Invité Culture

Une semaine, Une plume

Ne me tuez pas

Ce vrai, je n’ai pas de long bras

Mais je suis un homme bien.

 

Ne me tuez pas comme un rat

Comme fait Ebo-la maintenant là

Comme fait les antibalaka

Sous prétexte que j’ai ne rien !

Que je  suis rien

Que je suis un chien méchant

C’est faux.

 

Ah !mon pays

Ah mon Afrique

Pourquoi autant de il faut ?

Pourquoi moi le purge  

Comment tant des trahis ?

Ne tué pas le poète

Ni le médecin

Ni le berger

Ni le griot

Encore moins le journaliste…

Ils ont des bons vaccins

Je le dis et je répète.

A vous locataire

N’essaye même pas

Gardez votre humeur

Car la nature change de couleur.

Ah !

Ne me chassez pas en Centrafrique

Car je ne connais pas l’antarctique

Ne me lynchez pas en Mauritanie

Comme a fait les tyrannies en Moldavie

Ne m’opposez  pas à Conakry

Parce que je suis Foulani

Non car je ne suis pas un juif

A Varsovie, mais un corps chétif

Dans les plaines de Timbi

Ne me pourchassez pas partout en Afrique

Je ne suis qu’un berger à toute épreuve.

Oh !

Je ne tomberai pas 

Ce vrai je trébuche

Mais je sauterai les embuches

Quand se complique  le destin.

Je forgerai mon chemin

Quand la vie me répugne.

S’il faut, je  marcherai sur des épines

Quand l’attente chancèle.

Je tirerai les ficelles

De mon destin riche

Car sont trop les sacrifices

Et Sont grand les paris.

Je ne tomberai pas même à Paris

Car l’humain appelle le destin

Comme les fidèles sont appelés par les muezzins.

J’irai droit devant, moi.

Car Quand on gèle l’amour

Je jouerai l’humour

Quand on n’allume l’antipathie

J’offrirai la sympathie

Quand  se complique le destin

Je préparerai un simple festin

Quand on me propose la guerre

Je chanterai des heures.

Je tiendrai toujours debout

Pour éviter de vivre en hibou.

Alpha Abdoulaye Diallo extrait de « les Vers du printemps »

 

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