Politique

Ebola: une glacière d’échantillons volée probablement perdue pour de bon

Les autorités sanitaires guinéennes ont annoncé lundi nourrir peu d’espoir de retrouver une glacière contenant des échantillons du virus Ebola et volée la semaine dernière par des « coupeurs de route » dans l’est du pays, mais ont minimisé le risque de contamination.
Des assaillants d’un véhicule de transport circulant sur la route Kankan-Kissidougou ont « dépouillé tous les passagères et emporté une glacière qui contenait un échantillon du virus prélevé de la bouche d’une victime (d’Ebola, NDLR) à Kankan », a annoncé ce week-end le coordinateur national de la lutte contre Ebola, le Dr Sakoba Keïta.

« Le vrai risque ici, c’est que d’autres personnes touchent la glacière et qu’elles aient un contact avec le liquide », a souligné le Dr Keïta, estimant néanmoins que le danger de contamination s’amenuisait au bout de six jours.
Le virus peut survivre hors du corps dans des liquides comme le sang pendant quelques jours à température ambiante, voire quelques semaines à 20°C, mais pas en cas d’exposition au soleil, selon les scientifiques.
« Nous sommes persuadés de ne plus pouvoir retrouver cette glacière », a déclaré à l’AFP Fodé Tass Sylla, un porte-parole de la lutte contre Ebola, évoquant la médiatisation de cette affaire.
« Nous sommes persuadés que les bandits ont dû se débarrasser de cette glacière », a-t-il expliqué, minimisant lui aussi les risques de contamination.
La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR) a démenti lundi les informations selon lesquelles le véhicule lui aurait appartenu, précisant qu’elle ne participait pas « en Guinée au prélèvement d’échantillons sanguins de malades présumés d’Ebola ni au transport de ces échantillons ».
« Le véhicule impliqué dans cet incident était un taxi », a souligné la FICR dans un communiqué.
Interrogé sur l’utilisation d’une voiture ordinaire pour ce transfert, alors que la Guinée a reçu une importante aide internationale pour s’équiper contre l’épidémie, le Dr Keïta a expliqué que 16 véhicules de transport adaptés étaient disponibles dans le pays, mais que « ce cas s’est produit alors que le véhicule sécurisé destiné à Kankan n’était pas encore arrivé ».
AFP

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