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Ebola : l’OMS étudie l’éventualité de sanctions

margaretchan1L’Organisation mondiale de la santé a annoncé mardi étudier l’éventualité de sanctions à l’encontre des pays qui ne respectent pas les règles sanitaires mondiales, après les carences constatées dans la réponse à l’épidémie d’Ebola.

L’OMS a mis en place un comité chargé d’examiner sa réponse globale à l’épidémie d’Ebola, très critiquée, y compris les raisons pour lesquelles autant de pays ont ignoré les règles sanitaires internationales (IHR) adoptées il y a une décennie par les 194 pays membres de l’organisation.

Le président de ce comité, M. Didier Houssin, a déclaré que le manque de conscience concernant l’application de ces règles et le manque de capacité du système de santé, en particulier dans les pays africains à faibles revenus durement touchés par Ebola, pouvaient être en partie critiqués.

Mais, a-t-il dit à la presse, l’OMS entend également savoir si un système de pénalités est susceptible d’aboutir à davantage de mise en œuvre de ces règles lorsque la prochaine épidémie éclatera.

Selon M. Houssin, le comité a demandé conseil au secrétariat de l’OMS, sur les « procédés de conformité pouvant être utilisés en droit international ».

Lorsqu’on parle d' »armes et d’activités nucléaires, il y a des sanctions, des contrôles et des inspections », a-t-il dit.

« Avec les règles sanitaires internationales, il n’y a pas de sanctions, mais nous observons qu’il n’y a pas de bon procédé de conformité », a-t-il ajouté.

M. Houssin a ajouté ne pas être convaincu par l’efficacité d’un système de pénalités dans le secteur de la santé, mais a ajouté que son comité allait étudier la question en rapport avec le réponse apportée à Ebola.

« Nous sommes dans un état de crise, chacun estime qu’il faut changer quelque chose », a-t-il dit.

Le virus Ebola a circulé en Guinée pendant trois mois avant le premier cas confirmé, en décembre 2013.

En Sierra Leone, un pays voisin où les autorités sanitaires étaient en état d’alerte, il a pu circuler pendant au moins un mois, lui permettant de prendre racine.

Certains pays ont imposé des restrictions de voyage au moment du pic de la crise.

S’adressant à ce comité lundi, la directrice générale de l’OMS, le Dr Margaret Chan, a déclaré que son organisation et d’autres entités avaient été « débordées » par Ebola, et a lancé un appel à des réformes rapides.

Selon des estimations, l’épidémie Ebola, qui a coûté la vie à 11.300 personnes en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone, devrait être éradiquée d’ici à la fin de l’année.

AFP

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