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Un membre du parti au pouvoir s’appuie sur la loi pour dire que le député de l’UFDG, Ousmane Gaoual DIALLO, doit être arrêté

SDEh oui, il le dit sans ambages. Souleymane Doumbouya, membre du RPG-Arc-en-ciel, juriste, fulmine toujours de rage contre le jeune député Ousmane Gaoual Diallo, depuis que celui était allé dans l’émission « Les Grandes Gueules », de la Radio Espace fm, charger et accuser des sept péchés capitaux d’Israël deux diplomates en poste à Conakry, deux diplomates pas des moindres, ceux de la France et des Etats-Unis.

Sans détour ni fard, Souleymane Doumbouya, se servant de dispositions du code pénal, conclut que Ousmane Gaoual doit être arrêté et répondre devant la loi. Voici ce qu’il a écrit :
Face à l’escalade de la violence sous toutes ses formes surtout celle verbale, votre serviteur s’est fait le devoir citoyen de rappeler des points à ces lugubres individus qui s’illustrent dans les écarts et dérives verbaux lors de certaines de leurs communications. Il est établi que ceux-ci entrent dans le cadre de : « Outrages et violences envers les dépositaires de l’autorité et de la force publique » faits réprimés par la loi pénale en Guinée dont copie jointe en annexe.

Ainsi, nul besoin de rappeler que l’actualité reste aujourd’hui fortement dominée par l’une des sorties médiatiques du jeune député UFDG en la personne de Ousmane Gaoual DIALLO contre deux(02) diplomates (précisément de la France et des USA) en poste à Conakry et accrédités en Guinée.

A ce jour, des réflexions sont en cours pour voire comment lever l’immunité parlementaire de cet égaré qui confond et se permet tout. Mêmes les « Khmers rouges » dans leur furie meurtrière et dévastatrice, n’ont pas franchi ce Rubicon. Car depuis la nuit des temps, un diplomate a toujours mérité respect et égard de la part du pays d’accueil. Lorsqu’on insulte un diplomate, on s’attaque non pas à sa personne, mais plutôt à son mandant et par de là, au peuple qui a investi sa confiance en ce Président qui l’a dépêché.

Trop c’est trop ! Ce jeune extrémiste doit payer. Notre silence risque de nous culpabiliser. Agissons donc ensemble et maintenant, en appliquant les lois de notre république dans toute leur rigueur !

Extrait code pénal de Guinée

Paragraphe 2 : Outrages et violences envers les dépositaires de l’autorité et de la force publique

Article 231 : – Est qualifié d’outrage tout ce qui, d’une manière quelconque, peut blesser ou offenser la personne à laquelle il est adressé.

Article 232 : – Quiconque, soit par des discours, cris ou menaces proférés dans des réunions ou lieux publics, soit par des écrits, des imprimés vendus ou distribués, mis en vente ou exposés dans des réunions ou lieux publics, soit encore par des placards ou affiches exposés aux regards du public, aura offensé la personne du Chef de l’Etat, sera puni d’un emprisonnement de 1 à 5 ans et d’une amende de 200.000 à 2.000.000 de francs guinéens, ou de l’une de ces deux peines seulement.

Les mêmes dispositions sont applicables en ce qui concerne les Chefs d’Etat étrangers en visite en République de Guinée.

L’outrage commis publiquement envers les Ambassadeurs, Envoyés, Chargés d’affaires ou autres Agents Diplomatiques accrédités près du Gouvernement de la République sera puni d’un emprisonnement de 1 mois à 1 an et d’une amende de 100.000 à 1.000.000 de francs guinéens, ou de l’une de ces deux peines seulement.

Rapporté par Demba Sidicki

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