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Kankama : Un seul enseignant pour six classes, les interrogations de la prochaine rentrée scolaire…

enseiFixée au 09 Novembre prochain, la rentrée scolaire 2015-2016, est synonyme d’interrogations à Kankama, chef-lieu d’une des neuf sous-préfectures de Dabola.

Elèves et leurs parents, se demandent de quoi sera faite cette autre rentrée des classes ? La hantise, c’est comment garder l’unique enseignant qui est resté sur place depuis trois ans ? L’autre question, c’est celle que voici : auront-ils un second enseignant enfin, pris en charge par l’Etat ?

Là-bas, le constat est très alarmant. Deux secteurs dans lesquels l’Etat marque généralement sa présence dans le pays profond, l’éducation et la santé en l’occurrence, sont totalement à l’abandon.

Tenez, puisqu’on parle de rentrée des classes,à moins de deux semaines de cette rentrée, aucune disposition n’a été prise pour cette sous-préfecture. Pas d’enseignants, pas d’encadreurs, encore moins de matériel didactique…

Le seul enseignant qui avait accepté de rester sur place depuis trois ans, se fait attendre encore. Le contractuel qui l’avait épaulé l’année dernière, a foutu le camp, faute de salaire.

En termes d’infrastructures, il existe six salles de classe au primaire, mais dans un état piteux. Un bâtiment devant servir de collège, construit depuis trois ans, est à l’abandon, faute d’enseignants.

Conséquence, la chaîne de la scolarisation est rompue dans cette sous-préfecture depuis trois ans. En termes simples, il n’y a pas eu de nouveaux enfants scolarisés dans cette localité depuis trois ans.

Côté santé, le tableau n’est guère reluisant. Le seul centre de santéde la localité, est vétuste et tend vers la ruine. Pas un seul agent de santé.

Il est à se demander si l’Etat est présent dans cette sous-préfecture ? S’il y a un seul représentant de l’Etat guinéen sur place ? Quid des autorités préfectorales ? Qu’est-ce qui les empêche de remonter ce constat alarmant au haut niveau ?

Pour finir, il est à dire que les prétendues performancesfacticement inscrites au comptedu ministère de l’enseignement pré-universitaire, ne sont que du vent dans nombre de nos localités, qui manquent de tout ou presque dans ce domaine.

Aboubakri

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