Actualités

Le nouveau ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation prévient contre toute atteinte à la quiétude sociale

menaNommé au mois de février dernier ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation, en lieu et place de Alassane Condé, le général Bouréma Condé semble résolu à accomplir sainement sa mission. Après le décret le nommant ministre, le 24 Février 2015, l’ancien gouverneur de la région administrative de Nzérékoré a été contraint de prendre la direction de Mandiana, le 1er Mars (lendemain de sa prise de fonction) ou avait ressurgi un nouveau conflit entre guinéens et maliens autour d’une mine d’or. En compagnie de son homologue de la sécurité du Mali, le général Bouréma Condé a mené une médiation entre les villageois de Kantedou-balandou (Guinée) et ceux de Sananfara (Mali). Les deux hommes ont multiplié les rencontres et tenu un meeting au cours duquel, ils ont rappelé aux deux communautés les relations historiques entre la Guinée et le Mali. « Au regard de ces liens séculaires, rien ne justifie une prise d’armes entre guinéens et maliens » dira Bouréma Condé. Nous avons retracé l’agression impérialo-portugaise de 1970 dont la Guinée a été victime, agression au cours de laquelle la voix du président Malien à l’époque Moussa Traoré a été la première entendu pour dire guinéens et maliens considérez vous tous comme tous mobilisés pour la défense de notre chère patrie la Guinée; » a poursuivi le MATD. Pour ramener le calme, un procès verbal de paix aurait été signé par les deux parties. dans les jours à venir, une frontière sera matérialisée pour séparer les deux villages. Pour l’heure, le général Bouréma Condé préfère parler de situation apaisée et au lieu de situation résolue.

ACTUALITE POLITIQUE: « Je reste optimiste face à tout ce qui se passe »

Réagissant à l’évolution de l’actualité politique, le ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation, s’est dit optimiste. Parlant du chronogramme des élections publié par la CENI, il n’y trouve aucun inconvénient car pour lui, cette institution doit avoir longuement muri ses réflexions avant d’annoncer une telle décision.  Le nouveau ministre de la décentralisation s’est exprimé avec un tout petit peu de réserve sur la déclaration de l’opposition qui, depuis sa publication, suscite assez de réactions. Pour lui, déclaré Alpha Condé illégitime, avant l’élection présidentielle de 2015, est incompréhensible dans la mesure ou son mandat court jusqu’en Octobre prochain et 7 mois nous séparent encore de cette date. « Aucune disposition particulière n’impose la tenue des élections communales avant la présidentielle, je ne vois pas pourquoi tiendrait on rigueur à la CENI lorsqu’elle choisit d’organiser l’élection présidentielle avant les communales… le ministre de la décentralisation reste optimiste face à tout ce qui se passe » a martelé le général Bouréma Condé. Pour en finir avec cette question, l’interlocuteur de MOSAIQUEGUINEE a laissé entendre que les délégations spéciales n’avaient aucune influence sur les élections, sinon la mouvance présidentielle ne perdrait pas les 5 communes de Conakry lors des élections législatives.

ROLE du MATD: « Ceux qui m’attendent au détour d’une élection ne me trouveront jamais »

L’ancien commandant des unités militaires de production agrico-industrielle, a rappelé le role que jouera son département pour le maintien de la quiétude sociale en Guinée. « Je suis un ministre républicain, le l’ai dit lors de ma prise de fonction: que ceux qui m’attendent au détour d’une élection, ne me trouveront jamais par qu’ils vont se tromper de cible. Allez y sur le chemin de la paix et de l’unité nationale, vous trouverez le MATD, allez y sur le terrain du développement, vous ne raterez pas non plus. Quand à dire, à la place de la démocratie faire l’anarchie, je ne suis pas partant et je crois que les guinéens ne sont pas partant non plus. Nous pensons encore une fois qu’à la place du dialogue, il n’y a que le dialogue. on ne peut absolument rien mettre à la place du dialogue. Inéluctablement, on reviendra au dialogue, autant y aller.

EBOLA: « le mal le plus dure, c’est le fait que certains guinéens n’ont jamais à l’existence d’EBOLA »

Autour de cette dernière question qui concerne la persistance du virus EBOLA en Guinée, Bouréma Condé a fustigé l’attitude de certains citoyens qui continuent de résister aux messages de sensibilisation. « Le mal le plus dure, c’est le fait que certains guinéens ne croient pas à l’existence d’Ebola. On détruit les véhicules de la CROIX ROUGE, on s’attaque à des missionnaires, à des médecins ils sont chassés lorsqu’ils veulent sécuriser les corps victimes d’Ebola, il y a lieu que l’administration du territoire  soit présente pour améliorer l’effort de sensibilisation, amener les gens à comprendre son utilité. permettre à ceux la qui mandat de sécuriser les corps, de faire leur travail.Cela se fait avec les cadres de l’administration du territoire à travers les chefs de quartiers, les chefs de secteurs et autres. » a tenu préciser le ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation, le général Bouréma Condé.

Entretien réalisé par Antoine Kourouma

Commentaires

commentaires

Ajouter un commentaire

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

To Top