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Biennale de l’éducation à Nantes : « L’Afrique est assise sur une bombe », Moustapha Naïtéparlant de la jeunesse du continent

naitéLes lampions se sont éteints ce week-end à Nantes, en France, sur la 5è biennale de l’éducation, une édition consacrée aux questions de jeunesse dans le monde. A la dernière journée des travaux, les ministres guinéen et français de la jeunesse, ont convenu de l’impérieuse nécessité pour les pouvoirs publics d’adresser les politiques publiques sur les interpellations d’une couche de plus en plus exigeante, à l’effet d’éviter qu’elle se cabre.
Pari tenu par les Francas ici à Nantes. En deux jours d’échanges et de partage, ils ont réussi à attirer l’attention, pas seulement des pouvoirs publics, mais de l’ensemble de tous ceux qui ont eu une parcelle d’initiative et de responsabilité dans l’encadrement et le condionnement du parcours des jeunes de par le monde, du cocon familial à la vie active en passant par l’école, sur l’absolue nécessitéde rimer la cadence de l’action publique avec les exigences de plus en plusfortes et à la limite capricieuses d’une jeunesse qui aspire à des conditions d’épanouissement, d’autonomisation, donc de socialisation, plus que jamais meilleures.
A la tribune de cette 5è biennale, le ministre guinéen de la jeunesse et de l’emploi des jeunes, après s’être félicité du bel élan de coopération entre les Francasnotammentdes Pays de la Loire Atlantique et son département, une coopération qu’il souhaite à l’avenir plus dense et plus féconde, citant le président Alpha Condé, a affirmé sans barbouillage queles questions liées à l’autonomisation et au pouvoir d’agir de la jeunesse, se posent encore avec plus d’acuité sur le continent africain. D’où l’absolue nécessité là-aussi d’agir et d’aller vite.
Le ministre Naïté, a surtout insisté sur les risques d’instrumentalisation, qui guettent la jeunesse de son pays, du fait de l’absence de structures et de mécanismes devant favoriser son épanouissement et son autonomisation. C’est pourquoi, dira-t-il, le gouvernement auquel il appartient, fait du mieux qu’il peut, pour apporter des réponses à mesure des réformes et des projets qui se matérialisent, aux questions qui déterminent l’éclosion d’une jeunesse responsable et citoyenne.
Comme on peut le remarquer, cette 5è biennale s’est refermée ici à Nantes, sur un assaut de conscience à faire à tous les échelons d’initiatives et de décisions, pour qu’il soit créé à l’échelle du monde, partout, maintenant plus que jamais, des conditions d’une vraie émancipation de la jeunesse, ou comme dira l’autre des jeunesses du monde, cela conditionne aussi la sécurité et la survie même des démocraties fragiles notamment en Afrique. La vague ravageuse du printemps arabe, est encore de fraîche mémoire.
De Nantes, Aboubacar Diallo, Envoyé Spécial

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