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ONFP : Un scandale financier de plus de sept milliards de francs guinéens

L’Office National de la Formation Professionnelle est secoué par un scandale financier qui porte sur plus de sept milliards de francs guinéens. Certes, pour l’instant, on préfère user d’un peu de diplolangue, les termes sont bien choisis, on y va à pas feutrés, mais il est qu’au terme de deux rapports d’audits, l’un opérationnel, interne, commandité par le ministre Damantang, l’autre de l’inspection des finances, le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il y a maldonne.
Les deux rapports convergent à dire deux choses : d’abord que plus six milliards ont été dépensés en dehors de toute orthodoxie financière, ensuite que la direction de l’office doit justifier un peu plus d’un milliard de nos francs.
Alors, qu’entend-on par dépenses n’ayant pas été frappées du sceau des bonnes pratiques financières ? La question se pose. Et mérite qu’on y réponde ! Quid du milliard à justifier ? Où est-il passé ?
En attendant d’y voir plus clair, en attendant de répondre à ses interrogations, le ministre Damantang tempère et refuse qu’on fasse porter le chapeau à qui que ce soit. Voici ce qu’il confiait il y a quelques à nos confrères de guineenews.org : « Il faut éviter d’aller vite en besogne. C’est pourquoi, je suis un peu contrarié par cette fuite dans les médias. Cela n’aurait pas dû être le cas. Parce qu’il faut savoir respecter les personnes qui sont impliquées tant que leurs « fautes », à plus forte raison « leur culpabilité » n’a pas été clairement établie. Les termes du rapport sont clairs : il y a des dépenses effectuées qui n’ont pas respecté la procédure de passation des marchés. Cela ne veut pas dire forcément que ce sont des sommes détournées. Cela ne veut pas dire forcément que sont des dépenses qui ne vont pas dans le sens de l’intérêt. On note tout simplement qu’elles n’ont pas répondu à l’orthodoxie financière. Et si nous n’avions pas commandé cet audit, nous ne l’aurions jamais su. En attendant que des justificatifs ne soient apportés et qu’une mise en rapport de ce qui est dit dans l’audit et ce que la direction de l’ONFP entend dire pour se défendre, on ne peut pas accuser qui que ce soit, à plus forte raison envisager une poursuite judiciaire. Ce qui est sûr, c’est que dès l’instant où les résultats de cet audit auront été confirmés, ma responsabilité sera de prendre des mesures adéquates pour préserver l’outil de travail et éviter que ces genres de choses ne se répètent ».
Le ton est donné, le ministre Damantang, fort d’une note technique, résultat de l’analyse des deux rapports, se réserve le droit d’agir pour exiger des comptes et prendre les mesures qui s’imposent.
A suivre !
Aboubakri

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