Politique

Ministère de la sécurité : La crise d’encre persiste, le DAF pointé du doigt

 

 

 

 

Eh oui, c’est toujours encre sèche au service informatique de la direction de la police de l’air et des frontières du ministère de la sécurité, on n’est loin d’être sorti de l’auberge.

 

La crise perdure en dépit de tous les efforts faits ces derniers jours par les autorités au plus haut niveau du département. Tenez, il y a quelques jours, le ministre Madifing au terme d’une réunion décidait de prendre le taureau par les cornes. Il instruisait que tout soit fait dans les meilleurs délais pour remédier à cette crise d’encre.

Dans le plus concret, décision a aussitôt été prise de payer toutes les dettes accumulées auprès de la société Jep Afrique, une société de droit béninois, d’un côté les frais de réparation de l’imprimante offerte par le président de la république et de l’autre, la facture de rachat de l’imprimante prêtée à la guinée par la société au moment où la tienne était en réparation. Et pour solde de tout, se procurer de l’encre auprès de ladite société.

Selon nos informations, c’est là où ça coince, au cours de cette réunion décisive finalement, il a été donc arrêté qu’une mission soit dépêchée à Cotonou donc pour régler toute l’ardoise due à Jep afrique et ramener de l’encre, car il faut rappeler que c’est la seule société qui dispose d’une licence en la matière sur le plan de l’importation dans la zone Afrique de l’Ouest. Seul problème, le DAF du département, un certain Asta Mady Kaba, se serait engagé devant témoins de pouvoir trouver de l’encre sur place ici à Conakry.

Ainsi, pour avoir pris un engagement ferme là-dessus, le directeur général de la police, comme voulant s’entourer de précautions, prit alors toute l’assistance à témoin.

Près de trois semaines après, la mission qui s’était rendue au Benin est revenue avec dans ses bagages les deux imprimantes entièrement réparées et prêtes à être opérationnelles: l’imprimante donnée par le chef de l’Etat et l’imprimante de Jep Afrique rachetée.

Mais jusqu’ici pas la moindre goutte d’encre n’est tombée dans les machines du service informatique, on n’en est à toujours tourner au ralenti et à tourner les pouces. Seulement 80 à 100 passeports peuvent être produits par jour face à une demande journalière qui peut dépasser la barre de 2000.

Sacré Asta Mady Kaba, seul capable de bloquer tout un pays.

Aboubacar Diallo

  

 

 

 

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