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Tribune : Réponse à Monenembo ou la plume honteuse

thierno_monenemboVous n’est que ténèbres, monstre, démon… que-sais-je encore au service d’une ethnie, ton ethnie. Quelle honte dans votre marche vers la foulaphobiture suprême ?

Monsieur Monenembo vous rejoignez déjà de votre vivant la poubelle de l’histoire. Vous êtes pathétiquement mauvais, pathétiquement dangereux, pathétiquement nocif … Tout écrivain mérite son époque mais à la différence des autres vous devenez une singularité alarmante. le cynisme ethnique et de l’extrémisme est votre devise à la limite de l’ineptie. Machiavel dont vous parlez mérite sont temps pour avoir fait une analyse selon les lentilles de l’objectivité et du réalisme politique. Que pourrait-on retenir de vous ? Sinon que des maux qui se bousculent.

Vous racontez des contrevérités qui ne sont propres qu’à vous et ceux qui se reconnaissent en vous mais pas le peuple de Guinée dans sa majorité absolue.

Dites-nous qui voulez-vous réellement voir au pouvoir ? Cette réponse que vous n’avez jamais accouchée et connue du guinéen. Vos raisonnements puérils sont aussi connus même par les bêtes sauvages qui déplorent votre marche arrière dans la patrie sombre de l’histoire.

Imaginez un instant ce que les guinéens retiendront de vous demain. Cherchez à rejoindre nos fiertés qui sont entre autres : Camara Laye, Alioune Fantouré, William Sassine, Nènè Moussa Maleya Camara … Ces écrivains qui se sont mis au-dessus de leur situation particulière ou condition humaine pour se mettre au service de leur pays, notre Guinée, au lieu de rentrer dans les détails ethniques ou s’ériger en sentinelle d’une ethnie.

Il est mieux, encore mieux d’être légaliste, trop légaliste que d’être délinquant ou baroudeur.

Au-delà de la loi, il n’y a de place que la jungle, conflits fratricides qui demeurent vos souhaits ardents et c’est ce que vous insinuez dans vos propos malsain en tant que prophète du malheur. Le peuple guinéen est mûr et est en avance sur vous. Quel paradoxe monsieur l’écrivassier Monenembo ?

Ousmane SACKO

Commentaires

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14 Commentaires

14 Comments

  1. Adolf Condé

    22 octobre 2015 at 23 h 09 min

    Les partisans de Alpha Condé n’ont qu’un seul mot à la bouche: Ethnie, Ethnie, encore Ethnie. Pour eux, tous les opposants à Alpha Condé n’ont que des raisons ethniques. Je suis malade de l’ethnocentrisme des partisans de Alpha Condé.

    • mariame camara

      23 octobre 2015 at 11 h 33 min

      Tu n’es pas encore malade sinon tu aurais fait preuve de patriotisme , depuis le temps de la révolution vous ne faites que vous victimiser , pour quelle raison on ignore …. pour que le pays change il faudra d’abord commencer par changer vos mentalités et malheureusement quelle que soit la durée d’un bois dans l’eau il deviendra jamais caïman , malgré tout ce qu’on fait pour la réconciliation vous trouverez toujours qu’on est ethnocentrique ce qui est vraiment déplorable chez vous .N’eut été l’intervention de Mme Fatou Bensouda vous seriez encore prets a brûler notre chère patrie mais hélas !!! nul n’échappera a son destin ,alors resaisissez vous et enlevez cette idée d’ethnocentrisme dans vos tetes car ça ne sera pas a votre avantage …

      mariame camara

      • Adolf Condé

        23 octobre 2015 at 17 h 43 min

        Mariame Camara,

        Quelle est ta définition du patriotisme?
        Tué, pillé, violé les citoyens guinéens? Détourné les fonds publics?Non, je n’y crois pas. La démocratie, c’est le pouvoir et l’opposition. Le problème est que votre référence c’est la dictature communiste-tout le monde derrière le chef.
        Bilan économique du Patriote Alpha Condé:
        -Vente du MONT SIMANDOU à RIO TINTO à 700 Millions de dollars: Pas d’usine et pas d’argent dans les caisses de l’Etat.
        -Vente des Ressources Minières Guinéennes à PALADINO: 25 Millions de dollars: Pas d’argent dans les caisses de l’Etat.
        -Prêt Congolais :50 Millions de dollars et rien dans les caisses de l’Etat.
        -150 Millions de dollars Angolais et rien, nada dans les caisses de l’Etat.
        -Recettes des compagnies de Téléphonies(Areeba,…), avec la disparitions de centaines de Millions de dollars, et Rien dans les caisses de l’Etat.
        -Exploitation du Minerai de FER de FORECARIA avec plus d’un million et demi de tonnes exportés sans aucun sous dans les caisses de l’Etat.
        -Saisie de Millions de dollars par la douane Sénégalaise à destination des Paradis Fiscaux du Golf et sans aucune permission légale valable au niveau international.
        -…etc

