Politique

30 ans après la fin de la ‘’tyrannie’’ en Guinée, l’AVCB demande aux guinéens plus d’exigence à l’égard des gouvernants

L’association des victimes du Camp Boiro, (AVCB) a dans une déclaration invite tous nos compatriotes à l’introspection et à l’examen de conscience, ainsi qu’à la plus stricte exigence à l’égard de nos gouvernants d’hier, d’aujourd’hui et de demain. Elle a profité de ce jour d’anniversaire marquant la fin de la tyrannie et du retour de notre pays à la liberté dit-on pour dire « PLUS JAMAIS ÇA ! ». 

 DECLARATION

L’Association des Victimes du Camp Boiro (A.V.C.B) SE SOUVIENT DE L’OUVERTURE DU CAMP BOIRO ET DE LA FIN DU REGIME SANGUINAIRE DE SEKOU TOURE

 

Il y a 30 ans, le 3 avril 1984, la Guinée se réveillait sous un jour nouveau.

En réponse à la prise du pouvoir par l’Armée, la liesse populaire marquait, sur toute l’étendue du territoire et dans la diaspora, la fin de la Terreur, de l’arbitraire aveugle et de la subjugation des populations qui avaient pourtant su, ensemble et dans l’unité, rompre le joug colonial en septembre 1958.

L’enthousiasme né alors de notre émancipation, proclamée le 2 octobre 1958, s’était estompé en 26 années d’escalade liberticide, sous la férule d’un homme dont notre pays porte encore la marque féroce et douloureuse, et dont nous invitons le pays à se débarrasser, pour refaire place à l’unité et à la concorde.

Il avait donc suffi d’une semaine, après le 26 mars, pour que s’effondre, comme château de cartes, la République Populaire et Révolutionnaire, créée par Sékou TOURE en 1978 sur les ruines du PDG, effectivement laminé au camp Boiro avant que ses restes ne servent de fondation au Parti-Etat, pilier de cette deuxième République, liquidée le 3 avril 1984.

Ce jour là, le « système AST » et ses espaces concentrationnaires et extrajudiciaires cessèrent de broyer et de briser le destin des fils et filles de Guinée, souvent des plus méritants. Le symbole éponyme de ce système reste le camp Boiro.

Nous nous inclinons ici devant la mémoire de tous les disparus et de toutes les victimes, connues et inconnues de ce camp de triste mémoire.

Nous réaffirmons ici que pour nous, l’avenir de notre pays a été sacrifié au camp Boiro, dans la quête effrénée du pouvoir absolu qui corrompt, absolument.

Le camp Boiro a été l’inique instrument d’une indicible barbarie des temps modernes.

Il a été, aux mains de Sékou TOURE, le moyen d’une agression sourde et rampante contre un pays qui ne pouvait que réussir s’il n’avait pas subi la paranoïa d’un homme dont la seule ambition fut d’exercer, à vie, un pouvoir autocratique et sanguinaire.

En ce jour anniversaire de la fin de la tyrannie et du retour de notre pays à la liberté, l’Association des Victimes du Camp Boiro (AVCB) invite tous nos compatriotes à l’introspection et à l’examen de conscience, ainsi qu’à la plus stricte exigence à l’égard de nos gouvernants d’hier, aujourd’hui et demain, pour que « PLUS JAMAIS ÇA ! »

L’Association des Victimes du Camp Boiro (A.V.C.B)

 

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