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Aéroport de Conakry : Un rétropédalage au goût de machination

1aeroprot de ckryL’atmosphère était tendue mardi à l’aéroport de Conakry, où on devait procéder à au moins deux passations de services, au sein de la police de l’air et des frontières, déployée là.

Il s’agissait pour le commissaire adjoint Fayira Condé et le commandant de peloton Nicolas Cécé, sortants, dégommés quelques jours plutôt à travers un arrêté pris le ministre Dr Mahmoud Cissé, de passer le témoin à leurs remplaçants.

Tout se serait bien déroulé comme d’ordinaire, si les travailleurs de cette unité de la police déployée à l’aéroport, n’avaient pas perçu la révocation des deux cités précédemment, comme une sorte de cabale montée contre eux par leur hiérarchie directe, le commissaire général de l’aéroport, le commissaire Doumbouya.

Sans oublier qu’ils étaient eux-mêmes ces travailleurs, directement concernés. Une coupe claire venait d’être opérée au sein de leur effectif, jugé éléphantesque, pour le ramener dit-on à des proportions raisonnables, conformément au volume des rotations aériennes.

La tension était donc vive sur place. L’ambiance électrique à ces passations. Les agents de la police de l’air déployés à l’aéroport, piqués au vif, s’opposant vigoureusement à ces décisions qu’ils reprouvent, parce que iniques à leurs yeux.

Puis vînt cet appel du ministre Dr Mahmoud Cissé, demandant de sursoir à tout, jusqu’à nouvel ordre.

Selon nos informations, lui-même venait de recevoir un appel de Sékoutoureya, pour une consigne dans ce sens. L’exécution de l’arrêté pris, ou qui a été fait prendre par le ministre, est suspendue.

On apprendra par la suite, que le ministre Cissé et le palais Sékoutoureya, auraient été induits en erreur par le commissaire Doumbouya, lequel aurait été à l’origine de la cabale contre ses deux collaborateurs directs.

Selon nos sources, c’est lui commissaire Doumbouya qui serait allé casser du sucre sur le dos des deux auprès président de la république, en les rendant responsables de toute la pagaille qu’il y a à l’aéroport. Un discours qui plaît bien à Alpha Condé, en guerre ouverte contre les antivaleurs.

Toutefois, on découvre plus tard, qu’en réalité, le commissaire Doumbouya, ne supportait plus la vigilance d’airain qu’imposeraient les deux ‘’têtes de turcs’’, tranchées, puis remises à leurs places, sur lui.

Ce qui l’empêcherait selon nos sources, de continuer ses pratiques jugées peu orthodoxes avec des hommes d’affaires et autres, qui s’adonnent à des trafics de tout genre.

Aux dernières nouvelles, on apprend que ni le DG de la police, ni le directeur central de la police de l’air et des frontières, n’ont été mis au courant, encore moins associés à ces décisions, finalement ravalées.

Affaire à suivre !

Aboubakri

Commentaires

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1 Commentaire

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  1. kounet

    25 juin 2015 at 17 h 36 min

    rien ne surprend dans le regime de condéiste mais la fin n’est pas loin

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