Actualités

Plume à Aboubacar Diallo du 21 Septembre 2015

plumeTous les verrous ou presque ayant sauté, les doutes et incertitudes chassés ou en voie de l’être, les adversaires du président sortant, se résolvant enfin, peu à peu à lancer leur campagne, la voie semble désormais ouverte à la tenue d’une présidentielle qui n’est pas totalement dans la poche, contrairement à ce qu’on fait accroire à celui qui ne respire et ne jure que par un Coup KO. Attention aux vendeurs d’illusions !

 

Alors que les businessmen de la crise n’ont pas abdiqué, continuant à échafauder à profusion des plans démoniaques d’un big bang, les vendeurs d’illusion eux, continuent d’essaimer, d’écumer le petit microcosme politique guinéen. Oui, c’est leur saison de prédilection, oui qu’ils ont, malheureusement, toujours de la côte auprès d’une plèbe, encore otage de ses propres turpitudes, enferrée dans les chaînes de son ignorance et de son immaturité politique. Oui, puisque c’est la période, ils lui en mettront plein la vue, que dis-je ils lui enfumeront la vue, de sorte que la plèbe finira comme d’habitude par boire de l’eau de fraîche et croquer à l’hameçon, après avoir avalé niaisement toutes leurs couleuvres saupoudrées, saucissonnées d’une forte dose de démagogie, et de mensonge. Leur commerce a de beaux jours devant lui, alimenté au terreau fertilisant de son ignorance, de sa candeur, et de son enfermement ethnico-régionaliste. A nouveau, cette plèbe, se laisse traîner dans la rue suivant naïvement leur folklore électoral, elle se laisse monter le bourrichon au gré des illusions qu’ils lui vendent, au point de croire que son destin s’illuminera soudain, au sortir du 11 octobre. Je plains le sort de ce peuple qui à nouveau se loupera, parce qu’il ne votera pas utile, parce qu’il ne votera pas à l’aune des programmes de société et des valeurs intrinsèques des hommes et femmes qui prétendent gouverner à sa destinée, parce qu’il votera encore et encore ethnie, région, sans le moindre discernement. Outre mesure, ce peuple, se doit de faire une évaluation objective de son sort, pour savoir si celui-ci s’est, un tantinet amélioré ou pas depuis cinq ans, pour savoir s’il est plus uni que par le passé, s’il a aujourd’hui, plus que par le passé accès aux services sociaux de base : eau, électricité, hôpitaux, écoles, et infrastructures routières. S’il est que ce peuple semble soudain ébloui, voire étourdi un peu comme les prisonniers de la caverne de Platon, par des rayons de lumière, projetés par Kaleta, aidé en cela par dame nature, il n’en est point pour les autres services sociaux, indicateurs objectifs, étalons de mesure de sa condition humaine, de son déterminisme social. Qu’on ne vous vende pas de nouvelles illusions, la réalité de votre quotidien est criarde avec au menu les bidons jaunes sur vos têtes ou dans vos coffres, arpentant des quartiers à la recherche de l’or bleu, source de vie. Qu’on ne vous vende pas de nouvelles illusions, notre système d’enseignement s’est totalement délité du fait de la corruption et de leur incurie. En jugez par le niveau de l’apprenant ou du sortant d’un système LMD, mal engagé, et apparemment inadéquat. Quid de notre système de santé ? Au lieu de connaître une once d’amélioration, il s’est littéralement effondré, Ebola ayant en profité pour semer terreur et désolation, sans oublier le palu qui au moment a tué plus, la polio qui menace, la méningite, la rougeole qui font également leur effet ravageur. Et ces routes de la honte, celles de notre vitrine ? Y circuler de nos jours, revient à dire avoir un coffre solide. Ouf qu’on en a marre, ouf qu’on marre de ces routes faites à l’as de pique et qui s’effondrent aussitôt à la première pluie tombée, ouf qu’on a marre de ce rodéo urbain à vous arracher les cheveux. D’ici je m’adresse au sortant Alpha Condé, surtout qu’on ne vienne pas lui mentir à nouveau lui miroitant une victoire facile dès potron-jaquet, ce ne sera point une partie de plaisir, ce sera disputé, âprement disputé monsieur le président-candidat. Vous-même, du fait de vos choix tirés par les cheveux, vous avez fini par plomber votre campagne. A maints endroits, tel que Matoto, le plus grand bassin de voix du pays, vous vous êtes tiré une balle dans les pieds, comme si la cuisante défaite de 2013, ne vous a pas échaudé. Attention, attention, au-delà du décorum de ce qui est présenté au peuple comme réformes, au-delà des sirènes de thuriféraires, le peuple sait parfois surprendre. Il vous a envoyé un signal fort aux législatives dernières, le peuple n’est pas bête, le peuple n’est pas dupe à tout temps. A entendeur salut !

 

 

 

 

 

 

Commentaires

commentaires

1 Commentaire

1 Comment

  1. Couleur Tropicale

    21 septembre 2015 at 12 h 51 min

    Les phrases sont trop longues. Une phrase doit contenir au maximum 15 mots….

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

To Top