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Un observatoire d’autorégulation des medias voit le jour en Guinée : Voici ce qui motive sa mise en place et ses objectifs

GDA la faveur de l’avènement de la démocratie, la Guinée s’est engagée dans un processus de libéralisation de son espace médiatique. C’est ainsi qu’on a assisté à la naissance de plusieurs journaux, des radios privées, des sites et des télévisions privées.

Pour mieux s’organiser et défendre leurs droits, dont la liberté de la presse, les différents organes de médias se sont regroupés au sein de plusieurs associations et réseaux. Depuis, la presse Guinéenne a fait du chemin, et à travers ce cadre fédérateur, elle a fait bloc derrière la demande de dépénalisation des délits commis par voie de presse. Loin d’appeler à l’institutionnalisation d’une impunité pour le journaliste, cette revendication vise à obtenir la suppression des peines de détention. Cette loi a été finalement adoptée par le conseil national de la transition.

– Considérant donc que la liberté de presse est protégée et garantie par la constitution guinéenne du 07 Mai 2010 en son article 7 ;

– Considérant que de nombreuses réflexions et concertations menées ont abouti à l’idée de la création d’un Observatoire d’autorégulation des medias guinéens ;

– Considérant que le respect des règles de déontologie et d’éthique constitue une exigence pour les professionnels des medias ;

– Considérant que la plus grande des sanctions pour un professionnel de l’information est le jugement de ses pairs ;

– Considérant qu’il importe dès lors d’instituer un organe d’observation de la déontologie et de l’éthique en Guinée ;

– Considérant que la presse Guinéenne doit être en phase avec l’évolution de l’espace médiatique mondial ;

– Les professionnels des médias ont créé à cet effet une instance d’autorégulation dont les objectifs sont les suivants :

1-    faire observer les règles de la déontologie et de l’éthique dans les médias ;

2-    protéger le droit du public à une information libre, complète, saine, honnête et exacte ;

3-    défendre la liberté de la presse ;

4-    veiller à la sécurité des professionnels de médias dans l’exercice de leur fonction ;

5-    encourager les professionnels des médias et les organes de presse qui font preuve de professionnalisme par la remise de prix ;

6-    mener les recherches et des réflexions sur l’évolution des médias ;

7-    assurer l’équité de la couverture médiatique et la supervision des élections ;

8-    Etre un organe consultatif de la haute autorité de la communication sur les questions relatives à la presse Guinéenne ;

9-    examiner et instruire toute plainte portée contre un journaliste par une personne physique ou morale avant de décider d’une sanction ;

10-  faire en sorte que tout le monde ait accès aux médias ;

  • Pour atteindre ces objectifs l’OGAM procède :

–       au dépouillement des journaux et au suivi des médias audiovisuels ;

–       à la publication des communiqués périodiques sur l’observation de l’éthique et de la déontologie dans les médias ;

–       à l’attribution des prix d’encouragement au respect de la déontologie et de l’éthique dans les médias ;

–       à des publications des rapports sur l’état de la presse en Guinée ;

–       à des formations   périodiques en faveur des journalistes ;

–       à la défense des journalistes contre toute forme d’agression ;

–       à la protection des lecteurs, auditeurs et téléspectateurs contre des informations qui portent atteinte à la dignité humaine, incitent au tribalisme, à la xénophobie, aux crimes et délits, à la révolte, à l’outrage aux bonnes mœurs, à l’apologie des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité ;

–       à des rencontres périodiques avec les organes et les associations de presse.

L’OGAM est composé de quinze (15) membres à raison de :

–       Trois (0 3) journalistes de radios ;

–       Trois (03) journalistes de télévisions ;

–       Trois (03) journalistes de la presse écrite ;

–       Trois (03) journalistes des medias en ligne ;

–       Un représentant du ministère de la communication ;

–       Un représentant du ministère de la justice garde des sceaux ;

–       Un représentant de la société civile, juriste de préférence.

Les organes de l’OGAM sont :

–       L’Assemblée spéciale des quinze (15) membres ;

–       Le conseil d’administration,

–       Le Bureau Exécutif;

–       Les Commissions techniques

Transmis par Bella Kamano

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