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Société: les populations de Yattayah- Centre privées d’infrastructures scolaires publiques, un véritable calvaire pour les élèves

1ecole d kassa 2Les populations  du quartier Yattayah-Centre dans la commune de Ratoma manquent d’infrastructures scolaires. Une seule école primaire  de six salles de classes construite depuis 10 ans accueille plus de 3000 élèves. Les élèves parcourent entre 9 à 18 km pour se rendre dans les lycées et collèges de Lambanyi et de  Sonfonia pour suivre les cours.
S’il y a un fait qui crève les yeux des citoyens de Yattayah-centre, c’est bien le manque criard d’infrastructures scolaires publiques dans ce quartier de 50 milles habitants  et ses environnants qui amène les élèves à payer le transport pour se rendre dans les quartiers de Lambanyi et Sonfonia gare pour étudier.  Pour remédier à ce problème, le ministère de l’enseignement pré-universitaire et de l’éducation a signé en 2010 avec un particulier , un contrat de location d’une complexe scolaire pour accueillir la masse d’élèves pour une durée de 4 ans.
Le contrat arrivera à terme en 2014, le propriétaire de cette école privée ne percevra dans les mains du ministère, que la location d’une année sur trois pour un valeur de plus de 340 millions de fg. Le ministère, au lieu de payer les arriérés de location au particulier, va plutôt louer une autre école privée à Kobayah pour obliger  les élèves de Yattayah-centre à aller étudier. Ce qui a d’ailleurs provoqué une grogne des élèves et de leurs parents qui pointaient du doigt,  l’incapacité du conseil du quartier à leur doter d’infrastructures scolaires publiques.
Le problème perdure et le bureau du quartier va identifier quatre  sites pour  la construction de 108 salles de classes dans les secteurs de Soloprimo, Foulamadina et sur le grand site. Une entreprise a été recrutée à cette effet qui poirotera pendant plusieurs mois devant les locaux du ministère de l’enseignement pré-universitaire pour obtenir le financement du projet de ces différentes écoles à Yattayah-Centre.
Le bureau du quartier a écrit à plusieurs personnalités du gouvernement et aux institutions internationales pour demander assistance dans le cadre de la construction des ces salles de classes. Toutes ses démarches n’aboutiront à rien. Le projet de construction des salles de classes reste suspendu et le complexe scolaire dans lequel étudiaient les élèves, a mis les clés sous la porte. Et pendant ce temps,  les 3000 élèves sont  dans la rue pour non paiement de la location.

Bah Sekou

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