Politique

Les 72 heures du livre : « Conakry doit être la capitale Africaine du livre », dixit Sansi Kaba Diakité

Tout faire pour que Conakry soit la plateforme du livre, c’est en tout cas ce qu’a dit Sansi Kaba Diakité, directeur de la maison d’édition L’Harmattan Guinée et organisateur des 72 heures du livre dans notre pays. C’était lors d’une conférence de presse qu’il a organisé jeudi soir au centre culturel Franco guinéen, à l’issu de la dernière réunion du comité d’organisation de la 6ème édition des 72 heures du livre qui se tiendra du 23 au 25 avril prochain à Conakry et à Kindia. 

 

Il a d’abord rappelé que le thème de cette année est ‘’Le livre et le développement local ». « Nous devons faire comprendre aux guinéens que le livre peut participer au développement des communautés. Parce que le livre est à la base de la pyramide de la culture », explique M. Diakité. Pour ce qui est de l’organisation, il affirme que tout va être au point avant la date prévue. « Les exposants sont identifiés, nous avons le soutien de quelques volontaires, de certaines institutions, notamment le PNUD et du corps de la paix », ajoute t-il. 

Quant à la question de savoir comment faire pour éviter toute éventuelle propagation de la fièvre Ebola lors de l’évènement, le directeur de l’Harmattan note qu’un poste de santé sera installé à la rentrée pour le bonheur de tous. 

S’agissant du soutien des autorités aux 72 heures du livre, Sansi Kaba Diakité affirme qu’aucune autorité n’apporte un soutien matériel ou financier à l’organisation de cet évènement. « Les deux précédentes éditions ont été placées sous le haut patronage des ministres en charges de l’éducation, mais ils n’ont rien fait. On ne peut pas continuer à inviter des gens qui se fiche de nous. Tout ce qui est sérieux n’est pas accompagné dans ce pays, c’est le folklore qui a toujours du poids chez nous », avance le président du comité d’organisation des 72heures du livre. 

Pour la promotion du livre, il faut obligatoirement une aide de l’Etat, assure le Pr. Djibril Tamsir Niane. Ce qui n’est pas le cas ajoute t-il, avant de dire qu’il est fondamental que les hommes de culture se battent pour la promotion du livre scolaire. « L’absence de la collaboration existe dans tous les domaines de la culture. Les autorités guinéennes se trouvent toujours  dans le monopole des éditeurs étrangers. Ce qui sans doute n’arrange pas les éditeurs guinéens», poursuit-il après avoir dit que le livre doit être au centre des préoccupations des guinéens. 

Daniel Courriol, directeur du CCFG dit que l’essence de la collaboration entre son centre et la Guinée se trouve dans tous les domaines de la culture. 

Mamadou Oury Bah

 

 

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