Actualités

Plume à Aboubacar Diallo du 09 juin 2015

plumePuis naît un brin d’espoir pour l’ouverture d’un dialogue en Guinée. Apparemment, les efforts de Mohamed Ibn Chambas et de l’ensemble de la communauté internationale, vont finir par avoir leur effet. Il y a à constater désormais comme une disposition de chaque camp d’aller à ce dialogue tant souhaité, mais deux questions se posent en attendant : sur quoi portera-t-il désormais et que faut-il toujours en espérer ?

 

Oui en Guinée, on vit et on se nourrit d’espoirs, de faux espoirs surtout. Et la comédie de continuer, le faux-semblant de prospérer. Oui, puisque même convaincus qu’adieu, les vendanges sont faites, ils continuent de nous laisser nous monter la trombine. Aujourd’hui que la trêve accouchée au forceps, oui après que les épées aient crépi comme à chaque fois qu’il faut faire entendre une cause, ait permis que des consultations se nouent, on se met soudain à rêvasser et à entrevoir aussitôt le bout du long tunnel de combat de nègres auquel ils se livrent voici cinq ans. Oui, l’espoir fait vivre, les hommes politiques du métal d’Alpha Condé, savent bien en nourrir leurs peuples en les occupant à autre chose, tant que faire se peut, pour entre temps, dérouler leur plan Oméga. A bien s’y méprendre, ce sont plutôt eux qu’il continue de rouler dans la farine, nains politiques qu’ils sont, de surcroit ses apprentis à lui, Maître Sorcier, virtuose du poker mentir politique. Le fol espoir d’un énième Yalta voué d’emblée à ne rien donner, entre temps, lui, il continue, tranquille comme Baptiste, à dérouler son plan de précampagne. Pire, pendant ce temps, eux, ses apprentis-sorciers, se donnent en spectacle, s’entredéchirent à pleines dents, prouvant bien qu’ils ont succombé au jeu d’échec que lui il remportera haut les mains, vaille que vaille. Et ce dialogue tant sur toutes les lèvres et claironné sur tous les toits, parlons-en. Une question doit dorénavant tarauder nos esprits, pendant qu’une nouvelle fois, il a réussi à nouveau à les mener en bateau jusqu’à un point de non retour, quel est finalement l’objet dudit dialogue ? Et subséquemment, que peut-on bien en attendre ? Il y a deux, trois mois, ce qui était en cause, ce sur quoi ils se tenaient la barbichette, c’était bien ce fameux calendrier de Kindia, proposé par la CENI, qui dit-on trahit l’ordre des élections. Je dis bien, il y a deux, trois mois, s’il y avait espoir qu’on pouvait modifier quoi que ce soit à cet ordre dit-on inversé, à seulement trois mois de la présidentielle, c’est quasiment impossible, il n’y a pas à tortiller. Les y voilà, là où il voulait les conduire, au point de non retour. Et puis, même s’il est toujours l’objet de ce fameux dialogue qui va s’ouvrir, il n’y a nullement à espérer qu’il soit modifié d’un iota, le camp du pouvoir n’en déridera point. Cela a été dit et redit à satiété. Et puis, l’opposition exige un arrêt momentané des activités de la CENI, mais on veut bien savoir de quelles activités il s’agit ? Hormis, celles qui s’opèrent depuis fin mai, les opérations de révision du fichier électoral, auxquelles elle participe et pour lesquelles elle appelle ses militants à la mobilisation, pour éviter qu’ils restent à quai. Et s’il est que ces opérations, donc ces activités de la CENI, vont dans le droit fil des préparatifs de la présidentielle dont elle n’est pas opposé au calendrier, de quelles activités veut-elle voir gelées ? En deux mots comme en mille, il est à dire qu’une nouvelle fois, il s’est bien joué d’elle, l’envoyant bouler dans la prairie de ses propres niaiseries à la limite candides. Plus que jamais, sa stratégie du fait accompli, a fonctionné, bien fonctionné. Qu’on ne se bourre point le crane de fausses illusions, ce énième dialogue, il l’a vicié, il l’a biaisé, en le vidant avant l’heure de tout son substratum, de toute sa substantifique moelle. Voici jusqu’où il voulait les mener. Et Dieu et ses Saints et les humains, savent que les dés ont déjà été si bien pipés, qu’il ne reste plus à l’opposition qu’à courir derrière des moulins à vent, limiter la casse, en limitant l’étendue de toute manœuvre comme c’est aujourd’hui avéré, je n’en dis pas plus, pensée et orchestrée pour l’ultime cause, sacrément et hystériquement obsessionnelle. Le tour est bien joué !

Commentaires

commentaires

Ajouter un commentaire

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


*

To Top