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Jean Marc Telliano dénonce les anomalies du fichier et exige qu’il soit expurgé avant toute participation à la présidentielle

1jean marcDans un document transmis à notre rédaction, le leader du RDIG, l’ancien ministre Jean Marc Telliano, se prononce sur les conditions dans lesquelles se prépare l’élection présidentielle du 11 octobre prochain.

Il dénonce tour à tour des problèmes techniques liés à l’élaboration du fichier électoral, parle du rôle nocif que les élus locaux peuvent jouer en amont, pendant et aval du processus électoral et exprime des réserves quant à l’impartialité de la communauté internationale.

Pour donner un minimum de rassurance à tous les compétiteurs à cette élection, il propose que le fichier électoral soit audité par des experts issus des partis politiques.

Pour finir, Jean Marc Telliano, rappelle que l’opposition dément formellement le récent communiqué publié par le gouvernement, à propos du processus de dialogue inter-guinéen.

Le président du RDIG, s’inscrit en faux contre l’annonce faite par le porte-parole du gouvernement, au sujet des points d’accords dont ce processus aurait accouché.

Lisez plutôt ses constats et ses préconisations, en pointillés :

Quelques problèmes techniques à résoudre avant la présidentielle

  1. Constats :

1) Le fichier électoral.

-recensement illicite des mineurs notamment dans les zones favorables à la mouvance (haute guinée et un peu en guinée forestière),

-recensement des étrangers (maliens, burkinabés et léonais) lors de la révision des listes électoral en guinée forestière et à l’extérieur du pays (Cote d’Ivoire et Mali),

-déperdition d’électeurs inscrits dont les données ne sont pas parvenues au site central (dans les zones favorables à l’opposition),

-manque de radiation dans les zones favorables à la mouvance (Kouroussa, Mandiana, Kankan Kérouané, Siguiri),

2) Sur les délégations spéciales :

-les chefs de quartier, maires des communes et secrétaires des communes sont des maillons forts du processus électoral de par la loi.

Le code électoral en a fait des appuis de l’organe de gestion des élections. C’est pourquoi on ne doit pas considérer comme inoffensifs.

Ils sont à toutes les étapes notamment à la distribution du matériel électoral, des cartes d’électeurs et dans la désignation des agents électoraux dans leurs localités. Ils peuvent donc influencer le processus et faire pencher la balance en faveur du pouvoir.

3) Sur l’implication de la communauté internationale :

-L’OIF : est a priori en faveur du pouvoir. Elle intervient auprès de la CENI notamment dans le domaine du fichier et de la communication, elle mérite d’être surveillée (exclu).

-L’UE : est marginalisée dans le domaine de l’appui direct à la CENI (ceux sont des consignes du système)

Quelques mesures :

1.Assurer une bonne surveillance de l’affichage des listes électorales notamment à Kouroussa, Mandiana, Kérouané, Siguiri et Kankan ou les mineures sont recensés en masse : c’est visible sur les listes produites par GEMALTO

  1. Provoquer le contentieux sur les listes et demandé un audit du fichier par des experts issus des partis politiques (informaticiens avérés).
  2. N.B : -l’opposition républicaine dément haut et fort le communiqué lu par le porte-parole du gouvernement en ce qui concerne le prétendue accord des 8/10 points de revendications de l’opposition avec le pouvoir : c’est plutôt quatre points traités et qui n’ont produits aucun accord d’où l’opposition a boudé la salle.
  3. C’est pourquoi la question d’aller ou pas aux élections de 2015 repose sur une revue systématique de tous les points cités ci-dessus et à la recomposition de la CENI en amont. C’est paradoxal voir surprenant que la communauté internationale sur laquelle les acteurs se reposent a paraphé unilatéralement ledit accord en l’absence de l’opposition républicaine (juge et partie).

Rapporté par Aboubakri

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