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SOS pour Niagassola : un site historique dans les Oubliettes…

balafon_niagassolaDe l’époque médiévale à la conquête coloniale, il a toujours fait parler de lui dans les annales de l’histoire. Il s’agit de Niagassola, une localité dont la légende remonte au XIII ème siècle et qui n’as pourtant toujours pas livré toutes les valeurs historiques et culturelles pour qu’elle soit abandonné à elle même sous l’effet corrosif du temps.

Fort de son histoire et de son apport à la civilisation mandingue, le Niagassola du Balafon mythique de Soumaoro et du fort de Galliéni semble etre de nos jours dans les oubliettes.

Voici le constat que l’on peut pour le moment faire sur le site historique qui abrite l’un des patrimoines de l’UNESCO.

Constaté par un groupe de chercheurs, ceci est le cri de cœur de Niagassola qui lance un SOS à tous ceux qui tiennent encore à préserver notre patrimoine historique et culturel des griffes de l’Oubli. Lisez!

 

 

SOS pour Niagassola

En direction de toutes les bonnes volontés.

Etats, ONG, Ambassades, Organisations internationales …..

Mes dames et Monsieurs, Il s’agit bien de Niagassola

Il s’agit bien du royaume du SOSO BALA

Le SOSO BALA de SOUMAORO KANTE

Il s’agit bien de Niagassola

Du FORT DE GALIENI

TOUTE UNE HISTOIRE.

Situé au nord de l’axe routier SIGUIRI-KOUREMALE

Les anciens l’appelaient village équidistant ; par ce que

Niagassola est situé à 150km de :

SIGUIRI(R de GUINEE).

KITA (R du MALI)

BAMAKO (R du MALI

Niagassola porte d’entrée des troupes françaises qui devaient s’attaquer à   l’empereur du WASSOULOUN.

NIAGASSOLA où ces troupes et celles de l’Al mamy Samory TOURE se sont livrées des combats farouches où, chaque partie était déterminée à aller.

Jusqu’au sacrifice ultime. Les unes pour accomplir leur mission, les autres pour protéger les terres de leurs ancêtres.

Sans vouloir parler de choses qui fâchent, c’est juste des rappels qui de l’avis de certains démontrent le caractère important et stratégique de l’emplacement de ce villages millénaires ou alors plusieurs fois centenaire.

C’est bien ce NIAGASSOLA qui aujourd’hui présente un autre visage. Au lieu d’être un site touristique viable à la dimension de son passé historique est abandonné à son triste sort.

A notre avis, toutes ces deux nations devaient plutôt rivaliser d’ardeur, qui, pour restaurer les valeurs du passé, qui pour grandir cette localité.

Plus loin, pourquoi ne pas même ériger là un centre sous régional de formation (militaire) dans l’enceinte même du fort, pour perpétuer ces ouvrages à jamais dans leur esprit et dans leur splendeur.      

Malgré le courage de ses habitants, avec les activités agro-pastorales, les exploitations artisanales des mines d’or, le commerce transfrontalier le niveau de vie demeure toujours médiocre.

Depuis toujours NIAGASSOLA ne compte que :

–              Une primaire créée en 1946 tombée en ruines malgré une extension réalisée par la 2e république et cela sans clôture (avec un nombre insuffisant d’enseignants);

–              Un collège (enseignants insuffisants) ;

–              D’un centre culturel qui tient tant bien que mal (pas d’éclairage, pas de sonorisation…) ;

–              D’un centre de santé en rénovation ;

–              De quelques 6 points d’eau dont certains sont en pannes

–              Le bureau et le logement du sous-préfet.

 

De sorte que, c’est comme un droit pour les commis de l’état de ne pas résider là, par ce qu’il n’y a pas de structures d’accueils, pas de maisons à louer, pas de marché (situé à 14km) pas de blocs administratifs. Les quelques fonctionnaires qui viennent de temps en temps, passent leurs journées a l’air libre, même le maire n’a pas de locaux.

Les lampes solaires de l’éclairage public ont néanmoins apporté un     soulagement pour l’ensemble de la population.

–              La piste rurale de 77km qui séparent le village de la nationale bitumée Siguiri-Kourémalé ne reçoit pas d’entretien depuis les heures fastes du projet coton (dans les années 2000).

–              Il faut aux véhicules 4* 4 aujourd’hui pour faire le trajet 3 à 4h.

–              La frontière se situe par endroits à moins de 25km

–              Les citoyens s’approvisionnent en grande partie au Mali voisin (sucre farine, huiles et autres articles).

Il faut noter que c’est avec toutes ces difficultés que les hommes et les femmes de cette cité antique gardent encore leur fierté d’être des nobles descendants de SOUDIATA KEITA ET DE BALA FASSEKE KOUYATE.

Dans l’immédiat les besoins pressants peuvent être exprimés dans l’ordre suivant :

Construction du siège de la commune rurale,

Construction d’un bloc administratif,

Restauration et extension de l’école primaire et du collège,

Dotation en enseignants en nombre suffisant (école primaire et collège)

Construction du logement du chef du centre de santé,

Construction d’une cité des fonctionnaires (logement pour 12 cadres)

Construction d’un centre d’accueil (10 personnes).

Construction d’un marché villageois

Réalisation de forages (5 points)

Réhabilitation de la piste rurale de 77km.

Augmentation du nombre de lampes pour l’éclairage public de 75 à         100 unités.

Une réflexion du maire de la commune rurale avec la collaboration de ses conseillers.

N’faly KEITA

Tel   623 77 09 80

Une rédaction de SALL ABDOULAYE   DIRECTEUR DE PME (BTP) Tel : 622 198 450 Sallabdoulye2000@yahoo.fr

 

 

 

 

Rapporté par Moussa Tatakourou Diawara

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