      • Adolf Condé

        23 octobre 2015 at 17 h 53 min

        Billan sécuritaire et judiciaire de Alpha Condé:
        Votre justice est une merde. Votre mentor Alpha Condé a tué ce qu’il y avait d’Etat en Guinée en faisant la promotion du culte de sa personnalité- tout se réduit à lui et il n’est responsable de rien. D’où son surnom de PETIT ROI. Ecoute Amnisty international: https://www.youtube.com/watch?v=n7i9uUpy7bA

        Massacre d’opposants:
        -Conakry près de 80 opposants
        -Fautes Sécuritaires : Plages de Rogbane, …
        -Pillages des marchés de la capitale et de N’Zérékoré par les loubards de Alpha Condé
        -Massacres de Zogota, Saoro,…etc
        -Massacres de Banankoro,pillages d’habitations et de Magasins
        -Massacres de Womé, N’Zérékoré,
        -Ebola,..etc
        Alpha Condé est une calamité pour le peuple de Guinée.

      • Adolf Condé

        23 octobre 2015 at 17 h 58 min

        Pas de haine mon frère Mariama Camara. Quand quelqu’un est au pouvoir ou a exercé le pouvoir, les gens ont mille raison de l’aimer ou de le detester. Alpha Condé n’ai pas DIEU.Personne, ni toi , ni moi ne mérite de mourir pour avoir exercé sa liberté. La démocratie c’est pas le conformisme, c’est la diversité des choix. Arrêter de ramer tout le debat en Guinée au Debat ethnique. Obama a été magistralement élu en 2009 et réelu en 2012 avec moins de 4 milllions de voix que lors de sa prémière election. Quand on gouverne on fait forcément des mécontents. Et Alpha a du sang d’inosens guineens dans ses mains.

        • GORKO

          25 octobre 2015 at 0 h 57 min

          @Adolf Conde, Mariame Camara ne peut etre que ta soeur meme si elle parle comme tes fréres RPGistes. C’est une Soeur au Discours d’un Frére lol.

      • Adolf Condé

        23 octobre 2015 at 18 h 00 min

        Le débat démocratique c’est argument contre argument sans injures. Le problème que l’on a avec vous est que dès qu’on critique un de vos dirigeants,vous vous énervé comme si c’était une injure contre le prophete Mohamed paix et salut sur lui. Attention Alpha Condé est un humain comme toi et moi,comme les opposants d’ailleurs. Ce n’est pas un DIEU

  2. Adolf Condé

    23 octobre 2015 at 17 h 56 min

    Mariama Camara,

    Ton discours ne connais pas la démocratie, il ne ressemble qu’aux discours des communistes
    Résumé du Hold up electoral de Alpha Condé:
    Tout ce que tu écrit ici, n’enlève en rien aux faits:
    1-Chasse et emprisonnement des délégués de l’opposition-reconnue par Damantang et la Mouvance.
    Du coup, Alpha Condé(militaire, administration,..) a voté, il a dépouillé et publié ses résultats. Comment pouvait-il être défait?
    2-Des circonscriptions entières des guinéens de l’étranger n’ont pas reçu de cartes d’électeurs(Angola, Guinée Bissau, Sierra Leone,…)
    3-Répartition sélective(ethnique) des cartes d’électeurs: des exemples existes.
    4-Bourrage d’urnes(sans délégués de l’opposition) en Haute Guinée jusqu’à 23 Heures, où est l’équité?
    5-Vote sans carte d’électeurs
    6-Vote sans liste d’émargement
    7-Vote sans enveloppe et sans isoloir.
    etc.
    Vu tout cela, et connaissant ton état de mendiant et de griot de Alpha Condé, cela ne m’étonnera pas que tu continues sur ta lancée.

  3. Harouna Diallo

    24 octobre 2015 at 0 h 43 min

    Ousmane Sacko,
    Tu es assimilable à un loup qui erre dans une bergerie à la recherche en vain d’une proie. Hélà ! Tu semble peut être trop petit pour pouvoir dévorer ta proie, et j’en suis sûr que cette dernière peut meme devorer son predateur.

