rabecq.

Pour Me Hamidou BARRY, avocat et  coordinateur du collectif des avocats des victimes de janvier et février 2007, il y a un manque de volonté politique réel. Il a fait cas du procès de l’attaque du domicile privé du chef de l’Etat qui n’a pas pris de temps selon lui. M. Barry précise que si la Guinée n’arrive pas à juger cette affaire ainsi que les autres, c’est la CPI qui s’en occupera.

Quant au président de l’OGDH, il fait remarquer que l’impunité qui a caractérisé les régimes  précédents continue de régner. « Il faut que lumière soit faite sur les évènements passés », conclut M. Sow.

Adama Hawa Diallo

 

 

 

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