Politique

Corruption au ministère des TP: les avocats crient à l’impunité.

Le président de la république a à travers un décret lus ce lundi soir sur les ondes des medias d’Etat procédé à un remaniement au sein du ministère des travaux publics. Au total, 24 cadres du département sont concernés. Parmi eux l’ex-directeur national de l’entretien routier
benjamin Sandouno aujourd’hui impliqué dans une affaire de malversation qui reste encore non élucidée. Depuis ces nominations, une confusion règne et les réactions ont été entendues çà et là.

Selon Maitre Thierno Souleymane Baldé avocat à la cour, il s’agit d’une incompréhension dans la mesure où une plainte est portée contre Benjamin Sandouno et deux autres hauts cadres du maroquin des TP.
« Nous ne comprenons pas pour quel motif, au delà du fait que toutes les preuves ont été fournies, qu’on confirme ou qu’on nomme certaines personnes à des postes clés et qu’on ignore la plainte qui a été porté contre elles » a-t-il réagit. Les mémoires sont encore fraiches pour se rappeler. Dans la plus part de ses discours, le président Alpha Condé a toujours fait montre de sa volonté à mener obstinément une lutte farouche contre l’impunité. Des
pratiques qu’il ne va jamais tolérer fredonne t-il incessamment. Hélas ! Ses récents décrets depuis la nomination du gouvernement de mission n’ont en rien entériné cette volonté. Peut-on s’imaginer que tout au contraire cette impunité corrobore la mauvaise gouvernance qui
caractérise le régime actuel du professeur Alpha Condé.

L’enquête elle, n’a pas encore été entamé et  Me Souleymane affirme l’existence  des documents, des témoignages qui étayent effectivement les allégations portées contre d’abord l’ancien et l’actuel ministre des travaux publics Bah Ousmane et Mohamed Traoré enfin Benjamin
Sandouno nommé selon ce décret directeur général Adjoint du Laboratoire de Bâtiments et des Travaux Public. Les trois personnes sont reprochées de détournement de deniers publics, de corruption, falsification de document entre autres. Par exemple dans la réalisation des routes en terre phase1-1 2013 LOT 10 et 11, il a été constaté qu’il y avait largement un écart de plus de trois (3) milliards de francs guinéens entre le montant initial à la signature des contrats qui auraient été payés après l’exécution des travaux d’entretien mécanisé de ces routes.
Quant à l’avenir judiciaire de cette affaire, il n’y a pas à craindre la procédure sera suivie à la lettre poursuit l’avocat.

<< Nous n’allons pas nous contenter sur les dépôts de ces plaintes, il y a toujours le principe d’un délai raisonnable. Nous allons dès après cette nomination dans les jours à venir déposer une lettre au niveau du procureur général près de la cour d’appel pour l’interpeller sur cette procédure de même que pour le ministère de la justice >> ajoute Me Thierno Souleymane Baldé.
Mohamed Damaro Camara

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