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Burundi: Pierre Nkurunziza réapparaît en public

PNKAu Burundi, le président Pierre Nkuzunziza a mis fin aux rumeurs autour de sa présence à Bujumbura, la capitale burundaise. Ce dimanche 17 mai, il a reçu la presse au palais présidentiel et parlé des menaces des shebabs somaliens, mais pas du putsch avorté ni de la contestation de son troisième mandat. En revanche, un de ses conseillers n’exclut pas un léger report des élections législatives et présidentielle prévues à partir de fin mai.

Pierre Nkurunziza a fait ce matin à Bujumbura sa première apparition publique depuis que le général en disgrâce Godefroid Niyombaré a tenté de le renverser par un coup d’Etat. Sa sortie de l’ombre a eu lieu au palais présidentiel où des journalistes avaient été conviés. Passant sous silence les derniers événements dans son pays, le président burundais a dit craindre une nouvelle attaque shebab, alors que des soldats burundais sont engagés en Somalie. « Nous sommes ici pour vous dire que nous prenons au sérieux cette menace des shebabs et que nous avons pris des mesures conséquentes pour faire face en cas d’attaques des shebabs », a déclaré le président Pierre Nkurunziza.

Mettre fin aux spéculations

Cette apparition publique du président burundais met fin aux spéculations qui circulaient depuis vendredi sur son retour ou non dans la capitale burundaise. En effet, la rumeur courait, à Bujumbura, qu’il n’était jamais arrivé dans la capitale et qu’au mieux, son message à la Nation avait été enregistré à Ngozi, son fief, voire même de l’étranger. La presse étrangère, présente en masse dans la capitale burundaise, n’avait aucune image de lui à Bujumbura pour démentir ces rumeurs et avait donc demandé à la présidence de pouvoir voir le président lors de l’une de ses activités.

Au départ, Pierre Nkurunziza ne devait pas s’exprimer. Tous les médias avaient été conviés à l’entrée de son bureau et patienté. Puis, finalement, tous ont été appelés à s’installer à l’entrée de la présidence où un pupitre avait été dressé. Après quelques minutes d’attente, le temps de mettre en place les caméras et les micros, Pierre Nkurunziza est apparu, costume bleu foncé et manches courtes. Il a commencé par serrer la main à tous les journalistes présents et a donc fait cette déclaration sur une menace shebab qui pèse, dit-il, sur son pays.

Cela a été une déclaration de 50 secondes, en français. Le président a alors fait demi-tour sans attendre les questions des journalistes étrangers qui comptaient l’interroger sur la tentative de putsch, sur les attaques contre les médias et sur un éventuel report des élections. Il ne s’est ravisé qu’à l’appel des journalistes de la radio et télévision nationale qui lui ont demandé de faire la même déclaration en langue locale, en kirundi.

Un possible report des élections

Pierre Nkurunziza s’est ensuite éclipsé. Il a quitté la présidence, escorté, avec son convoi. Et c’est son conseiller en communication, Willy Nyamitwe, qui a été assailli de toutes les questions que se posaient les médias. Il a notamment précisé que la présidence était prête à envisager un léger report des élections législatives prévues le 26 mai et la présidentielle un mois plus tard. La décision reviendra à la Commission électorale.

« Je laisse le soin à la Céni de répondre à toutes les questions qui concernent les élections, que ce soit la logistique et autres. […] Si la Céni décide de glisser les élections, le parti au pouvoir n’y trouve aucune objection. Nous avons été aux élections en 2005 et 2010. Chaque fois qu’il y a eu glissement, on ne s’est jamais plaint. Donc, si la Commission prend des décisions judicieuses en vue de rendre le processus électoral encore plus transparent, plus fiable, le parti au pouvoir n’y trouve aucune objection », a ainsi déclaré Willy Nyamitwe.

Le conseiller présidentiel a aussi « condamné » les récentes attaques qui ont visé les sièges des cinq stations de radios privées et d’une chaîne de télévision indépendante à Bujumbura. Les directeurs des ces médias audiovisuels avaient mis en cause les forces du régime Nkurunziza et notamment des policiers.

RFI

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