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Coup de gueule/URTELGUI… Quelle Honte!!!!!!!! (Par Antoine Kourouma)

antoine_kouroumaOn a très souvent coutume de dire « L’Homme qu’il faut, à la place qu’il faut ». Hélas, ce très bel adage n’existe pas chez nous. La mise en place du nouveau bureau de l’URTELGUI avait peut-être suscité de l’espoir chez certains journalistes qui croyaient que leur « galère » venait de s’achever, fort malheureusement, ils ont rêvé debout parce-que ce nouveau bureau est tout sauf celui-là qui nous sortira du trou, bien au contraire. De quoi il s’agit, au juste?

La Haute autorité de la communication (HAC), récemment a rendu public une décision dans laquelle, elle interdit les émissions interactives à caractère politique durant la période des campagnes électorales, avant l’élection présidentielle. Normal, dira t-on, la HAC de Martine Condé est dans son role, celui de museler la presse à tous les coups. En réaction à cette décision, voici ce que va dire, dans une déclaration, l’institution censée défendre la corporation en pareille circonstance. D’abord, elle commence par dire « L’URTELGUI met en garde contre toute mauvaise interprétation de cette décision, qui ne concerne que les médias qui ont souscrit au programme de la H.A.C ». Lorsqu’on débute une telle déclaration par des menaces de ce genre, cela sous-entend qu’on a pas de considération pour ces personnes qui ont suivi la décision de la HAC, qui l’ont bien comprise, l’ont critiquée avant de démontrer les manœuvres envisagées par dame Martine et son équipe. Mais là n’est le problème. La confusion, c’est lorsqu’on dit s’opposer à cet acte pris par la HAC et que derrière, on écrit ceci « L’URTELGUI invite ses membres à surseoir aux émissions interactives à caractère politique jusqu’à la proclamation des résultats par la cour constitutionnelle, pour donner la parole aux candidats ». Que de la contradiction. Une confusion qui démontre à suffisance que l’URTELGUI, au lieu d’aider la presse audiovisuelle, elle l’enfonce d’avantage.

La cerise sur le gâteau, c’est lorsque ce vendredi soir, l’un des membres de cette institution a voulu défendre une telle déclaration sur la radio ESPACE dans l’émission POLITIQUEMENT CORRECT, devant des invités assez matures qui maitrisaient bien leur sujet. Notre ami est allé de coq à l’âne pensant avoir affaire à des stagiaires auxquels il a peut être l’habitude de donner des ordres. A l’écouter, j’avais l’impression d’entendre un acteur de téléfilm africain qui ignore tout du monde réel. Il commence d’abord par dire que les propos de SANOU KERFALA CISSE, président de l’URTELGUI ne sont pas ce que reflète le contenu de la déclaration. Est il donc possible de dissocier les propos de KERFALA de la déclaration d’une institution au nom de la quelle il s’exprime? ça ce n’est rien à coté de ce qui arrive: Plus loin, lorsqu’on lui demande, ce que signifie surseoir aux émission interactives à caractère politique pendant le processus électoral, il réagit comme suit: « Je demande aux invités de ne pas analyser avec le coeur, comprenez ce que nous voulons dire. cela signifie qu’il ne faut pas donner la parole aux auditeurs via le téléphone, il faut plutot les inviter au studio pour les faire réagir. ça pourra nous éviter des dérapages… » Une fois de plus voyez combien de fois des gens peuvent avoir des approches aussi irréfléchis. Dites moi combien d’auditeurs peut on inviter dans un studio radio ou sur un plateau quand on sait que par jour, plus de 50 voire 100 personnes interviennent dans une meme émission. Au lieu d’en appeler au sens de responsabilité des journalistes, voyez le genre de propos qu’on nous tient. Assez de choses ont été dites dans cette émission, mais je préfère m’arrêter la et dire ceci: Avec l’ancien bureau de l’URTELGUI, certes il y’a eu des erreurs commises, mais jusqu’à un tel niveau, je n’en ai pas vu. Le bureau sortant a réagit plusieurs fois devant pareille situation avec assez de professionnalisme. Le nouveau bureau à peine installé, il fait une première réaction véritable devant une situation complexe, c’est un désastre.

Au sein de l’URTELGUI, il serait important de revoir la composition du bureau, trier véritablement afin de garder ceux qui connaissent mieux le monde de la communication et surtout les règles et principes qui régissent le métier de journalisme. Selon moi, ce ‘n’est pas parce-qu’on est « patron » de presse qu’il faut forcément appartenir à ce bureau. Si seulement vous saviez comment certains se sont retrouvé à la tête de certains médias, vous reverrez tout de suite vos critères de sélection et d’éligibilité.

A bon entendeur Salut

Antoine Kourouma

 

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