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Malick Sankhon: 104è Session du BIT, actualité politique, CRAC 2015…tout y passé (Interview)

malickDe retour de Genève où il a pris part aux travaux de la 104è Session du BIT (Bureau International du Travail), M. Malick Sankhon, revient sur ce qui a marqué cette session, se prononce sur l’actualité politique du moment, parle du mouvement de soutien qu’il préside le CRAC 2015, les rapports de celui-ci avec le RPG-Arc-en-ciel. Dans cette interview, le DG de la CNSS, dit tout…sans langue de bois ! Lisez !

 

Bonjour M. SANKHON Malick

Bonjour monsieur DIANE

Monsieur SANKHON vous venez de participer à la conférence internationale du travail, peut -on savoir de quoi il a été question?

Malick SANKHON: Oui Mr DIANE comme vous venez de le dire j’ai effectivement pris part aux travaux de la conférence internationale du travail qui s’est tenue à Genève du 1er au 13 juin 2015, en sa 104eme session. C’est une grande rencontre des acteurs du monde du travail, c’est à dire les gouvernements, les employeurs et les travailleurs. La délégation guinéenne était conduite par le ministre de l’enseignement technique, de la formation professionnelle, de l’emploi et du travail, monsieur Damantang Albert CAMARA. Le ministre Sékou KOUROUMA y était également présent. Cette année, comme les sessions passées, des commissions ont été constituées et au sein desquelles la caisse a été valablement représentée; il s’agit principalement de la commission des normes, de la commission sur la transition de l’économie informelle vers l’économie formelle

et de la commission sur la discussion récurrente consacrée cette année à la protection des travailleurs.

Que retenez-vous de ces travaux?

Malick SANKHON: vous savez, les travaux en commission sont toujours l’occasion de savoir ce qui se passe chez les autres, c’est une plate-forme d’échange de bonnes pratiques. Par exemple, dans la commission sur la transition de l’économie informelle, la Guinée qui a une bonne partie de la population active dans ce groupe, a pu apprendre des meilleurs moyens de la transition de l’économie informelle, véritable voie de l’extension de la couverture sociale, encore très faible dans nos pays au sud du Sahara. Aussi, dans la commission de la protection sociale, les axes abordés étaient d’un intérêt particulier. Notamment, le temps de travail, le salaire, la santé sécurité au travail et la protection maternelle. Sur la santé sécurité au travail précisément, la prévention était à l’ordre du jour. Notre pays, avec la crise de l’épidémie de la fièvre Ebola, a trouvé un grand intérêt dans ce sujet. A l’application des normes, où des

pays sont épinglés pour la violation des conventions de L’OIT, nous avons compris que certes nous avons du chemin à faire mais dans notre pays, contrairement à d’autres, des droits ne sont pas bafoués, c’est à dire les principes et droits fondamentaux du travail. Nous devons en être fiers et améliorer l’existant.

Il est difficile de recevoir Mr SANKHON sans être tenté d’aborder les questions politiques avec lui. Quelle lecture faites-vous de l’actualité politique de notre pays?

Malick SANKHON: la seule actualité c’est la veillée d’armes au sein des formations politiques pour l’élection du 11 octobre prochain, même au niveau de celles qui rechignent encore. Je crois que chacun a compris que le peuple ne voudra pas entendre parler de report de date, en tout cas à en juger par l’engouement dans les bureaux de révision des listes électorales. Même, en Europe d’où je rentre, nos compatriotes se font massivement enrôler. Je comprends aussi que l’opposition soit désemparée, et à juste raison, car les indicateurs montrent clairement la tendance actuelle. Le président qui effectué une tournée à l’intérieur du pays, a encore conquis le cœur de plusieurs guinéens, aujourd’hui décidés à le reconduire.

Quel rôle joue le CRAC dans la mobilisation des électeurs?

Malick SANKHON: le CRAC, C’est le collectif pour la réélection du professeur Alpha Condé, toutes les activités du mouvement sont orientées vers cet objectif. Pour le moment, le parcours est satisfaisant. L’ensemble du territoire est aujourd’hui couvert et nous recevons tous les jours des manifestations d’intérêt pour l’installation des antennes à l’extérieur.

Mais est ce que le CRAC et le RPG –ARC-EN CIEL ne chassent pas dans la même zone, les mêmes électeurs?

Malick SANKHON : le RPG ARC EN CIEL est un parti politique, celui de la majorité et je suis membre du bureau politique. Le CRAC est un mouvement de soutien. Donc un outil au service du parti. Des cadres, hommes et femmes, jeunes et moins jeunes, se sont réunis pour le mettre en place, moi j’en suis le président d’honneur. Aujourd’hui, le CRAC a réussi d’excellentes choses à travers l’occupation du terrain politique, le ratissage est effectif, et tout à l’avantage du parti, car le bureau des cadres du CRAC a commencé par faire le constat de l’échec de la mouvance présidentielle aux dernières législatives.

Est -ce qu’on peut dire aujourd’hui que le CRAC a les moyens de sa politique?

Malick SANKHON: Le véritable moyen du CRAC est la ferme conviction des membres que le professeur Alpha Condé, plus qu’en 2010, est le meilleur choix pour le pays, et ils disposent d’arguments pour cela. Tout ce que nous demandons à nos adversaires de l’opposition c’est d’accepter que les débats soient transférés des rues vers le parlement ou autour de la table. Le temps doit être à la force de l’argument et non à l’argument de la force.

Mais d’où le CRAC tire ses ressources financières?

Malick SANKHON: Les membres du CRAC contribuent aux activités du mouvement et il y a aussi des bonnes volontés convaincues des idéaux du président qui participent au financement du mouvement .C’est l’occasion pour moi de remercier tous les mécènes.

Quel est votre dernier mot ?

Malick SANKHON: je voudrais d’abord vous remercier de l’interview que vous m’avez accordée. Cela dit, je profite de votre médium, pour dire aux guinéens et guinéennes, vivant en Guinée ou résidant à l’étranger, que la GUINÉE reste la plus importante et bien au-dessus de nos différences. Il faut croire en l’avenir de ce pays qui attend de tous ces fils et filles, la contribution à son développement harmonieux et durable. Ne laissons pas nos ambitions personnelles remporter sur nos devoirs sacrés, ceux d’honorer la mémoire de nos devanciers, célèbres ou anonymes, qui ont donné de leur vie pour ce pays où DIEU, lui seul a décidé de nous regrouper, avec nos différences, pour qu’on s’enrichisse les uns des autres.

 

Interview réalisée par Mohamed DIANE

 

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