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Plume à Aboubacar Diallo du 02 Novembre 2015

plumeÇa y est ! C’est officiel, celui qui préside aux destinées de la Guinée depuis 2010, rempile à la tête du pays. Sa victoire, via un ‘’ coup KO’’, infligé à ses adversaires, dès le premier round d’un combat au terme duquel, s’imposent d’importants enseignements pour l’avenir même de la démocratie, a été confirmée par la cour constitutionnelle. A charge pour lui désormais, de mériter plus la confiance du peuple.

 

Son coup KO, il l’a voulu, lui et ses soutiens y ont cru jusqu’au trognon, lui et ses soutiens, ont ferraillé dur pour y arriver, les y voici rendus. Non sans anicroches ! Oui, le chemin qui y a conduit, fut de bout à bout, parsemé d’embûches. Lui et ses soutiens y ont fait face, sans se dérober un seul instant. Face à des adversaires durs à cuire. Oui, le combat ne fut guère une sinécure. Contrairement aux années du semblant de démocratie et de pseudo-élections, où il était comme écrit que la réélection du président sortant, ne devait souffrir aucune ambiguïté, lui Alpha Condé, celui-là même qui a le plus subi de ces années de chape de plomb, a dû retrousser ses manches, a dû ^^mouiller le maillot, pour y arriver. Ce ne fut point un cadeau servi sur un plateau doré. A ce titre, il n’a donc pas vaincu sans péril, là réside une première gloire de cette victoire. C’est au bénéfice de la démocratie guinéenne qui n’offrira plus de blanc-seing à un président qui se représente. L’autre gloire à tirer d’^^un processus qui a été d’un bout à l’autre, une épreuve de nerfs, un combat d’épées, non sans victimes, le peuple, toujours la plèbe, qui en a payé le plus lourd tribut, c’est à la fois la maturité et le sens de responsabilité dont celle-ci, a justement fait montre, sans ^^effusion de tensions, à la faveur du scrutin lui-même et à la faveur de la proclamation aussi bien provisoire que définitive des résultats qui l’ont sanctionné. C’est au bénéfice d’une démocratie qui se construit, qui s’affermit. Mais c’est à mettre à l’actif des vaincus et de leurs soutiens, qui, toutes frustrations contenues, soit s’en sont remis aux voies légales, soit s’y sont abstenus et s’abstenus de recourir à d’autres moyens de contestation certes consentis par la constitution, mais qui ne pouvaient s’exercer sans dommages pour un pays qui a bu le calice jusqu’à la lie. Ils sont à encourager, ils sont à féliciter. C’est patriotique ! C’est républicain ! On sait qu’ils ont la mort dans l’âme, on sait qu’ils souffrent dans leur chair, parce qu’ils ont souffert des impérities de l’organisateur, la CENI en l’occurrence. Oui, c’est l’autre enseignement qui s’impose au bout du rouleau, la CENI, cette CENI dans la configuration qui est sienne, est à gommer, est à hachurer, est à proscrire, pour faire place à une qui soit technique, quitte à la faire surplomber d’une administration électorale, pourvu qu’on sorte de ce dilettantisme, de cette navigation à vue, qui reviennent à chaque nouvelle élection. Traiter de cette question et y trouver solution sans tarder, n’est point un luxe, mais plutôt une nécessité de programme, et une interpellation pour la classe politique toute entière. Plus loin, l’autre bénéfice à tirer de ce processus qui s’est clôturé via l’arrêt de la cour constitutionnelle insusceptible de recours, un arrêt sans pitié pour des requêtes bâties de bric et de broc, et qui ont été pliées sans coup férir comme des roseaux, c’est la décantation du microcosme politique guinéenne, intervenue, au gré d’alliances et de mésalliances empreintes du sceau de l’étrangeté, mais réal politique oblige et celui d’un désamour qui est allé crescendo, au risque de mettre en péril des carrières politiques, vouées finalement à un sort peu enviable. Hélas ! Au-delà, c’est le revers de la médaille des longs tiraillements aux termes desquels cette élection et celle qui l’a précédée, les législatives je veux nommer, ont été possibles, c’est l’infernal cycle électoral ininterrompu auquel le pays sera soumis, avec tout ce que cela comporte de gymnastique et de branle-le bas de combat, à même d’écornifler le processus de développement, qui s’en trouvera à chaque fois, mis à mal. A cet autre enseignement, il faut s’y pencher ! Pour le reste, il est à féliciter le vainqueur et ses soutiens, à lui les défis de la confiance et de la charge. A lui de les relever et d’entrer dans l’histoire ! Le boulevard lui est grand ouvert !

 

 

 

 

 

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