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La communauté internationale exige la libération de Kafando et Zida

BURKINA1_0Le président Michel Kafando et son Premier ministre Isaac Zida ainsi que plusieurs ministres sont retenus dans le palais présidentiel de Ouagadougou par des hommes armés. La communauté internationale appelle à la libération de ces différentes personnalités pour le bon déroulement de la transition de ce pays. L’Union africaine, la Cédéao et les Nations unies ont publié un communiqué commun.

Alors que le président burkinabè Michel Kafando et son Premier ministre Isaac Zida sont retenus depuis ce mercredi dans le palais présidentiel, les premières réactions se font entendre au sein de la communauté internationale.

L’Union africaine, la Cédéao et les Nations unies ont diffusé dans la soirée un communiqué de presse commun. Ils y affirment avoir appris « avec consternation la prise d’otage commise par le Régiment de la sécurité présidentielle ».

« Les trois organisations condamnent avec la plus grande fermeté cette violation flagrante de la Constitution et de la Charte de Transition », poursuit le communiqué. Elles « exigent que les forces de défense et de sécurité se soumettent à l’autorité politique et, dans le contexte actuel, aux autorités de la transition ».

Dans ce texte, les organisations « soulignent avec force que les auteurs de cet enlèvement inacceptable répondront de leurs actes et seront tenus responsables de toute atteinte à l’intégrité physique du Président du Faso, du Premier ministre et des autres personnalités qu’ils détiennent. » Elles y réaffirment aussi leur « plein soutien à la Transition en cette période cruciale pour son aboutissement ».

Condamnation du Conseil de sécurité

Le Conseil de sécurité de l’ONU a également « condamné dans les termes les plus fermes » la détention du président du Burkina Faso Michel Kafando et de son Premier ministre Isaac Zida, réclamant qu’ils soient « libérés sains et saufs et immédiatement ».

Dans une déclaration adoptée à l’unanimité de ses quinze membres sur proposition de la France, le Conseil de sécurité « souligne que cette détention par des éléments du Régiment de sécurité présidentielle est une violation flagrante de la Constitution » du pays. Les membres du Conseil « exhortent tous les acteurs au Burkina Faso à s’abstenir de toute violence ».

Smaïl Chergui, le commissaire à la paix et à la sécurité de l’Union africaine a affirmé au micro de RFI que « c’est un acte de défi à l’égard de toute la communauté internationale au lendemain de la réunion de Ouagadougou ». Et de rajouter : « c’est un geste inacceptable, ce n’est pas la première alerte qu’on a eu. Ce n’est pas la première tentative qu’ils ont eu d’attenter au Premier ministre. »

RFI

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