Politique

A propos des douaniers se disant non affectés, Toumany Sangaré apporte des précisions…

A la douane guinéenne, il y en a de ces gabelous qui font grise mine. Leurs espoirs de changer leur vie et d’amasser fortune en y entrant, pour la plupart de la manière la plus informelle qui soit, ont fini par être douchés.

Eux qui s’attendaient à être déployés aussitôt sur le terrain, dans le secret espoir qu’ils s’en mettront plein les poches, ne comprennent toujours pas que six ans voire sept pour d’autres, ils en soient à compter pour du beurre dans les rangs des douanes guinéennes.

 

Bref ! Tout tourne autour de leur affectation à des postes des services des douanes. L’attente devenue pesante, l’horizon apparemment bouché pour nombre d’entre eux, ils seraient un peu plus de 700, très vite, ils trouvent le bouc-émissaire en la personne de Colonel Toumany Sangaré, le Directeur Général des douanes guinéennes depuis 2011. On l’accuse ni plus ni moins d’empêcher leur affectation.

Pour comprendre, nous avons rencontré le concerné, qui a accepté de se prononcer sur le cas de ces douaniers se disant non encore affectés. Une occasion d’ailleurs pour lui de passer en revue la situation du personnel des services des douanes guinéens.

D’entrée, Colonel Toumany Sangaré a indiqué deux choses fondamentales : D’abord que depuis 2007, il n’ ya pas eu de recrutement aux douanes guinéennes, ensuite qu’à la mort du président Conté en décembre 2009, l’effectif total des douanes de guinée, était de 1857 agents. Aujourd’hui, cet effectif a presque doublé pour dépasser les 3000 agents du fait de l’entrée massive et incontrôlée de personnes venant d’ailleurs dans les rangs des douanes.

Il nous apprend que toutes ces personnes ont été introduites à la douane entre 2008 et 2010, par le biais du copinage, de l’affinité. Allez comprendre pourquoi ! Ce sont les hommes aux treillis qui étaient aux commandes. On sait ce que cette période a coûté à la Guinée.

Nombre de ces personnes, nous apprend Colonel Sangaré, étaient déjà en services ailleurs dans d’autres départements. Leurs salaires ont été finalement reversés aux douanes depuis qu’elles y ont accédé. La plupart avec des arrêtés individuels ou pour petits groupes.

A sa prise de fonctions en tant que directeur Général avec autonomie de gestion financière et des ressources humaines, Colonel Toumany décide de donner du sens aux statuts particuliers des douanes, qui venaient d’être signés par le chef de l’Etat. Statuts particuliers qui érigeaient les douanes en Direction Générale, en unité parapublique, en un corps unique.

Ce qui sous-entend que pour être douanier, il faut en avoir la formation et la qualification requises. Savoir porter et manier les armes, c’est le minima. C’est ainsi que Colonel Sangaré entreprit de former ce surplus d’effectif. Au terme de deux mois de formation théorique à Conakry et de plusieurs semaines de formation pratique à l’intérieur du pays, un test est organisé pour sélectionner les meilleurs.

Résultat, pour la hiérarchie A par exemple, sur plus de 200 agents, seulement 22 ont été déclarés admis, tandis que pour les hiérarchies B et C, il y a eu peu d’élus pour beaucoup d’appelés. Les 3 meilleurs de chacune de ces deux dernières hiérarchies, ont été sélectionnés et envoyés en formation à l’école régionale des douanes du Burkina Faso. Quant aux 22 admis de la hiérarchie A, ils sont depuis tous ventilés aux différents points de contrôle, en qualité de vérificateurs.

Pour le reste, la piétaille, pour des raisons sociales seulement, le DG des douanes dit vouloir les garder et songe à les disséminer un jour à l’intérieur du pays.

Mais il précise que ce sont des gens dont la douane n’a normalement pas besoin, pour insuffisance de niveau. Pour en avoir le cœur net, nous avons demandé à voir quelques copies du test, acceptez que je ne vous en dit pas plus, c’est lamentable !

Aboubakri.

 

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