Politique

Téléphonie: Les employés de la Sotelgui vivent la psychose

Ils sont nombreux, les employés de l’opérateur de téléphonie de la Sotelgui qui vivent avec la peur au ventre. A les en croire, ils sont sur le point d’être licenciés. A défaut, d’être maintenu, ils réclament  l’indemnisation. 
 
Au dehors et dans la cour, les employés sont arrêtés ou assis en petits groupes. Ils discutent, ils attendent leurs représentants partis pour les négociations.  Ils sont disponibles pour les interviews. Mohamed Lamine Sylla est contrôleur à l’inspection général à la Sotelgui. Pour lui, le Chef de l’Etat ne devrait pas laisser tomber cette société : « même le Président  de la République n’a pas un téléphone fixe, il n’a pas non plus un faxe. Il utilise un opérateur étranger. Sa communication n’est pas protégée ». Sylla va plus loin : « La fibre optique produit de l’argent. Justin Traoré démissionnaire  à la Sotelgui s’occupe de son installation. C’est lui qui creuse les fossés Conakry en ce moment. Le procureur avait ordonné l’arrêt des travaux. Et le ministre a donné un contre ordre».
 
Mamady Kaba appelle les autorités à voir au-delà de l’aspect économique : « La  sécurité du pays vaut plus que tout. Si tu vois qu’un espion israélien s’est permis de dire qu’il peut faire des choses ici sans même que le président ne s’en rende compte, c’est par ce que le code 224 s’est retrouvé à l’ARPT et Cellcom en a repris. Cellcom  est israélien non ? »  S’interroge t-il. 
 
Pour sa part, Ibrahima Sory Sylla a un contrat qui s’étend jusqu’à 2030. Pour tant, il est sur le point d’être licencié. Ce qui lui de la trouille dans l’esprit : « on veut me transformer en chômeur et en homme de rue. Aujourd’hui, je risque de divorcer avec ma femme. Je lui de monter elle descend ». Sylla n’est pourtant pas disposé à frapper à la porte des autres opérateurs de téléphonie de la place : « En temps normal, nous sommes les patrons des autres employés de ces sociétés de téléphonies. Je ne suis pas prêt à frapper à la porte des autres. 
 
Même si je postule, j’aurais l’étiquette de la Sotelgui sur mon dos.»
Diaby lui, est prêt à quitter le Sotelgui, mais avant, il exige l’indemnisation : « nous voulons quitter dignement ici, pour cela, il faut qu’on respecte nos droits sur toute la ligne». Des négociations sont engagées pour qu’un terrain d’entente soit trouvé entre l’Etat et les travailleurs de la Sotelgui. Vers la fin de l’année, Sotelgui va redémarrer  avait déclaré le ministre de la Communication Oyé Guilavogui. La destiné de cet opérateur sera confiée à des chinois au minimum deux ans avant que l’Etat guinéen ne reprenne la gestion avait conclut M. Oyé à la faveur du classement de la meilleure société de téléphonie en Guinée. 
 
 Mamadou Sadio Baldé

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