Politique

Les défis de l’emploi des jeunes en Afrique, au cœur du printemps de la BM et du FMI.

Onze millions de jeunes Africains devraient faire chaque année leur entrée sur le marché du travail au cours des dix prochaines années. C’est une alerte appelant à des actions plus concertées entre les Etats en vue d’améliorer l’employabililité des jeunes. La question de l’emploi jeune a un caractère transversal, elle touche plusieurs pays en Afrique et nécessite donc une réponse plus inclusive. Aux différentes réunions du printemps de la Banque Mondiale et du FMI, auxquelles le Ministre de la jeunesse et de l’emploi jeunes prend part, il est essentiellement question de réduction de la pauvreté.

Un objectif global dont l’atteinte passe par plusieurs domaines d’action :

.Augmenter l’investissement et établir des priorités appropriées pour accroitre la production potentielle et l’emploi .Mettre en œuvre des reformes inclusives du marché du travail .Reformer les marchés des produits et des services pour combattre les intérêts particuliers, dynamiser la concurrence et libérer un énorme potentiel de croissance et de création d’emploi Vendredi, un séminaire important s’est ouvert avec la participation des experts de la Banque Mondiale et de quelques ministres africains dont les ministres guinéens de la jeunesse, de l’emploi jeune et de l’économie et des finances. La question principale était Comment répondre aux défis de l’emploi des jeunes en Afrique et comment assurer une qualité d’emploi et de compétences  qui correspondent aux attentes et aspirations des jeunes.

Selon les panelistes, l’Afrique est un continent dont l’économie a atteint une croissance de 5 0/0 mais cela ne peut pas réduire la pauvreté, ni répondre à la question de l’emploi des jeunes. Plusieurs obstacles expliqueraient cette situation : -L’hypertrophie du secteur de l’éducation supérieur 

-Le sous-emploi des jeunes

-La discordance entre l’éducation et le marché du travail

-L’insuffisance de politique d’anticipation sur les métiers

d’avenir etc.

Des pistes de solutions ont été élaborées

-Améliorer la qualité des enseignements et de

l’apprentissage

-Réduire les disparités pour un accès équitable à

l’éducation

-Former les jeunes pour le marché de l’emploi

-Encourager les jeunes à l’agriculture, en leur facilitant l’accès à la propriété, au capital, à la technologie et aux compétences.

Dans sa prise de parole, Moustapha Naité a insisté sur la nécessité de mettre des capitaux à la disposition des jeunes : Les créations d’emplois, généralement, c’est à partir des entrepreneurs. Et les difficultés que rencontrent souvent les jeunes entrepreneurs, c’est la sous capitalisation et le manque de soutien de l’Etat. Généralement ce sont de gros pourvoyeurs d’emplois …

La présence du ministre de la jeunesse et de l’emploi jeunes à ces réunions permet un échange des savoir-faire et, une concertation plus accrue avec les partenaires. Moustapha Naité a d’ailleurs bénéficié grâce à la dynamique affichée à la tête du ministère, du projet Stepping Up Skills. Un projet de la Banque Mondiale dont l’objectif est de qualifier des jeunes en situation de formation et d’améliorer l’employabilité de ceux déjà diplômés.

Compte tenu de sa complexité, ce projet vise le renforcement des compétences nécessaires pour la productivité et la croissance économique. Un objectif dont la réussite dépend de la bonne combinaison de trois facteurs : l’éducation, la formation et le travail. La question de l’emploi des jeunes préoccupe donc les pays du monde surtout ceux de l’Afrique qui enregistre un 1/2millions de personnes de plus de 15 ans chaque année.

Moussa Moise Sylla depuis Washington…

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