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Un domaine de l’Etat à la minière : Moustapha Naïté, Jonas Mukamba, Général Baldé, Martine Condé et la justice

justiceChaque jour que Dieu fait, apporte son lot de preuves qu’en Guinée, l’Etat n’est pas une continuité. A contrario ! Chaque nouvelle autorité élue ou nommée, remettant systématiquement en cause les actes posés et les décisions prises par son prédécesseur.

Une réalité encore plus vraie au patrimoine bâti-public, depuis le départ de M. Moustapha Naïté, et son remplacement par M. Jonas Mukamba Diallo. Le deuxième, comme investi d’une mission, se donnant un malin plaisir à balayer d’un revers de la main, tout acte pris par celui qui était devenu entre temps ministre de la jeunesse et de l’emploi des jeunes.

Ce dont il est question illustre à quel point l’actuel Directeur Général du patrimoine bâti-public, a de l’aversion pour son prédécesseur. Tenez, à la date du 04 novembre 2013, alors qu’il était DG du patrimoine bâti-public, M. Naïté écrit au ministre de la ville et de l’aménagement du territoire, pour lui faire part de la requête de Madame Aïssatou Diallo, opératrice économique de son état, laquelle avait sollicité un bail à construction sur une parcelle bâtie de l’Etat, sise à la Cité minière, pour examen et avis.

  1. Naïté, prend le soin d’indiquer dans son courrier, que compte tenu de la vétusté de la bâtisse érigée sur ladite parcelle et compte tenu du fait que le bâtiment ainsi que ses dépends qui y seront édifiés, deviendront propriété de l’Etat guinéen, au terme du bail, en conséquence, la direction générale du patrimoine bâti-public, ne trouvait aucune objection à la demande de cette opératrice économique.

Quelques jours plus tard jour, le ministre Sobra donne une suite favorable au courrier du DG du patrimoine et à la requête de madame Aïssatou Diallo. Par la suite, cette dernière et l’Etat guinéen représenté par M. Ibrahima Sobra Bangoura, signent un contrat de bail à construction d’un immeuble R+2 à usage d’habitation sur cette parcelle.

Il est demandé dans la foulée à dame Aïssatou Diallo, de rembourser l’Etat à concurrence de plus de 60 millions de francs guinéens, au titre des frais de construction de l’ancienne bâtisse. Ce qui fut payé intégralement. Le reçu de versement en fait foi.

Par la suite, un permis de démolir, puis un permis de construire, ont été pris par les services compétents en faveur de la dame. C’est au moment où elle s’apprêtait à lancer les travaux, à commencer par la démolition de l’ancienne bâtisse, après avoir fait sortir les occupants tout en les dédommageant, que M. Jonas Mukamba Diallo, fraîchement nommé, débarque sur les lieux, et ordonne l’arrêt desdits travaux, affirmant ne pas reconnaître l’acte de son prédécesseur.

Dame Aïssatou Diallo saisit la justice. Un procès s’engage devant le TPI de Dixinn, au terme duquel, cette dame a été renvoyée dans la jouissance des lieux, et le patrimoine bâti-public a été condamné au paiement de 500 millions de francs guinéens à titre de dommages-intérêts. Et le juge d’ordonner l’exécution de la décision, c’est-à-dire faire déguerpir ceux qui gardaient les lieux, pour permettre à la dame de poursuivre ses travaux.

La décision ne sera malheureusement pas exécutée, car, à en croire nos sources, les éléments envoyés par le Colonel Balla Samoura, seront sommés de replier, sur instruction, apprend-on du général Baldé, Haut commandant de la gendarmerie. Depuis, les lieux sont sous la coupe de Jonas, sécurisés par des éléments postés là.

Jonas a décidé finalement d’attribuer ladite parcelle à Martine Condé, présidente de la HAC. Les travaux de rénovation de l’ancienne bâtisse, sont en cours, en faveur de dame Martine Condé.

Justice de mon pays, où es-tu ?

Affaire à suivre !

Aboubakri

 

 

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