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Mohamed Tall chez les GG : « l’UFR ira à la présidentielle quels que soient les cas de figure… »

MTC’est une déclaration pour le moins surprenante et qui va faire tache d’huile dans le microcosme politique guinéen. Elle a été faite mercredi par Mohamed Tall, porte-parole de l’UFR, le parti de l’ancien premier ministre Sidya Touré. Il était l’invité de l’émision «Grandes Gueules » de la radio Espace Fm.

Sous un déluge de questions fusant de toutes parts, comme d’habitude quand un invité est reçu dans ‘’ le chaudron’’, Mohamed Tall, apparemment encore jeune loup aux dents encore courtes en politique, plie et finit par craquer en lâchant le morceau.

Voici comment on y est arrivé. Un journaliste pose la question de savoir : Finalement qu’est-ce qui vous a bien décidé à aller à ce dialogue ?

Mohamed Tall, on le paraphrase, répond : « nous avons décidé finalement d’y aller, après le gel des activités de la CENI concernant les communales, mais avec une question préjudicielle, en l’occurrence l’annulation du calendrier électoral ».

Dans la foulée, un autre animateur enchaîne : si vous n’obtenez pas satisfaction quant à cette question préjudicielle ? Qu’allez-vous faire ?

  1. Tall répond : « Bien sûr que nous allons retirer… »

Et d’enchaîner lui-même : « De toutes les façons, quels que soient les cas de figure, l’UFR sera candidate à l’élection présidentielle, notre parti présentera un candidat à la présidentielle d’octobre 2015… »

Il n’en fallait pas plus pour que le studio s’embrase. Des questions, encore plus de questions s’enchaînent, Mohamed Tall reste droit dans ses bottes et maintient que l’UFR présentera un candidat à l’élection présidentielle, que le dialogue qui démarre ce jeudi, aboutisse ou pas à un accord.

Deux enseignements au moins s’imposent :

Primo : question préjudicielle ou quoi, s’agissant de l’annulation du calendrier électoral, telle que brandie par toute l’opposition, cela n’est plus que le cadet des soucis de l’UFR ;

Deuxio : les autres partis de l’opposition, peuvent à tout point de vue se sentir trahis par ce parti, après toutes les dénonciations faites, après tant de morts, de blessés et de destructions à l’occasion d’une série de manifs de rue, pour exiger l’annulation du calendrier proposé par la CENI, tout ça pour que les élections locales soient organisées avant la présidentielle…mais pas dans tous les cas de figure !

Si tel était le cas, il n’y avait pas lieu de se battre avec les autres…

Qui n’a pas entendu les responsables de ce parti, au premier chef, le président Sidya Touré, marteler, faisant chorus avec ses pairs de l’opposition : « pas de présidentielle avant les locales… ».

Lisez entre les lignes et continuez le débat chez vous !

Aboubakri

Commentaires

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1 Commentaire

1 Comment

  1. kounet

    19 juin 2015 at 16 h 45 min

    l’avenir nous dira qui défend réellement les valeurs démocratique et qui cherche a se faire une place dans le gouvernement condéique . personne ne me verras sur le capot d’une voiture pour faire des manifs , le président m’a appelle ,les ministres sont mes copins , je ne repeterais pas les erreurs de 2010 nous partirons aux éléctions a tout vas etc ….etc

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