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Coup d’Etat au Burkina Faso: 1 mort et 60 blessés à Ouagadougou

patrouille_ouagaAprès avoir arrêté le président Michel Kafando et le Premier ministre Isaac Zida, mardi, les militaires du Régiment de sécurité présidentiel (RSP), ont annoncé avoir démis le chef de l’Etat burkinabè et le gouvernement et dissous toutes les institutions de la transition. Le général Diendéré, à la tête du putsch, assure que l’ancien président Blaise Compaoré n’a rien à voir dans ces événements. Dans les rues de la capitale, où un couvre-feu doit être instauré à partir de 19 h TU, la tension est à son comble.

Barricades, commerces fermés, manifestations: dans plusieurs villes du pays, les Burkinabé ont marqué jeudi leur hostilité au coup d’Etat perpétré à Ouagadougou par les militaires du Régiment de sécurité présidentielle (RSP), selon des témoignages.

Un mort et 60 blessés ont été recensés au principal hôpital de Ouagadougou depuis ce matin a déclaré jeudi un médecin de l’établissement.

Le mort, un homme touché par une balle, est décédé jeudi, selon le médecin du centre hospitalier universitaire Yalgado Ouédraogo. Les blessés ont été touchés par balle ou souffrent de traumatismes divers, selon la même source.

A Bobo-Dioulasso, la deuxième ville du pays (ouest), la plupart des commerces étaient fermés tandis que l’armée et la gendarmerie restaient stationnées dans leurs camps, selon des habitants joints au téléphone.

« Il y a beaucoup de monde dans la rue. Une maison d’un membre du CDP (Congrès pour la Démocratie et le Progrès, le parti de l’ancien président déchu Blaise Compaoré) a été brûlée », a témoigné un chauffeur, contacté par téléphone à l’AFP.

A Banfora (une centaine de km au sud-ouest de Bobo-Dioulasso), ville de transit vers la Côte d’Ivoire, des habitants ont dressé des barricades pour empêcher les véhicules de circuler. Même scénario à Fada-N’Gourma (est, près de la frontière avec le Niger), où les habitants ont coupé la circulation et certains ont abaissé les drapeaux sur les bâtiments administratifs.

Les commerces et administrations sont restés clos à Ouahigouya (nord-ouest) et à Tenkodogo, ville du centre-est, où des manifestants ont mis en place un comité citoyen contre le coup d’Etat et pour la défense de la démocratie.

Le RSP, qui retient en otages depuis mercredi le président de la transition Michel Kafando ainsi que le gouvernement, a dissous jeudi les institutions de transition pour créer un Conseil national pour la Démocratie (CND) et placé au pouvoir le général Gilbert Diendéré, ancien chef d’état-major de Compaoré.

Les militaires, qui dénonçaient l’exclusion des pro-Compaoré de la présidentielle du 11 octobre, affirment vouloir organiser des élections « inclusives et apaisées ».

AFP

 

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