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Célébration à Kindia de la Journée mondiale de lutte contre la désertification

desertSous l’égide de Hadja Kadiatou NDIAYE, Ministre de l’environnement, des eaux et forêts, la Journée Mondiale de lutte contre la désertification a été célébrée dans la ville des agrumes ce Mardi 17 Juin 2015. Avec le slogan ‘’on n’a rien sans rien, investissons dans les sols vivants’’, le thème choisi est « Atteindre la sécurité de nourriture pour tous par les systèmes durables d’alimentation », interpelant par là les acteurs à agir pour lutter contre la faim et l’insécurité alimentaire qui affectent près d’un milliard de personnes dans le monde, selon le rapport 2014 sur l’Etat de l’insécurité alimentaire. Si la lutte pour le développement durable est une évidente priorité, c’est surtout en raison de la relation d’inter dépendance entre dégradation de l’environnement et rareté des ressources alimentaires. Pour Hadja Kadiatou NDIAYE, « Avec la concurrence pour des terres productives liée à l’augmentation de la population mondiale, la terre pour la production alimentaire deviendra de plus en plus rare. C’est pourquoi il est urgent de récupérer les terres dégradées pour assurer la sécurité alimentaire »

Dans un pays comme la Guinée, voilà qui représente un réel défi : les feux de brousse, la destruction des forêts à grande échelle, l’urbanisation anarchique sont entre autres les causes anthropiques de la destruction de l’environnement. Pour atteindre donc l’objectif de parvenir à un monde neutre en matière de dégradation des terres comme moyen d’alléger la pauvreté et la faim pour tous, le chef du département de l’environnement a invité « les acteurs nationaux et internationaux à s’investir pleinement pour l’éradication de la faim et la réduction de la pauvreté qui sont étroitement liées à la neutralité en terme de dégradation des terres »

Par ailleurs, le message du secrétaire des Nations Unies, Ban Ki Moon, à l’occasion de cette journée dresse un bilan plutôt alarmant de la dégradation des terres dans le monde ; près de douze millions d’hectares de terres productives, l’équivalent de la superficie du Benin et du Honduras, sont perdues chaque année par l’effet de l’Homme. « Du fait de la dégradation et d’autres modes non viables d’exploitation des terres, avertit le diplomate onusien, nous libérons environ un quart des gaz à effet de serre qui provoque un réchauffement de la planète », d’où l’urgence qu’il ya à régénérer les terres abandonnées qui, selon les estimations, n’ont aucune finalité productive ou écologique.

Même son de cloche pour Monique Bardou, la secrétaire exécutive de la convention des Nations Unies pour la lutte contre la désertification, qui estime qu’ « il est possible de compter sur l’agriculture durable indéfiniment » ; toute fois elle croit que le sauvetage de la planète doit impliquer les acteurs à tous les niveaux et non seulement se limiter à être la préoccupation des seules producteurs qui sont d’ailleurs les premières victimes de la dégradation des terres. « Le déploiement à grande échelle des pratiques d’utilisation durable de la terre et la restauration des sols n’incombe pas seulement aux différents producteurs du monde. Nous avons tous un rôle à jouer » a-t-elle martelé. C’est pourquoi, il est impératif que la neutralité en termes de dégradation des terres passe nécessairement par le reboisement et la régénération des écosystèmes. Le nôtre étant plus que jamais exposé au risque d’une destruction totale si rien n’est entrepris dans un bref délai, d’après le point focal de la convention des Nations Unies pour la lutte contre la désertification en Guinée, M. Djiramba Diawara. Pour lier la parole à l’acte, la ministre de l’environnement, accompagnée du préfet et la gouverneur de la région administrative de Kindia procéderont à la mise en terre de plants à la source de la rivière koukou, dont la destruction progressive illustre la lente mort d’un écosystème guinéen surexploité et agonisant, sous le regard complice des autorités et l’agissement suicidaire des populations.

Denis GAMY

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