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Voici la motion de soutien de la société civile guinéenne au peuple burkinabè

ciChers concitoyens du monde et de l’Afrique, depuis le 16 septembre dernier, le peuple frère du Burkina Faso a vu son processus de démocratisation remis en cause par une bande d’éléments armés pour des raisons infondées et incompréhensibles.

Cette forme de prise de pouvoir par des armes sens cesse dénoncée, est une insulte à tous ceux qui, burkinabé ou pas, africains ou pas, mais respectueux des valeurs et principes démocratique et de l’Etat de droit. L’Afrique n’en plus besoin.

C’est pourquoi, à l’appel du Réseau Convergence des Jeunes Leaders pour la Paix et la Démocratie, la Société Civile guinéenne à travers sa synergie d’Actions pour la Paix attentive à tous obstacle à la démocratie en Afrique, affirme son soutien au courageux peuple burkinabé qui a osé, au péril de sa vie, rompre avec le régime comparé le 31 octobre 2014 qui s’apprêtait à tripatouiller les textes de lois pour proclamer à vie un homme au pouvoir.

Conscients que :

-Le peuple burkinabé mérite un respect à défaut d’appuis concrets dans la définition de son chemin vers l’avenir et non une nouvelle dictature déguisée sous une stupide raison qui n’a d’autres objectifs que de perpétuer le régime déchu contre la volonté populaire burkinabé. L’Afrique n’en n’a plus besoin ;

-Nous n’avons plus besoin de coup d’Etat ou de régime imposé de force au peuple en Afrique, sous toute autre forme qui ne soit par la voix du peuple ;

Inquiets face à l’insuffisance de soutiens réels de la communauté internationale au peuple Burkinabè en danger, et surtout du projet d’impunité de la CEDEAO (qui se veut celle des peuples) au crime du sang ;

Nous acteurs de la Société Civile guinéenne, à travers cette action citoyenne:

-En appel au sens de patriotisme des putschistes s’il en existe encore à déposer sans conditions préalables les armes, s’en remettre à la volonté du peuple auquel ils appartiennent et laisser la transition suivre son court normal.

-En appel au sens de responsabilité de l’ensemble des dirigeants de la CEDEAO, aux organismes africains et internationaux à ne pas perdre de vue  l’effet d’entrainement sur d’autres pays que pouvait avoir toutes négociation avec ce groupe des putschistes tendant à la culture de l’impunité ;

-Appel à la mobilisation de l’ensemble des organisations de la société civile africaine et internationale contre ce que nous qualifions d’insulte auxprincipes et valeurs démocratiques jusqu’au retour à la situation d’avant putsch.

Nous proclamons notre soutien indéfectible au vaillant peuple burkinabè particulièrement à sa jeunesse qui a fait preuve de son engagement et de sa détermination en ces moments difficiles et douloureux. A cette occasion, nous adressons nos condoléances les plus attristées au peuple burkinabè et aux familles éplorées.

L’Afrique n’a plus besoin de coup d’Etat, d’assassinat et d’obstruction à la liberté de presse et au droit des citoyens à choisir librement leurs dirigeants.

Vive le peuple Burkinabè ;

Vive la Démocratie ;

Ensemble pour la Paix, la liberté et la lutte contre l’impunité dans toutes ses formes !

Conakry, le 22 septembre 2015

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