Politique

Plume à Aboubacar Diallo du 04 Novembre 2014:  »Maintenant que Batouta a la santé recouvrée, qu’il prenne le chemin de la prison centrale sans délai »

Parce qu’elle a décidé d’assainir la grande écurie d’Augias, parce qu’elle fait barrage à des fricotages à la peau dure, elle s’attire leurs commérages d’accouchée, leurs combines, leurs conspirations et leurs cabales de tout acabit. Voyant leurs intérêts égoïstes menacés, ils la diabolisent et la vouent aux gémonies. Au même moment la gouvernance actuelle se couvrait de la pire des hontes.
Depuis des jours, j’entends comme en écho le tintamarre assourdissant de ce qui s’apparente aux bourdonnements d’une campagne de diabolisation à toute vapeur,

montée de toutes pièces contre Dame Domani Doré. A l’arrière-plan, un lobby de démons personnifiés, et de véreux cadres du ministère des sports, puisque c’est d’eux qu’il s’agit, mais une campagne entretenue et amplifiée par une certaine presse apparemment dévoyée. Je lis ici des petites histoires d’elle, je lis là qu’elle a récemment voyagé avec un chien, l’animal le plus fidèle de l’homme, j’entends par de-là que ses cadres lui bâtent froid depuis des jours, ne daignant même plus assister au conseil de cabinet hebdomadaire. J’en reste baba, j’en reste interdit, j’en reste coi, éprouvant un hoquet tel qu’il est à même de pousser mes boyaux dehors. Oui je suis transi de répulsion, je suis saisi de répugnance quand j’apprends, hébété, étonné comme un fondeur de cloches, que des soi-disant cadres, corrompus jusqu’à la moelle des os, ceux-là même qui ont toujours fossoyé les sports en Guinée, ceux-là même qui par leurs artifices, ont tué tous les sports et sapé le moral, et enlevé tout goût de toute pratique aux férus des disciplines. Qu’on les entende dire que c’est elle le problème, que c’est elle l’empêcheur de tourner en rond, j’hallucine, je suffoque de rage, dites plutôt, le rabat-joie qui est plutôt un verrou sur le chemin de la concussion, de la prévarication, une sorte d’arrête enfoncée en travers de leurs gorges. Oui, il en est ainsi depuis que Dame Domani est aux manettes, il en sera ainsi tant que vous n’aurez pas fait votre mue, tant que vous ne vous serez pas amendé. Tant que vous voudrez ramer à contre-courant de la marche du changement en route, elle se mettra toujours en travers de votre chemin, elle sera toujours sans concession, sans quartier pour vous. Et puisqu’elle a reçu mandat d’assainir sans état d’âme les écuries d’Augias, rien ne la détournera de son chemin, rien ne la fera douter, rien ne la fera tanguer, rien ne la fera fléchir, ni les cris d’Orfraie que vous continuerez de pousser à gorge déployée, ni vos attitudes méphistophéliquement antirépublicaines, encore moins vos tempêtes dans un verre d’eau. Rien n’arrêtera la marche du changement imprimé, rien à rien. Pendant ce temps, j’assistais médusé, confus, l’esprit à la renverse, figé de honte pour la Guinée de mes ancêtres, à l’une des comédies les plus dramatiques, scénario à la burkinabè où le judas à la santé chancelante, déclinante de Batouta, est revenu, bourré d’outrecuidance comme une huître géante pour insulter la mémoire de 33 âmes innocentes hachurées sur les berges d’un océan en colère, un 29 juillet 2014. Exit Ahmed Sékou Traoré, nommé par décision du dur à cuir Alassane Condé, installé sous les vivats de la jeunesse de Ratoma, mais c’était compter sans le pouvoir de nuisance de certains caciques du parti au pouvoir qui ont pris le jeune en aversion et qui ont agi à amener Alassane Condé à se dédire, à se prendre une gamelle en pleine figure. C’est l’illustration toute aussi dramatique, la face honteuse d’une administration, d’une gouvernance sous les bottes du parti au pouvoir, une gouvernance qui bégaie, qui tâtonne, qui bat la breloque, et qui se ridiculise dans le soap public. Oui on m’opposera pire dans l’histoire récente et balbutiante de ma Guinée natale, on m’opposera le cas du gouvernement mort-né Cellou ou encore le cas Eugène Camara, sauf que jamais à ces occasions il n’y a eu des cérémonies de passation de services en l’espace de 72 heures suite à un acte et un contre-acte administratif, dégommant et réhabilitant la même personne. On peut maquiller cela du vernis qu’on veut, on peut saupoudrez cela comme on veut, de mémoire de journaliste, c’est du jamais vu, c’est simplement scandaleux et abominable, autrement, le changement tant prôné, tant claironné, n’est qu’une illusion d’utopie. Maintenant que le valétudinaire de Batouta a la santé recouvrée, qu’il prenne le chemin de la prison centrale sans délai, d’ailleurs il ne saurait en être autrement, du moment où il n’a plus de bobos de santé. Nous ne pouvons plus l’accepter…Trop, c’est trop !!!

Commentaires

commentaires

Ajouter un commentaire

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

To Top