Politique

Labé : Des communautés villageoises abandonnent l’excision et les mariages précoces et forcés

La deuxième déclaration d’abandon de l’excision et des mariages précoces et forcés en Moyenne Guinée s’est tenue dimanche 26 janvier 2014, à Tounny dans la commune rurale de Tountouroun, préfecture de Labé. Cette déclaration résulte de la mise en œuvre du Projet « Promouvoir le respect des droits des enfants dans les communautés de la Moyenne Guinée  » cofinancé par l’Unicef et Tostan pour la période de juillet 2013 à février 2014. Ce projet  s’est appuyé sur les acquis des projets antérieurs afin d’encourager la dynamique d’abandon des pratiques néfastes  dans cette région.

Dans le cadre de ce projet, 576 leaders communautaires venant de 18 CGC (Comités de Gestion Communautaire) et 18 CLEF (Conseils locaux de l’Enfant et Famille), dont 408 femmes ; ont renforcé leurs capacités sur la protection de l’enfant.

C’est Madame le Chef de division promotion et protection des femmes au ministère de l’action sociale, qui a donné le coup des activités. Madame Fatoumata Diaraye Diady dans son discours a indiqué que « la promotion de l’abandon de l’excision et autres pratiques traditionnelles néfastes à la santé de la mère et de l’enfant, figurent en bonne place dans les priorités de l’action gouvernementale dont mon Département représente l’ancrage institutionnel ».

 

Quand au coordinateur national de Tostan Guinée, Mouctar Oularé, il a souligné que « Ce projet a eu comme approche de renforcer les capacités du dispositif de protection de l’enfant à base communautaire afin de consolider  son ancrage communautaire et son inter-sectorialité avec les ONG locales et les services d’appui tels que l’éducation, la santé, l’état civil ». Cette cérémonie de déclaration a connu la présence du Chef de cabinet du gouvernorat de Labé, du secrétaire général chargé des collectivités décentralisées de Labé, du représentant de la ligue islamique régionale ainsi que les communautés villageoises concernées.

Cependant, beaucoup reste à faire, car la prévalence de l’excision en Guinée demeure l’une des plus élevées sinon la plus élevée de la sous-région Ouest Africaine.

BahSékou

 

 

 

 

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