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Alpha Condé en visite à Dakar pour décrisper les relations entre la Guinée et le Sénégal

AMSAlpha Condé a entamé jeudi une visite de 72 heures au Sénégal. L’occasion de renouer les relations diplomatiques entre les deux pays, refroidies l’an dernier par la fermeture des frontières sénégalaises pendant la crise d’Ebola.

Après Niamey, le président guinéen a débarqué à Dakar, jeudi 6 août, dans le cadre d’un voyage diplomatique destiné à renforcer « les liens d’amitié et de coopération entre la Guinée et le Sénégal », écrit la présidence guinéenne dans un communiqué.

Jusqu’à dimanche, Alpha Condé doit discuter de la lutte contre le terrorisme, des enjeux de la Cedeao et de projets énergétiques avec son homologue sénégalais.

Alpha Condé a été accueilli à l’aéroport par le président sénégalais, Macky Sall, et par des membres de la diaspora guinéenne très nombreux au Sénégal. « Je me sens chez moi à Dakar », a-t-il déclaré à sa sortie de l’avion tout en rappelant l’importance de maintenir des relations cordiales entre les deux pays.

Un froid entre les deux pays

Pourtant, la fermeture des frontières entre le Sénégal et la Guinée en 2014 pour cause d’Ebola, avait jeté un froid diplomatique. Le président Condé avait alors accusé le Sénégal de stigmatiser son pays et d’entraver la liberté de circulation des personnes et des biens. Le Sénégal avait été touché par Ebola lors de l’entrée d’un étudiant guinéen infecté avant la fermeture des frontières.

Après cet épisode tumultueux, les relations se sont décrispées lors du dernier sommet de la Francophonie en novembre dernier.

Mais les relations entre la Guinée et le Sénégal ne sont pas au beau fixe depuis plusieurs années. En septembre 2011, Alpha Condé avait accusé le Sénégal et la Gambie de n’avoir rien fait pour empêcher la tentative d’assassinat dont il est sorti indemne quelques mois plus tôt, en allant même jusqu’à parler de « complicité ».

Avant cette visite au Sénégal, le président guinéen s’était rendu au Niger pendant deux jours. Il a affirmé que l’armée guinéenne était prête à apporter son aide dans la lutte contre Boko Haram.

Jeune Afrique

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