    Pour tirer un dénouement d’un discour politique, pour analyser un commentaire d’un écrivain célèbre, il faut imposer en sois un certain nombre de lucidité et neutralité, car la moindre peccadille risque de tourner la langue de l’auteur.

    Par ailleurs, Ousmane Sacko, tu n’es pas fou par la débilité mentale, mè fou par un handicap de conscience.

    Étranglée jusko fibre d ton etre, ta conscience a perdu tte faculté d raisoner.
    Aliéné, tu toussotes des illusions en te moquant de la barbouillée et en narrant continûment des absurdités à outrance.

    Ainsi, rien à priori ne prédispose la guinée aux clivages ethniques qu’elle a connue d 2010 à 2015. Cette triste réalité, elle la doit en grande pompe à la boufonnerie et aux frasques d’un seul homme. 5 ans seulemen o pouvoir lui sont largemen sufisan pour devenir o yeux du monde entier l’un des professeur les plus tarés, mè aussi le plus hargneux d notr époke.

    Ouf !

  4. GORKO

    25 octobre 2015 at 0 h 36 min

    Depuis un certain temps nous constatons une tension palpable entre les Guinéens.

    Il y a ceux qui disent se battre pour plus de Justice, de vérité , de Démocratie et de Paix entre les Guinéens d’une part et ceux qui estiment que toutes ces valeurs pré-citées ne sont pas suffisantes pour légitimer le combat de ce groupe. Pour ces Derniers la raison est autre que ces nobles valeurs. Pour eux, c’est purement et simplement de l’ethnocentrisme, juste une victimisation démesurée et sans importance.

    Cependant avec un peu plus d’objectivité dans nos analyses,nous saurons si réellement il ya la Justice, s’il y a la Vérité,si la Démocratie est vraiment effective en Guin%G3e.
    Certes les appréciations seront Diverses et ne peuvent toutes être les mêmes.

    Partant de ce fait je ne comprend pas pourquoi on refuse à certains de s’exprimer librement sans crainte d’être taxés d ‘ethnos ou d’ennemies de la Nation, de Loubards etc…
    Le mal va jusqu’à dire que s’ils manifestent dans la rue( pour leur droits) cela équivaut à prendre le Taxi pour l’Abattoir.
    A quelle époque sommes-nous =
    Faudrait-il que tout le monde apprécie la même chose sans contester?
    Y a t-il des Guinéens plus vrais que D’autres, des Citoyens de secondes Zone?
    La chose publique devrait-elle être gérée que par un groupe de Guinéens au détriment des Autres?
    Telles sont à mon avis les vrais questions pour chercher à départager les deux parties belligérantes.

  5. GORKO

    25 octobre 2015 at 0 h 49 min

    Depuis un certain temps nous constatons une tension palpable entre les Guinéens.

    Il y a ceux qui disent se battre pour plus de Justice, de Vérité , de Démocratie et de Paix entre les Guinéens d’une part et ceux qui estiment que toutes ces valeurs pré-citées ne sont pas suffisantes pour légitimer le combat du premier groupe. Pour ces Derniers la raison est autre que ces nobles valeurs. Pour eux, c’est purement et simplement de l’ethnocentrisme, juste une victimisation démesurée et sans importance.

    Cependant avec un peu plus d’objectivité dans nos analyses,nous saurons si réellement il ya la Justice au sens le plus noble du Terme, s’il y a la Vérité,si la Démocratie est vraiment effective en Guinée.
    Certes les appréciations seront Diverses et ne peuvent toutes être les mêmes.

    Partant de ce fait, je ne comprend pas pourquoi on refuse à certains de s’exprimer librement sans crainte d’être taxés d ‘ethnos ou d’ennemies de la Nation, de Loubards etc…
    Le mal va jusqu’à dire que s’ils manifestent dans la rue( pour leur droits) cela équivaut à prendre le Taxi pour l’Abattoir.
    A quelle époque sommes-nous ?
    Faudrait-il que tout le monde apprécie la même chose sans contester?
    Y a t-il des Guinéens plus vrais que D’autres, des Citoyens de seconde Zone?
    La chose publique devrait-elle être gérée que par un groupe de Guinéens au détriment des Autres?
    Telles sont, à mon avis, les vrais questions pour chercher à départager les deux parties belligérantes et rétablir de ce fait, la VÉRITÉ..

