Actualités

Travaux publics : La route secondaire de Kipé-Nongo, faite à l’as de pique, n’aura pas résisté à l’usure des premières pluies sur Conakry

route_conakryLorsque que les contrats de gré à gré, prennent le dessus sur les véritables procédures de passation des marchés publics, il y a à s’attendre à voir la qualité des ouvrages en prendre un coup, parfois dur. Et ce sont les usagers qui en paient le prix.
Depuis belle lurette, des milliards de francs guinéens sont périodiquement investis pour d’importants travaux publics en Guinée, afin de doter nos villes d’infrastructures viables et durables pour le bonheur des populations.
Mais le constat reste amer comme du chicotin. Au point de se poser des questions non seulement sur les conditions de passation des marchés au ministère des travaux publics, mais surtout sur les termes des contrats que ce département signe avec des entreprises. Le cahier de charges en l’occurrence.
Il est à se poser aussi un tombereau de questions sur l’existence et le rôle du FER (Fonds d’Entretien routier), au sein du département des travaux publics.
D’autant qu’à voir l’état de dégradation continue de la plupart des routes en Guinée, on en est à se demander s’il existe un service chargé de leurentretien, de veiller à ce qu’elles ne soient pas abandonnées à elles-mêmes, au point de disparaître.
Le cas d’une route secondaire assez passante dans la commune de Ratoma, a attiré notre attention. Il s’agit de la route secondaire de Nongo, parallèle à l’axe Kaporo-Lambagny, longeant le couloir partant du carrefour Conteyah passant par le stade de Nongo, jusqu’au carrefour ambiance.
Elle (cette route,) a longtemps permis aux usagers d’éviter les embouteillages de la grande circulation aux heures de pointe, mais dans des difficultésnon moindres que celles qu’ils évitent dans les embouteillages, car cette route malgré qu’elle soit secondaire, était aussi impraticable, avec des points noirs partout.
Ce qui, au lieu d’assurer la fluidité que cherchent les automobilistes sur ce tronçon, crée un autre embouteillage.
Voilà que tout récemment, et avec joie, les usagers ont constaté un déploiement d’engins lourds pour refaire cette route. C’était un projet de reprofilage censécomplètement transformer cette route pour le bonheur des populations.
Les travaux ont pris un bout de temps avant que la route ne soit entièrement remise à la circulation. Pour un début c’était une satisfaction quant à la fluidité de la circulation sur ce tronçon. Mais cela n’aura duré que quelque mois car cette route revêt aujourd’hui lemême état de dégradation qu’avant.
Deux usagers rencontrés sur cette route lors de notre enquête, expriment leurs grandes déceptionsvis-à-vis de la société qui a fait ce mauvais travail.
Selon eux (Mamadikeita et alpha Mamadou Bah), les projets de ce genre doivent être confies à des entreprises sérieuses, et que l’Etat doit veiller au grain dans le processus de suivi-évaluation.
Ceci n’est qu’un constat parmi tant d’autres faisant état de la dégradationpoussée de nos voieries urbaines. Ainsi on se demande que fait le fond d’entretien routier qui dispose pourtant des fonds colossaux, car pour un pays qui se veut émergent, on y a besoin d’infrastructures durables à la place de simples colmatages.
Nous y reviendrons.

Mamadou Oury DIALLO.

Commentaires

commentaires

1 Commentaire

1 Comment

  1. plateforme élévatrice

    20 août 2015 at 10 h 29 min

    ce que de mauvaises nouvelles! 🙁

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


*

To Top