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Fifa: le premier Mondial africain entaché de corruption

BAyatouQuatorze personnes inculpées, sept arrestations en Suisse, les responsables de la FIFA sont sur la sellette. C’est une enquête du FBI menée depuis cinq ans qui a abouti à ces arrestations pour corruption et blanchiment d’argent. L’investigation mandatée par le ministère américain de la Justice n’épargne personne, et la ministre Loretta Lynch porte des accusations très graves sur l’attribution de la Coupe du monde 2010 en Afrique du Sud.

L’organisation de la première Coupe du monde de football sur le continent africain est désormais entachée. Les commentaires sur cette compétition attribuée en l’honneur de Nelson Mandela, la présence du leader sud-africain lors de l’annonce de la décision à Zurich en 2004, toutes ces images se brouillent.

La ministre américaine de la Justice, Loretta Lynch, affirme que son attribution a été le théâtre d’une corruption active. « En 2004, les discussions ont commencé pour l’organisation de la Coupe du monde 2010, qui a finalement été attribuée à l’Afrique du Sud. Mais même pour cet événement historique, les dirigeants de la FIFA ont corrompu le processus, en distribuant des pots-de-vin pour cette décision d’attribution », a-t-elle dénoncé mercredi lors d’une conférence de presse.

La ministre américaine affirme que c’est l’argent de la construction des stades dans les pays en voie de développement qui a notamment été détourné. Les responsables de la fédération internationale ont, d’après les chefs d’inculpation rendus publics, détourné des millions de dollars à des fins d’enrichissement personnel.

L’Afrique, l’Amérique du Nord et les Caraïbes, l’Amérique Latine, presque tous les continents sont cités. Et ce n’est qu’un début, affirme le procureur Kelly Currie. Si ces accusations sont vérifiées, les responsables du football auront du mal à s’en remettre. Les personnes inculpées risquent aux Etats-Unis jusqu’à 20 ans de prison.

En Afrique du Sud, seul le porte-parole de l’Association sud-africaine de football a réagi. Il ne s’agit que d’accusations, a dit Dominic Chimhavi.

RFI

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