Politique

Grève générale annoncée en Guinée à partir du 13 Mai : Un test grandeur nature pour le ministre Damantang.

Rien n’y fait ! Les centrales syndicales guinéennes campent toujours en Ayatollah. A l’issue de leur rencontre mardi à la bourse du travail avec le ministre du travail, Damantang Albert Camara, également porte-parole du gouvernement, elles ont décidé de maintenir leur mot d’ordre de grève générale illimitée prévue pour être déclenchée, à partir du 13 Mai prochain.

 

De cette décision, il apparait clairement que le mouvement syndical guinéen, n’est pas sorti de cette rencontre, rassuré. Il veut du concret. Et c’est le secrétaire général de la CNTG, principale centrale syndicale de guinée, en la personne de Amadou Diallo, qui a eu les mots pour le dire : « Nous voulons des engagements concrets, c’est-à-dire qui se traduisent par des impacts immédiats sur le quotidien des travailleurs… ».

C’est vrai qu’il était tout à fait illusoire de penser que le ministre Damantang, quoi qu’il puisse posséder les meilleurs atouts de négociateur, qu’il puisse faire faire marche-arrière aux syndicats dès cette première rencontre. C’était avant tout, pour le ministre du travail qu’il était, donc premier concerné par le préavis de grève, et en tant que représentant du gouvernement, de prendre la mesure des points de revendications du mouvement syndical.

Les négociations vont s’engager. Les centrales syndicales attendent du gouvernement guinéen qu’il prenne des engagements concrets avec effet immédiat sur principalement la question du statut particulier du personnel enseignant et de celui de la santé.

Ce qui entrainera tout naturellement l’exigence de revalorisation des salaires de ces catégories de fonctionnaires et celle du respect ou du paiement de certaines primes et indemnités. Primes de transports, de préparation et de documentation entre autres…pour le personnel de l’enseignement par exemple.

Ceci est d’ailleurs contenu dans un accord global tripartite gouvernement-patronat-syndicat qui date de 2012 et réaffirmé récemment. Mais, c’est loin d’être une réalité dans les écoles.

Joint au téléphone, un enseignant d’une école publique de Matoto nous a confirmé cet état de fait. Avant de déplorer l’attitude du gouvernement de ne pas respecter un engagement pris il n’y a pas longtemps.

Au-delà, il y a les questions liées au sort des travailleurs des entreprises publiques à l’article de la mort comme la Sotelgui et celui de l’usine Rusal Friguia. Sans oublier un point plus conjoncturel celui-là, celui relatif à un prétendu plan d’assassinat qui aurait visé le secrétaire général du syndicat des transports et mécanique générale.

Et c’est le gouverneur Soriba Sorel qui est soupçonné d’être à l’origine de cette supposée tentative d’assassinat. Les centrales exigent des clarifications.

A suivre !

Aboubakri.

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