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Plume à Aboubacar Diallo du 31 Août 2015

plumeUn pays tout en transe dont le cœur bat au rythme du cirque du rituel électoral, paré qu’il sera dans quelques jours d’atours charmeurs, mais qui au-delà de ce clinquant et de ce décorum généralement factices, n’espère qu’une seule chose, voir son destin, et celui de ses fils, un tantinet, changer, pour un mieux-être qui leur fuit depuis l’indépendance. Pour y arriver, un seul moyen, exercer judicieusement son droit de vote.

A nouveau la Guinée à la croisée des chemins ! A nouveau, la Guinée de mes fiers ancêtres, morts au champ d’honneur, la Guinée du NON resté historique à De Gaule, la Guinée d’Almamy Samory, de Alpha Yaya Diallo, De Dinah Salifou, de Zégbéla Togba, la liste est longue, oui la Guinée, se prépare à vivre de moments intenses de son existence, de son cheminement tumultueux et à la fois truculent vers plus de démocratie et d’Etat de droit, des moments qui seront intenses de verbes, de visuels, de folklores, mais aussi de tintamarres et de vacarmes nauséabonds et tympanisants, donc de pollution de tout poil. Au milieu de ce capharnaüm, de cet amphigouri, de cet embrouillamini, au milieu de ce branle-le bas de combat où chacun joue à qui perd gagne, le peuple, la Sainte Canaille, la Plèbe, qui a, à nouveau rendez-vous avec son destin, et à qui il est interdit de se louper pour quelque raison que ce soit. Puisqu’à l’Alpha et à l’Oméga de tout cet amas de déferlante sonore et visuelle, il s’agit de lui, le peuple, le bas peuple, il revient à lui, courtisé qu’il est comme une demoiselle à la beauté de fée, il revient à lui, à lui seul, de décider de son sort, de décider des mains de qui son sort sera pour les cinq prochaines années. Peuple de Guinée, il s’agit d’un moment si important, il s’agit d’un moment si grave, qu’il t’est défendu de te louper à nouveau. Non, tu ne peux plus te manquer, non tu ne peux point continûment vivre chichement alors que tu dois baigner dans l’opulence, Dame nature a si bien doté ton sol, oui tu peux, oui tu dois prétendre à une vie meilleure, à un sort plus reluisant, à un destin plus scintillant. Je refuse de me faire à l’idée un seul instant que 2015 aussi sera un autre rendez-vous manqué comme 2010, comme 2008, comme 1984, j’en passe et des pires… Oui Peuple martyr de Guinée, il est venu le temps, d’user du grand pouvoir qui est tien, celui de décider de qui cornaquera ton destin, pour les cinq ans à venir, pour espérer enfin d’une aube nouvelle, pour espérer d’un départ nouveau vers un horizon un peu plus certain. Il est temps que tu te décides de sortir des incertitudes, car ta vie est ponctuée d’incertitudes, il est temps que tu te décides de sortir des tâtonnements et pilotages à vue, car ta vie en a été pavés ! Il est grand temps, que tu te lèves, que tu sortes de ta longue torpeur, que tu te déchaînes, que tu te rebelles contre ce sort de bohème, cette vie d’éternel galérien qui est sienne depuis toujours, qui t’est imposée, pour entamer enfin ta marche victorieuse vers un minimum de bonheur. Peuple de Guinée, oui tu entendras de tout en cette période si particulière, des mûres et des pas mûres, tu verras de toutes les couleurs, mais que tu ne te laisses pas émouvoir, que tu ne te laisses pas monter le bourrichon comme par le passé, que tu ne te laisses pas emporter par le courant d’air de leur galimatias de sornettes et de balivernes, vendeurs d’illusions qu’ils sont pour certains, marchands de sable qu’ils sont pour d’autres, que tu ne te laisses surtout pas allé à tes inclinations ethnico-régionales, comme cela semble être l’étalon de mesure sur l’échiquier politique guinéen, pour que jaillisse du 11 Octobre, la lumière qui éclairera ta destinée jusqu’en 2020. Peuple de Guinée, rappelle-toi ton chemin de croix, rappelle-toi ton odyssée kafkaïenne, rappelle-toi toutes les affres de la souffrance que tu as endurées, rappelle-toi ton parcours sinueux et escarpé, faits de désillusions, de désenchantements, pose-toi la question, si jamais un seul jour, ton sort, celui de ton pays, se sont un tantinet améliorés, cloués que vous êtes à mendier, à trainer la savate, à vivre chichement, à vivre pauvrement ! Il est grand temps que ça change pour de vrai. Pour y arriver, on attend de toi, un vote utile, un vote judicieux, un vote intelligent…

Commentaires

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1 Commentaire

1 Comment

  1. Alfa

    31 août 2015 at 14 h 29 min

    Belle plume, sauf que ce peuple au quel vous , vous adressez a choisi la MISÈRE et il l’a fait savoir á chaque fois que l’occasion lui a été offerte.
    De mon experience, j’ai compris que le guineen deteste tout ce qui peut l’aider á sortir de la misére. C’est d »ailleurs sa seule « fierté »
    Ce peuple deteste l’opulence, il est jaloux de l’intelligence et combat la difference.
    A part le Cameroun, je n’ai jamais rencontré de cadres aussi tordus que les fonctionnaires Guineens. la pluspart d’entre eux sont des rats habillé.

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