Politique

Moussa YIRANDOUNO : « ils ont volé mon sexe ! »

C’est un récit abominable que nous a conté ce jeune homme de 33 ans. Il est maçon de profession et très fréquent en Sierra Léone. Après 6 ans passés sur le sol de cette ancienne colonie anglaise, Moussa décide  de regagner la Guinée sous la pression de la famille dont il
est l’unique garçon. Cette année, tout a basculé pour cet ouvrier, suite à ce contrat de
construction de bâtiment dont il vient de bénéficier. Il doit remercier Alseny Kagbo Kèmè Kèmè qui lui a permis de connaitre Harouna Camara, le maitre d’ouvrage.

C’est à Rotinti dans Potoloco (Sierra Léone) que le boulot sera fait pour une somme de 1 millions de lions.

Au début tout allait au mieux dans le meilleur des mondes. Un de ces soirs, alors que Moussa s’efforçait à dormir, les échos d’une réjouissance populaire lui perturbaient le sommeil. « Les chants étaient en Téminè », nous a-t-il dit. Il n’avait pas besoin d’un interprète pour percer le sens du message. « Nous allons te pendre ton organe génital. Comment des étrangers peuvent-ils venir chez nous pour travailler comme si on était des incapables», nous a traduit Moussa. A ce moment la peur a trouvé une place dans le ventre de ce guinéen.
Mais une petite idée le rassurait. «  Ce n’est pas moi car je ne leur ai rien fait, ça doit être une autre personne » raisonnait-il. Moussa ne s’est détrompé que trop tard. C’était bien lui la cible.
Sans se poser de questions, il a pris ses jambes à son cou. « Pendant mes 6 jours de cavale, je ne me nourrissais que de feuilles et de la terre et j’avais l’impression que quelqu’un me parlait. La nuit je faisais des cauchemars. J’étais seul dans la brousse. Le 7e jour, j’ai  fais un réveil brutal et j’ai constaté que je n’avais  plus mon pantalon. »

« Au secours !», Moussa s’égosillait sans arrêt pour trouver un refuge. La famille Téminè qui l’a accueillie savait déchiffrer la langue Soussou. Etait-il sauvé ? Pas sûr ! « Ses ennemis » seront
alertés. «  Je ne voyais que des bouteilles et canaris chargés de décoctions. Ils me lavaient avec jusqu’à ce que ma mémoire m’a fui. J’étais ensorcelé », nous a-t-il raconté. « Quand je me suis retrouvé, le sang coulait entre mes jambes. Mon sexe était gravement blessé. Mes tentacules entrouverts et ils ont pris je ne sais quoi. Il m’ont aussi égorgé.» Moussa a été admis à l’hôpital de Kagbantama. Selon lui Dr Pita n’a pas voulu le toucher vu l’ampleur de sa blessure. Les coupables de cet acte l’ont forcé d’avouer  que c’est lui l’auteur de cette violence.
Moussa ne s’y oppose pas. Mais le médecin ne croit pas à cette version. Il veut informer  ses chefs hiérarchiques. Les choses se compliquent et le blessé trouve une astuce pour rejoindre la Guinée.
Se faire passer pour un fou. Ça marche et  il se retrouve à Pamelape, déballe son cas aux services de sécurité guinéenne. Harouna Camara  et Alseny Kagbo Kèmè Kèmè sont épinglés. Ils s’engagent à faire face à toutes les dépenses de Moussa pendant trois ans. La plaie se cicatrise  petit à petit mais notre compatriote peine à retenir ses urines. Aujourd’hui il craint la mort de son sexe puisqu’il voudrait bien faire des enfants.

Dossier à suivre !

Souley

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