Chroniques

Plume à Aboubacar Diallo du 24 Avril 2014.

La Guinée et son syndrome d’élections mal organisées, sciemment et délibérément faites à l’as de pique. Celles consistant à renouveler les instances de sa chambre de commerce, d’industrie et d’artisanat, ne sont guère logées à meilleure enseigne. Que de couacs déjà enregistrés !

 

Le vaticinateur l’a vite prédit, le ver s’est vite introduit dans le fruit, le pourrissant pour tous ceux qui convoitent celui-ci avec une avidité passionnément dégoulinante de hargne victorieuse sur fonds de chausse-trappes. Oui, leur poussée de débauche d’énergie et de fafiots, leur génie à échafauder et à sponsoriser la fraude, à diaboliser l’adversaire, bref leur science des grenouillages dignes des grandes joutes électorales politiques, à grand renfort de tintamarre médiatique, est à un tel seuil qu’il faille craindre pour une issue qui soit reflet des aspirations et attentes de ceux pour qui on veut sortir la chambre du commerce, d’industrie et d’artisanat de sa longue léthargie. Sur le terreau fertilisant de l’inconscience et de l’aveuglement patent de ceux qui sont chargés de cornaquer, de charpenter ces élections contre-nature, ces élections qu’un rosaire de faits têtus donnent faussées et mal goupillées, sur le fumier de basses manœuvres d’intrigues, et de corruption sur fonds d’affinités ethnico-politiques, la graine du mal de la magouille pousse à vitesse grand V avant de laisser exhaler l’odeur fétide de ses fleurs fanées du fait de leurs escobarderies. Leur a-t-on demandé de nous décrocher la lune avec leurs dents ? C’est quelle équation au dessus de leur entendement que d’organiser des élections débarrassées de toutes les épluchures, de tous les scories infamants de soupçons de fraudes, que dis-je de fraudes certifiées ? Face au constat amer comme du chicotin du pataquès du déroulé des premiers rounds de ce combat de nègres dans un tunnel sombre, la merdique de commission nationale dite de supervision de ce qui s’apparente du moins jusqu’à ce stade à une sélection, cette fameuse commission est seule à même de dire comment a-t-elle orchestré cette industrie de l’embrouillamini et de la fraude. Lui a-t-on demandé de déplacer une montagne en souhaitant et en attendant d’elle de la transparence un chouia par un respect en toute équité des règles du jeu? A l’alpha de la matelote, l’enregistrement des électeurs, c’est après coup qu’on réalisa que les cris d’Orfraie poussés par une catégorie de candidats, n’étaient point du fait de débiles encore moins de boutentrains. La coupe des frustrations pleine à déborder, le coup de sang d’une frange d’acteurs et de concernés à mettre ici et là des bureaux parallèles, n’est que l’expression du constat de cafouillis fait à l’échelle de quantité de circonscriptions électorales. Que de complaintes, que de jérémiades venant de plus d’un, victimes de l’orchestration à outrance de la machine de l’arrangement, du favoritisme et des intrigues ethnico-politiques. Kaloum, Matoto, Guéckédou et Faranah pour faire court, sont les symboles de cet avatar d’élections faites à l’as de pique, qui nous a été donné de constater çà et là. A Kaloum, la commission semble avoir perdu son latin face à l’épaisseur de l’écheveau à démêler, tandis qu’à Matoto, parce que là, d’élection il n’y en a pas eue, plutôt une espèce de théâtralisation, les risques de voir deux bureaux cohabités sont grands, quid de Faranah ? Le concentré, le simulacre d’élections personnifié, l’archétype de la mixture ragoûtante de l’irruption dangereuse du politique et de l’inobservance des règles de jeu, superbement ignorées et foulées au pied. C’est cela aussi la guinée du syndrome invincible d’élections royalement déformées et détournées…

 

 

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