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Ebola et stigmatisation: Des guinéens maltraités puis refoulés de la Côte d’Ivoire!

Mésaventure 2Mésaventure3Au moment où la Guinée et ses partenaires se battent contre les derniers cas  de la fièvre hémorragique à virus ébola, les guinéens continuent de subir les traitements dégradants à l’étranger, notamment dans certains pays voisins. C’est le cas en Côte d’Ivoire, pays où  le principe de libre circulation des personnes et leurs biens dans l’espace CEDEAO est royalement ignoré, quand il s’agit de guinéens.

Selon le témoignage de Moussa Mouctar Barry, une des victimes, il y a une semaine, dans ce pays voisin jadis réputé pour son hospitalité, des autorités locales ont arrêté, séquestré, et refoulé des guinéens en route pour Abidjan, où ils devaient prendre part aux funérailles d’une parente décédée.Sur le territoire ivoirien, toujours selon M. Barry, sa famille en deuil ne trouvera pas de consolation. Au contraire, les ennuis et tracasseries s’y sont multipliés.
Déjà sous le choc du décès, les parents (frères et sœurs), accompagnés de deux enfants de la défunte ont subi une véritable torture morale.Aux postes de contrôle, pour un premier temps, des agents leur ont créé toutes sortes de difficultés, avant de les libérer contre des sommes allants jusqu’à 20 000 CFA par barrage. Mais c’est à Touba (localité ivoirienne), que les traitements dégradants atteignent leur paroxysme. A en croire notre source, c’est dans cette localité que les autorités civiles, alertées de la présence de « guinéens clandestins arrivés avec leur ébola », ordonnent que les passagers guinéens arrêtés soient conduits dans une structure de dépistage Ebola, pour examen. Le contrôle effectué, aucun cas d’ébola, ni une température suspecte n’a été enregistrée. Ce qui n’a pas permis aux guinéens de continuer leur route. C’est d’ailleurs l’enfer qui continuera pour cette famille qui sera séquestrée au commissariat où elle va passer la nuit du lundi 21  septembre dans des conditions plus qu’infortables (voir photos). Avant reconduits à la frontière comme des malpropres, le mardi 22, avec un cortège jusqu’à la frontière avec la Guinée.

Mais ce qui est grave, c’est que le calvaire que M. Barry et les siens viennent de vivre est loin d’être un cas isolé. Il serait plutôt le quotidien des Guinéens en partance pour la Côte d’Ivoire via la voie terrestre ces derniers temps. Bien que la frontière entre les deux pays n’est plus officiellement fermée Et le pire c’est qu’on ne sait pas quand Conakry prendra des dispositions pour mettre fin à cet enfer de ses citoyens. Hélas!

Thiernodjo

656 39 73 52

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