  6. GORKO

    25 octobre 2015 at 1 h 03 min

    La présidentielle guinéenne est cocasse, consternante et inquiétante. Elle place ce fabuleux pays au carrefour « du pleurer-rire », pour emprunter le titre d’un roman du Congolais Henri Lopès. En tant que révélateur photographique, le scrutin du 11 octobre dernier, a montré l’action des démons intérieurs et les agissements des ogres extérieurs. Les uns et les autres ayant combiné leurs efforts en vue d’abêtir éternellement la Guinée longtemps arriérée et les Guinéens profondément éprouvés par une tyrannie politique et un immobilisme économique à l’échelle de deux générations. De 1958 à nos jours.

    Sans rire – par respect pour ce peuple voisin et frère – voyons la portion drôle et navrante du panorama électoral qui ne consolide pas, loin s’en faut, les précaires acquis démocratiques ! Une kyrielle de dysfonctionnements qui désolent les citoyens, disqualifient la CENI, évidemment coupable, et accablent l’appareil d’Etat, forcément responsable.Comment peut-on confectionner, en cette ère des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC), des listes électorales sans ordre alphabétique ou numérique ? La soif du deuxième mandat et la volonté d’éviter la deuxième haie (le second tour) difficile à franchir, ont donné corps au slogan : « un coup KO ».

    Question : cet unique coup met-il au KO le candidat vaincu Cellou Dalein Diallo ou plonge-t-il la Guinée dans le chaos ? Un KO peut hâter un chaos. Pour le moment, il y a une odeur persistante de victoire à la Pyrrhus qui agresse les narines. Une victoire à la Pyrrhus étant une victoire à l’issue de laquelle le vainqueur est aussi esquinté que le vaincu. D’où l’envie de pleurer sur le destin matraqué de la Guinée abonnée à la guigne.

    La déception arrache, aussi, les larmes face à cet éternel Professeur, cet ancien opposant et actuel Président, Alpha Condé, qui octroie à son pays – surprenant paradoxe – un scrutin digne du trio bien connu d’analphabètes et de despotes que furent Lansana Conté, Gnassingbé Eyadema et Omar Bongo. L’influence maléfique du communautarisme ethnique et forcené est passée par là. Un vrai talon d’Achille qui a précipité le récent processus électoral, sur les pentes d’une chienlit orchestrée.

    Les illustrations existent à foison. Par exemple, dans un bureau de vote, à Conakry, seules 10 personnes ont pu voter, en une heure. Ailleurs, le spectacle est plus effarant. Il s’agit, en vrac, du manque de kits, de la pénurie d’isoloirs, de la disparition des fiches d’émargement, de bourrages d’urnes et de l’irruption de chasseurs traditionnels armés de flèches dans des centres de vote normalement protégés par des gendarmes. N’empêche, le satisfecit (voire la certification internationale du scrutin) est promptement donné – avant la fin du comptage des bulletins – par l‘Union Européenne curieusement plus véloce que la CENI : « Les dysfonctionnements réels et les irrégularités constatées ne sont pas de nature à entacher les élections ». C’est, à la fois, hilarant et alarmant. Mais pas étonnant.

    En effet, l’agenda de la communauté internationale est amplement amendé sinon bouleversé. Le discours de La Baule de 1990 (bréviaire de la politique africaine de François Mitterrand) est jeté aux orties.L’aide financière, le soutien politique et la protection militaire de la France ne sont plus tributaires de la bonne gouvernance, du progrès démocratique et du respect scrupuleux des droits de l’homme. La lutte contre le terrorisme – Aqmi et Bokko Haram en Afrique – et l’accès sans entraves aux richesses – le pétrole abondant à Pointe-Noire et les métaux précieux du mont Simandou vers Nzérékoré – passent avant l’expression correcte du suffrage universel. En d’autres termes, le sermon de la Baule est remplacé par l’onction de Hollande. C’est du moins ce que dit, en substance et parfois en détails, le journaliste Christophe Boisbouvier dans son dernier livre.

    En résumé, le pré-carré devenu obsolète est supplanté par des zones économiques et stratégiques rigoureusement dessinées et sécurisées. Tout comme la moche et caduque Françafrique est relayée par la belle et séduisante vitrine de l’Internationale socialiste, au sein de laquelle « les copains Hollande, IBK, Issoufou et Condé » s’échangent régulièrementdes SMS », d’après les révélations de l’interviewer emblématique de RFI, pompeusement baptisée « La Radio Mondiale » mais effectivement perçue comme « La Voix du Quai d’Orsay », nonobstant le professionnalisme admirable de ses rédactions.

