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Siguiri : Un opérateur économique, fils du terroir, engagé à éteindre tous les foyers de conflits

barr Un messie de la paix arpente depuis de longs mois tout Siguiri pour semer le pardon et la concorde entre populations, et ainsi les mener sur le chemin de la réconciliation, après des moments troubles.
Barou Koulibaly, c’est son nom. Il est communément appelé Baraka Barou (Barou le béni), par les intimes. Il est originaire de Sougoula, un village situé à 25 km du centre-ville de Siguiri.
Il est plus que jamais déterminé à mettre fin aux différents conflits qui opposent des villages et communautés et qui dégénèrent parfois en affrontements.
Dans la plupart des cas, ces conflits naissent autour de la gestion de la terre, des mines d’or, des domaines agricoles ou des endroits de pêche.
En 2014, un forum a réuni au chef-lieu de la préfecture, des cadres, des hauts commis de l’Etat et autres citoyens, tous ressortissants de Siguiri. A l’occasion, la résolution des conflits entre communautés villageoises, était au cœur des préoccupations.
Pas moins de 400 situations de conflits ou conflictogènes, avaient été identifiées.
Soucieux de cet état de fait, M. Barou Koulibaly, a décidé de prendre son bâton de faiseur de paix, pour faire le tour des localités ayant des différends, parfois vieux de plusieurs décennies.
Tête de pont de cette opération paix, son village natal Sougoula, avant de mettre le cap sur Magali- Faraba, qui étaient en froid, ensuite Falama et komandjanbougou.
Dans la foulée, M. Barou s’attaque au plus grand et le plus ancien conflit de la préfecture entre le district de Banco et lenkèkoro-kinièba, deux villages historiques séparés par une ruelle et habités tous en majorité par des Traoré, descendants de Troumagan.
A cause d’un différend vieux de plusieurs années autour d’une marre, les relations entre ces communautés s’étaient si détériorées que le mariage avait fini par être interdit entre elles.
Grâce aux bons offices de ce digne fils de Siguiri, M. Barou Koulibaly, à date, les deux villages ont enterré la hache de guerre et fumé le calumet de la paix.
En témoigne, l’accolade et la poignée de mains, ferme entre les deux patriarches, et à la clé la promesse de ne plus s’entre déchirer.
Emu et à la fois comblé, M. Barou Koulibaly prendra la parole pour s’épancher en ces termes, au micro des journalistes de la radio rurale et des radios privées de Siguiri, fortement mobilisés à l’occasion : « Mon objectif c’est de ramener la paix et la quiétude sociale au sein et entre les populations de Siguiri…, cela n’a pas de prix, car rien ne vaut la paix… ».
Infatigable, M. Barou Koulibaly, promet sans relâche, de continuer cette mission de bons offices. Il se rendra dans les prochains jours dans d’autres sous-préfectures de Siguiri.
Il faut dire qu’il a encore du pain sur la planche. De nos jours, les conflits qui ont la peau dure, sont entre autres, ceux qui opposent Doko et Tatakourou,Oudoula-sèrèndèndèn,Gomgoroma-Toguifing,Sanbaya-Diaraya,etc.
Partout où il est passé, l’homme de la paix, Barou Koulibaly, s’est fait accompagner des journalistes et des communicateurs traditionnels comme karamo Adama Diabaté ‘’la source’’.
Et à chaque occasion, après avoir réconcilié les communautés villageoises, M. Koulibay se fait le plaisir de distribuer des motos aux acteurs et sages, histoire de les encourager sur le chemin de la paix.
Il reste foncièrement convaincu que lorsqu’on veut, on peut. Il suffit d’essayer. D’où son slogan fétiche : « La chose qui nous s’emble être plus difficile c’est celle que nous n’avons jamais essayée ».
Un bel exemple à suivre

Moussa Tatakourou Diawara

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