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Subventions minières : la CBK alloue près de 2 milliards de francs à la préfecture de Kindia

1russallC’est ce jeudi 25 Juin 2015 que s’est tenue à l’hôtel de ville de Kindia la session préfectorale de développement consacrée à la répartition des subventions annuelles de la compagnie des bauxites de Kindia (CBK) aux collectivités locales. Depuis que les ténèbres se sont dissipées autour de cette faramineuse allocation, la subvention de la CBK est devenue une véritable manne pour les collectivités locales qui en font le fer de lance de la réalisation de projets communautaires. Cette année, le montant s’élève à près de deux milliards de francs guinéens dont voici la clé de répartition : les sous-préfectures de Friguiagbé et Mambia qui abritent les zones d’exploitation de la société tenue par Russal-Guinée gagnent la part du lion ; elles bénéficient respectivement de 452 472 175 (quatre cent cinquante-deux millions quatre cent soixante-douze mille cent soixante-quinze) et 357 177 825 (trois cent cinquante-sept millions cent soixante-dix-sept mille huit cent vingt-cinq) francs guinéens. Les huit autres sous-préfectures reçoivent chacune 85 millions ; 220 millions 210 mille reviennent à l’administration préfectorale et 110 millions 450 mille aux services techniques. Quant au comité préfectoral de développement, il sera allocataire à hauteur de 98 millions ; 10 millions vont également être affectés à l’assainissement de la ville. 10 autres millions iront appuyer le fonctionnement des administrations sous-préfectorales.

Ce sont la gendarmerie et la police qui, au nombre des institutions de sécurité, tirent du poil de la bête avec chacune 10 millions de francs. La station régionale de la radio rurale de Kindia ainsi que les radios Kania Zik fm et Sabou fm bénéficient de 20 millions dont 10 pour la première.

Comme une charogne aux charognards

Quoique quelque transparence ait été adoptée au sujet de la répartition de cette subvention minière, il est indéniable que la part importante de ces fonds, qui doivent servir au développement local, échoue dans la besace des principaux responsables des collectivités et structures bénéficiaires. Chaque année, en l’occurrence, des récits de frasques financières viennent alimenter les mœurs des Kindiakas et il n’y a qu’à faire un tour dans les collectivités bénéficiaires pour se rendre à l’évidence du tonneau des danaïdes que constitue leur gouvernance. En fait de développement, très peu d’entre elles tirent leur épingle du jeu ; dans la plupart des cas, la ripaille s’apparente à un festin de charognards rythmé par des lectures de saint coran et bénédictions d’imams ; en prélude aux projets fantômes qu’on enfante par ci par là. En théorie, chaque collectivité fait et réalise des projets ; dans la réalité, ces fonds vont être repartis comme de petits pains……en attendant la prochaine.

Denis GAMY

 

 

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