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Doko : Le corps du jeune tué dans les violences, identifié, les mis en cause déférés à la prison de Kankan

karifa_corpsKarifa Keita âgé de 27 ans, était le fils de Mamadi et de Minata Souaré. Il était originaire de Gbenko, sous-préfecture de Banankoro, préfecture de Kérouané.

Il a été sauvagement tué, le week-end dernier, à Doko, par des jeunes de cette localité. L’image illustrant cet article, en fait foi et témoigne du degré de violence inouïe, exercé contre sa personne.

Sous le choc, inconsolables, les parents de la victime ont rencontré le journaliste de mosaiqueguinee.com moussa Tatakourou Diawara qui est actuellement en séjour dans son village natal.

Son père, transi par la douleur de perdre un fils, chez qui il séjournait depuis bientôt 2 semaines, et dont il était venu accompagner la nouvelle femme.

Il dira qu’il était censé se retourner ce lundi à Banankoro, mais contenu des difficultés financières dans lesquelles il a trouvé son fils Karifa, ce dernier avait mis sa moto en vente avec un mécanicien.

Depuis des jours avant sa mort, il se rendait ainsi dans les carrières à pied pour aller se débrouiller pour le retour de papa et envoyer un peu de sous pour la maman et toute la famille, nous a expliqué monsieur Mamadi keita en larmes.

Poursuivant, il s’épanche en ces termes : « je n’ai jamais pleuré pour un décès depuis que je me suis connu comme homme en grand H, mes larmes sont significatives, Karifa m’as j’aimais contrarié depuis sa naissance, et pour moi et pour sa mère, il était tout pour nous, mais Dieu est grand, il a été tué à cause de son avoir il n’a jamais triché ce jeune …»,.

Sans pouvoir aller au bout de sa phrase, il craque, les larmes reprennent à perler de ses yeux.

Pour la circonstance, la communauté Kouranko, qui a quitté le district de Doko dit avoir porté plainte contre les jeunes de Doko et les Tomboloma de la mine d’or du même district.

Aux dernières nouvelles, tous les mis en cause, auraient été transférés à Kankan et détenus à la maison d’arrêt de cette ville.

Tous les regards sont désormais tournés vers la justice. Le cas Karifa Keita est le troisième cas d’assassinat crapuleux dans la mine d’or de Doko, en peu de temps, sans compter les multiples cas de blessures contre les étranges « clients »sans que la moindre justice soit faite.

Il faut rappeler que l’année dernière, pendant l’exécution d’une décision de la cour d’appel de Kankan, dans un conflit entre le district de Doko et Tatakourou, on avait assisté à des tirs à bout portant venant des jeunes de Doko sur les populations de Tatakourou.

Bilan, on s’en souvient, 27 blessés graves ont été enregistrés par la brigade de recherche de Kankan, mais les présumés coupables ont été libérés 15 jours après sans procès.

Moussa Tatakourou Diawara

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