    Le tableau des convoitises économiques, le dispositif stratégique et la complicité entre dirigeants sont éloquents à cet égard. Au Niger, le Président Issoufou est un bon pote qui accorde une base de drones à l’US ARMY à Agadez et une enclave (Madama) à l’armée française, en plein désert. En outre, le Général Koré Laoual, patron des services secrets de Niamey, aide discrètement à la libération d’otages français retenus au Sahel. Des faveurs et des collaborations refusées, jadis, par Tandja Mamadou dont les relations avec Mme Anne Lauvergeon, ex-directrice d’AREVA, furent exécrables. Quant au Président malien Ibrahim Boubacar Keita, son copinage avec Hollande est sporadiquement éprouvé par la pomme de discorde que représente la région de Kidal convoitée par le lobby militaire français mais surveillée, comme du lait sur le feu, par la vigilante et nationaliste opinion publique de Bamako.

    A l’aune de la nouvelle donne sus-indiquée, on comprend bien les déclarations et cerne mieux les attitudes de l’Union Européenne, en général, et de la France, en particulier, autour du scrutin guinéen. On apprécie, également, l’aplomb du Président Alpha Condé avant, durant et après le vote. Une superbe confortée par les initiatives intempestives de l’ambassadeur de France à Conakry, son Excellence Bertrand Cochery. Un chef de mission diplomatique qui a l’outrecuidance de dicter (au téléphone et sur un ton comminatoire) à un ancien Premier ministre, Cellou Dalein Diallo, la ligne de conduite à tenir,après la proclamation des résultats. Toujours boulimique en conseils et désinvolte en manières, le diplomate français a détaillé devant les micros des medias, les modalités légales de manifestations dans un Etat de droit. L’ambassadeur Cochery (Les Guinéens bourrés d’humour le surnomment « Son Excellence Cochonnerie ») ne prend-il pas la région de Faranah pour celle du Finistère ?

    Visiblement, le parrainage de Paris semble être, aux yeux du Président Alpha Condé, le meilleur blindage face aux remous hostiles et aux tirs adverses. Ce n’est pas si sûr. Car, le deal avec l’Elysée peut produire des effets pervers. En effet, l’infantilisation politique et programmée des populations africaines induira, à la longue, une désintégration inexorable et, parfois,accélérée de pays dont la fragilité est structurelle. Cas de la Guinée. C’est d’autant plus vrai que le Gouverneur de Conakry a interdit simultanément aux militants du RPG de manifester leur joie, et aux sympathisants de l’UFDG d’exprimer leur colère. Convenez avec moi que cette directive préfectorale est cocasse en démocratie : « Vous les vainqueurs, cachez votre bonheur, vous les vaincus, masquez votre chagrin ! ». Un tel arrêté est le parfait baromètre de la crédibilité ou de la légèreté d’un scrutin. Et, surtout, du malaise gouvernemental. Il se passe de commentaire.

    PS : Conakry était, en 1958, le haut lieu d’une retentissante collision franco-guinéenne, avec le fameux « NON » de Sékou Touré, adressé au Général De Gaulle. Cinquante-sept ans après, elle est le petit coin d’une collusion ou d’une connivence franco-guinéenne. A défaut de se répéter, l’Histoire fait des grimaces, à l’instar d’une vieille guenon. Même chose à Bamako où l’héritage de Modibo Keita cherche désespérément des épaules solides. Les pionniers de l’indépendance étaient des hommes peu diplômés (instituteurs, moniteurs, ouvriers etc.) mais imbus de dignité et soucieux de souveraineté nationales. D’où leurs tête-à-tête épiques avec les dirigeants français. Un demi-siècle après, les leaders actuels (censés être des lumières) ne tiennent plus la dragée haute, ils quémandent des parrainages parisiens.

    Chronique de Babacar Justin Ndiaye parue dans dakaractu

  7. Alamarou

    5 février 2016 at 14 h 06 min

    Dommage…!!!

  8. Karim hamdalaye

    7 février 2016 at 19 h 11 min

    Nous avons reçu trop des révélations maïs jusqu’à présent les corrompus ne veulent pas arrêtez leurs routines.mais allons leurs combatres jusqu’à dans leurs ccellules.

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