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Banditisme : un violeur présumé débusqué par les élèves du lycée 28 Septembre de Kindia

GN-KindiaLa forêt d’acajous qui jouxte l’école leur sert de refuge depuis long temps et, en quelque sorte, de centre des opérations. Plusieurs fois par le passé, de nombreux cas de viols ont été signalés ainsi que des brigandages commis sur celles qui risquaient à emprunter le sentier tortueux qui serpente dans le bois touffu de l’ancienne pommeraie. Ils ont longtemps terrorisé les filles du lycée, aidés, il est vrai, par la situation géographique de cet établissement scolaire. Mais le temps a fini par avoir raison de leur cynisme !

Battus sur leur propre terrain

Pour mettre le lycée à l’abri de la menace ambiante, une brigade de sécurité a été formée il ya peu, constituée essentiellement d’élèves de différentes classes. Leur mission, patrouiller autour de la forêt pendant les heures de récréation qui constituent particulièrement des moments de risque, notamment pour les jeunes filles que la pression des besoins biologiques amènent à s’aventurer hors de la concession scolaire

Ce Mardi donc, les jeunes gens ont été battus sur leur propre terrain de jeu. Une fille ayant joué l’innocente en tentant d’emprunter le sentier, pendant que les autres élèves de la brigade montaient l’embuscade. Tombés dans le piège, ils se dispersent dans la forêt. Un élément du groupe est appréhendé et conduit à la direction du lycée. Il n’en fallait pas d’avantage pour ameuter les quelques cinq milles élèves de l’établissement qui voulaient passer à une vindicte populaire. Alertées, les autorités de l’inspection régionale et la direction préfectorale de l’éducation ont vite fait de se rendre sur les lieux, évitant le pire, malgré la persistance des élèves.

Ce n’est qu’aux environs de treize heures, que la gendarmerie a réussi à mettre mains sur le présumé violeur. La direction préfectorale de l’éducation va porter plainte contre X pour vols, viols et tentatives diverses.

Cet incident relance le débat sur la sécurité de cet établissement scolaire qui, depuis sa construction en 1950, n’a connu la moindre couche de peinture. Une école délabrée, sans portes ni fenêtres, pas la moindre clôture à plus forte raison. Dire que ces quelques cinq milles élèves payent leur cotisation à hauteur de 10.000 g francs chacun et que de nombreux cadres de ce pays y ont fait leurs études secondaires. Les vestiges d’une ancienne plantation coloniale qui la ceinture n’y sont pour rien arranger.

Denis GAMY

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